vivre sans travailler(au sens activité professionnelle rémunérée), qu'en pensez vous?

Bonjour, je souhaiterais savoir quelle est votre opinion par rapport aux personnes qui ne trouvant pas de profession en adéquation avec leurs valeurs et compétences, décident de ne pas exercer d 'activité rémunérée pour se consacrer à leurs centres d 'interet , leurs proches, ainsi qu'à  diverses activités utiles à la collectivité( engagement associatif, politique , services rendus à des voisins etc  )

Est ce à vos yeux un choix répréhensible consistant à bénéficier de la solidarité nationale sans y contribuer , ou est ce une autre manière respectable de vivre et de répondre aux besoins individuels et collectifs , remettant en cause l'hégémonie du travail tel qu'il est appréhendé par les représentations sociales dominantes?

Dans cette perspective, quelle est votre point de vue par rapport à l'instauration d 'un revenu de base minimum?

je pense qu'il s 'agit d 'un débat intéressant et j'aimerais donc que vous y apportiez votre contribution

Vues : 273

Y répondre

Réponses à cette discussion

Je comprends, mais sacrifier des vies humaines, c'est quelque chose qui me rebute, un prix à payer certainement, le prix de l'inconfort, de la peur, de la misère, devoir persévérer en dépit de circonstances défavorables, parfois avoir faim, froid ...mais mourir, quand même ... 

J'ai encore découvert des initiatives enrichissantes aujourd'hui notamment dans les articles de Vincent Ligey dont parlait Savouret Emmanuel plus haut et aussi par le biais d'une asbl belge : quinoa : http://www.quinoa.be/formations-animations/animation-pedagogiques/r... ...

Il y a des gens qui sont prêts à lancer des actions "radicales" et à se coaliser à répandre ces techniques, pour moi c'est une voie à prendre en compte sérieusement. 

Le problème c'est qu'on croit à des règles universelles qui n'en sont plus dès lors qu'on cesse d'y croire, c'est quand même notre cerveau, notre vision du monde qui fabrique notre réalité ... 

On a juste à être nombreux à partager le même projet ... 

C'est ce qui marche avec les puissants de ce monde ... 

Aberkane a comparé la guerre à un parasite vachement intelligent qui nous arnaque tous, la guerre vue comme un organisme vivant est toujours gagnante :elle tue, elle fait deux perdants. Si on utilisait les capacités mises en oeuvre pour détruire, pour construire à la place, ce qu'on pourrait faire résoudrait la plupart des problèmes les plus urgents qui affectent l'humanité. Aberkane, la guerre à la guerre, voir à partir de 6m15 

En attendant de revenir plus tard faire une réponse plus argumentée à ta thèse et te poser certaines questions, je tiens à dire qu'on voit que tu cherches à comprendre des aspects du monde qui t'échappent parce qu'ils te paraissent ambiguës voire contradictoires. Je t'encourage à persévérer car c'est une sage démarche.  

Par contre, attention au sentimentalisme qui peut être une entrave à prendre en compte et à saisir plusieurs éléments pour tirer une analyse complète et efficace de situations et autres événements. 

 

 

Tu m'as cerné, je suis quelqu'un d'émotif et c'est vrai que ce n'est pas évident d'en faire abstraction dans le raisonnement, mais qu'en effet cela dessert parfois la réflexion. 

Reste à trouver parfois le détachement nécessaire, sauf que je n'arrive pas toujours à me convaincre d'y aller "à fond" car j'ai trop vu de gens devenir cyniques à force d'oublier qu'on parle de vies humaines ... 

Je suis heureux que tu en aies au moins conscience même si tu ne parviens pas encore à le gérer.

A présent, s'agissant du caractère injustifié selon toi de la violence pour défendre l'équité contre l'iniquité :

1/ quelles sont tes références en matière d'événements passés et récents ? 

et,

2/ as-tu réellement sondé les moindres recoins de ces dits événements pour affirmer qu'ils ne contiennent pas de morts ou, si morts ils ont, que des vies humaines pouvaient forcément être épargnées tout en réglant le(les) conflit(s) ?

Désolée de n'être pas revenue plus tôt ... 

Qu'entends-tu par "mes références en matière d'évènements passés et récents" ? 

Je connais l'histoire comme tout le monde, je sais que bien des révolutions se sont faites dans le sang, et que d'autres ont d'abord tenté la non violence, pour en finir par de la violence car le pouvoir en place les y contraignait ...

Je pense que jusqu'ici, quand un peuple se lève pour réclamer des changements majeurs qu'ils veulent voir rapidement arriver, c'est difficile d'éviter les armes.

Par contre, les islandais ont mis dehors leur gouvernement et réécrit leur constitution, sans pertes de vies humaines il me semble ...

Si chacun se mettait à boycotter les grandes entreprises qui nous polluent des changements seraient inéluctables et sans armes... les autorités ne pourront pas contraindre les citoyens à aller faire leurs courses au supermarché si ils préfèrent le lien direct avec le producteur local ...

Pareil pour l'éducation, si de plus en plus de parents s'impliquent dans les écoles, si les profs acceptent d'évoluer, si des enfants sont en instruction en famille ... là aussi le système finira par changer ... mais tout cela doit se faire plus ou moins lentement pour éviter les armes ...

Il y a des années j'ai visité un commissariat de police et le policier nous expliquait qu'en Belgique on avait voulu fusionner la police et la gendarmerie en beaucoup moins d'années que dans d'autres pays, je crois que les plus malins avaient mis 10 ans à le faire étape par étape et qu'ici ils avaient voulu tout boucler en 2 ans ... et bien c'était vachement dur à gérer ... Je pense que les mentalités peuvent aller dans un meilleur sens, mais il ne faut pas vouloir presser le pas ...sinon on ne peut pas éviter les affrontements violents qui au final sont inutiles et contre productifs, car après, il faut réconcilier les belligérants autour d'un projet commun ... mais si y'a eu des morts, il doit y avoir du pardon, et qui peut facilement pardonner et travailler avec celui qui a tué votre enfant, mari, frère, mère, père ... ?  

Au sujet des références quant à l'expression de la non-violence, souvent sont pris en exemple Gandhi, Martin Luther King et Mandela. Or, avant, pendant et après qu'ils n'aient prôné la non-violence, la violence - avec son lot de morts - était à l'oeuvre contre eux mais également, dans leurs propres rangs. Aussi, je me suis dit que peut-être tu avais en tête d'autres personnalités ou faits ayant abouti sans qu'il n'y ait eu de morts.

Tu cites l'exemple de l'Island qui sous certains aspects est intéressant. Toutefois, attention, les choses ne se sont pas exactement déroulées tel les islandais le souhaitaient. 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Islande-chronique-d-une-revol...

Sinon, pour tout le reste, je suis d'accord avec toi, en particulier sur le fait qu'il vaut mieux essayer de faire sans violence. Qu'également les citoyens (dont parents d'élèves) devraient davantage s'impliquer dans la politique dite sociale. Par contre, pour ma part, je demeure prudent en ce sens que chez ceux qui nous gouvernent - et qui travaillent pas tant pour le peuple sinon pour les puissants, chose que tout le monde sait - il n'existe aucune ambiguïté. La règle pas forcément énoncée par eux mais qu'ils nous font prendre connaissance par des moyens détournés est : ''Qu'importe vos préférences pour la justice, l'équité et tout ce que vous imaginez. Il n'y a qu'un seul ordre, celui établi par une poignée de gens qui décident pour vous et vous n'avez d'autres choix que de vous y faire; point final !''.     

Je suis d'accord avec vous. 

RSS

© 2017   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation