La discussion est FERMEE

c'était :

""""Une filière,

depuis la laine (récupération et ou production),

en passant par le lavage, le cardage, le filage

puis la transformation et la vente ....

ça tente quelques un(e)s? pour réfléchir, pour créer, pour investir...

caroline

ps : attention les messages les plus récents sont à la fin... """"

Discussion FERMEE...

les échanges sur le sujet ont eu lieu entre 2012 et 2013... plus aucune intervention depuis octobre 2013.

La vie est mouvement et je me concentre sur une autre activité.

Les échanges ont été riches et sont plein d'informations qui seront précieuses pour celui que le sujet intéresse.

C'est pour cela que je mets le fichier texte, en pièce jointe, de l'ensemble du fil de la discussion pour permettre une lecture facilitée.

Si quelqu'un souhaite en faire une synthèse, pour lui même et la partager avec le groupe, envoyer moi un message et je l'intégrerai.

Si le sujet de discussion revient d'actualité pour le groupe je pourrai l'ouvrir à nouveau.

L'idée étant de mettre de la lisibilité et de la clarté dans les sujets pour le nouvel arrivant et pour nous tous.

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Pièces jointes :

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Réponses à cette discussion

pourquoi me méfier de personnes adorables qui m'ont généreusement offert leur laine et ont envie d'apprendre eux aussi à l'utiliser?

et oui ce sont de "vrais" éleveurs d'avranchins

J'arrive sur ce forum car je viens de le trouver en cherchant sur Google "Filière laine Basse Normandie".  Pourquoi ? Parce qu'après 30 ans en semi-campagne, avec un petit espace, j'envisage une transhumance vers Bayeux pour vivre de la terre. Ma passion: la laine et les moutons. Pourquoi ne pas en vivre ? Mais élever des moutons ne veut pas dire qu'on peut en vivre, surtout si on choisit la voie laine plutôt que viande ou fromages... Si j'ai la surface qui va bien, avant d'acheter brebis et bélier et les laisser batifoler, je souhaite évaluer le potentiel de transformation de la laine dans le secteur de Bayeux/Isigny; matelassiers ? filatures, transformation en matériau isolant ? Quelqu'un aurait-il une piste ? J'ai trouvé des matelassiers/tapissiers intéressés, mais en Mayenne. Donc, peu réaliste, et en tout cas moins cohérent du point de vue écologique !

salut

le potentiel "laine" sera celui que tu sauras créer ... puisque des personnes qui valorisent la laine sont hyper rares.

le + important sera quel type de produit tu veux créer et - par voie de conséquence - la race de brebis que tu choisiras.

A+

Patrick

Fana de laines à tricoter et de matelas et couettes en laine, j'imagine que les races à choisir porteront des toisons à longues fibres. Peut-être donc pas Avranchin ou Ouessant. Mérinos ? Autres ? la région où je compte m'installer serait près du parc des marais du Bessin, donc plutôt humide, avec des pairie inondables. Une suggestion ?

certainement du mérinos qui est sujet au piétin dans les zones. Mérinos vient d'Espagne !

je pense qu'il te faut choisir entre la laine à tricoter et la laine à matelas : pas la même qualité.

Bonjour Bree

Pour les matelas ou les couettes, il ne faut pas spécialement une fibre longue, mais une fibre gonflante. Les moutons locaux conviennent bien en général. Si tu te diriges vers Bayeux, les races locales sont le Roussin de la Hague ou l'Avranchin ou le Cotentin, ils conviennent tous bien. Un peu plus loin tu as la Rouge de l'Ouest ou la Bleue du Maine, très bien aussi. Tu as aussi d'autres races comme la Texel, l'Ile de France, la Suffolk par exemple.

Catherine Guillot qui a un élevage de Rouges de l'Ouest en bio au Grez fabrique des couettes. Tu peux lui demander conseil.

Pour la laine à tricoter, c'est plus compliqué en France : au fil des siècles, les éleveurs ont privilégié la viande ou le lait au détriment de la laine. Donc on ne trouve plus de fibres qui ne "piquent" pas, sauf exceptions. Récemment des éleveurs comme Pat ont fait des efforts pour valoriser la laine et sélectionner les bêtes pour "adoucir" la laine.

La laine la plus prisée est le mérinos, car la plus douce. Pat t'a déjà expliqué ce qu'il en est dans les régions humides. Après tu as les races anglaises, car les anglais ont continué à privilégier la laine: Wensleydale ou Blueface Leicester, mais c'est une expédition compliquée d'introduire ces races en Europe, mais Florence Georges de Belgique ou Fleece du Luxembourg en ont introduit.

Près de Domfront tu as Diane qui a un troupeau d'Ouessants et a sélectionné ses bêtes pour obtenir une laine douce http://spinningshepherd.blogspot.fr/

La complication après est la transformation : lavage, cardage, filage. Pat pourra t'en dire plus puisqu'il fait transformer ses toisons.

Tu peux faire ces opérations toi-même, avec une cardeuse et un rouet, mais il faudrait travailler à la vitesse super sonique pour pouvoir en vivre.

Si tu es ouverte à d'autres animaux, pour avoir une belle laine de qualité, tu as les chèvres mohair, les alpagas ou les lapins angora.

Bonne recherche!

Bonjour Marie Claire,

Les choses évoluent : mardi j'aurai un jeune bélier wensleydale !!! Rien qu'à moi ;-) çà pourrait faire de la belle laine sur les avranchines en 100% race de l'ouest, voir méga ouest :-) !

A+

Patrick

Ca c'est une nouvelle géniale! J'attends déjà l'an prochain pour les naissances!

Mille mercis de toutes vos réponses, j'ai manqué de temps ces derniers jours (travail harassant en ces jours de rentrée, je travaille à l'Education nationale...).

Pour ce qui est du choix des races, je vais suivre vos avis, et tenter d'en savoir plus au prochain salon de l'agriculture. Pour la transformation, effectivement, là est le problème. J'ai été très surprise de découvrir le prix d'achat d'une toison non tranformée par un matelassier: 0,5 euros... Vous confirmez ? Pour avoir passé toute mon enfance au pays de Galles, les éleveurs que je connaissais vivaient bien de la vente de la laine de leurs moutons. Le prix a-t-il chuté tant que çà ?

Sinon, existe-t-il une filière de transformation de la laine près de Bayeux/Isigny ? Ou en Basse Normandie plus généralement ? Je pense me décider pour une installation en septembre 2014, donc encore un an pour faire une "étude de marché", si on peut parler ainsi d'un débouché agricole... Il est vrai que dans ma future région, les vaches laitières ont plus la cote que les moutons à laine !

Je me connecte tous les 2-3 jours, donc merci des réponses que vous aurez la gentillesse de m'apporter.

Bonjour Bree

Au pays de Galles, il y a des moutons à laine de qualité, la filière n'est sans doute pas la même que pour les moutons à laine grossière élevés pour la viande ou le lait.

De plus effectivement, les prix ont énormément chuté. Je ne me souviens plus exactement des raisons,  elles sont sans doute liées entre autres aux fermetures progressives des filatures en Europe, mais il y a certainement d'autres raisons. 

J'ai entendu dire que les troupeaux de mérinos en Australie et Nouvelle Zéélande ont énormément baissé et depuis les cours ont remonté, mais je n'ai pas vérifié l'info

Il y a 5 ans, le marchand de laine prenait le kg effectivement 50cts à notre tondeur. L'an dernier je crois que c'était un peu plus, mais ne me souviens plus exactement, pas plus d'un euro en tout cas

Tu peux avoir des renseignements plus rigoureux par Thérèse de l'association "ATELIER"

http://atelier.laine.pagesperso-orange.fr/

ou par Ygaelle en Belgique qui fait un travail d'info et de recensement

http://www.laines.be/

La transformation de laine la plus proche de Bayeux que je connaisse en France est le nouveau mini mill dans le Nord

http://laines.be/bottin-de-la-laine/article/filature-de-la-vallee-d...

Mais plus près de Bayeux serait l'Angleterre, là je ne connais pas. Si tu as vécu au pays de Galles, tu devrais t'y retrouver avec la langue et trouver les entreprises de transformation! Thérèse de l'Atelier connaît peut-être des adresses, elle s'occupe de toute l'Europe.

Bonne recherche

Merci à Marie-Claire la bien nommée (?). Revenant toujours à nos moutons, le problème, comme tu le sais mieux que moi, est la logistique par rapport aux rentrée attendues. Frais de tonte // prix d'achat d'une toison ?

Frais de transport + transformation en nappe ou fil // prix de vente du produit transformé par le bouche à oreille ?

Si j'ajoute un voyage vers l'Angleterre, il vaut mieux que je garde une activité salariée, aussi déprimante soit-elle ! Même si j'ai peu de besoins, j'imagine qu'il me faut un revenu de base pour les moutons, vétérinaire, nourriture l'hiver, entretien des clôtures, etc.

D'un autre côté, lorsque je constate le prix de la laine "assez rustique" vendue en écheveau avec étiquetage artisanal et hors "commerce classique"  à 10 € les 100 g, soit 100 € le kilo, je cherche où je peux me situer pour vivoter de l'élevage de moutons à laine... Et je n'ai pas encore pris en compte la teinture éventuelle, même végétale, qui n'est pas totalement gratuite.

Je vois donc que mon projet reste à mûrir, entre mon seuil minimal de revenus de survie et la qualité de vie si l'on vit "de la terre" en Normandie.

J'ai entendu les voisins parler d'autres revenus, tels que la vente des œufs des (futures) poules, la vente d'un agneau de temps à autre (ce à quoi je me refuse pour l'instant), les légumes bio (mais sans Ecocert trop coûteux sur les marchés locaux) , etc

Encore une autre option: me rapprocher d'autres éleveurs d'ovins du coin, éleveurs de race lainière, et mutualiser notre production pour transformation vers une filière qui reste à identifier, pas trop éloignée pour limiter les frais de carburant et les besoins en véhicule utilitaire. Je creuse, je creuse...

Merci à nouveau de tes vraiment très précieux conseils, avis, informations, qui m'aident beaucoup dans ma réflexion.

Il n'y a pas d'onglet répondre sous ton message, j'espère que ma réponse se verra

Je te conseille vivement de contacter d'autres éleveurs/transformateurs pour te faire une idée plus concrète.

Je fréquente pas mal ces milieux et à ma connaissance il n'y a pas grand monde qui vit confortablement de ce travail, j'entends plus que les gens galèrent. Même les éleveurs de chèvres laitières.

La personne qui vend 100g d'écheveau filé main, rustique ou pas, va se faire écharpiller par les collègues fileuses qui ont créé un statut. Pour filer et retordre 100g avec une laine facile, il faut au minimum 7h et je ne parle pas du lavage, du cardage ni de la gestion des stocks. Si c'est filé industriellement, la donne est un peu différente.

Dans ce que j'entends, le plus lourd n'est ni la logistique, ni les frais de traitement, mais les charges.

Diversifier la production semble être une bonne idée. Là aussi, rien ne vaut les échanges avec d'autres qui font cette expérience.

Mutualiser le travail est aussi une bonne idée. Reste à trouver des personnes dans le voisinage. Je ne connais pas dans la région de Bayeux; Il me semble qu'il y a des éleveurs qui transforment dans la Manche sans être sûre. L'élevage de chèvres mohair est plus répandu et ils s'organisent. Il y en a dans la Manche, dans l'Orne et sans doute aussi dans le Calvados.

J'ai bien l'impression que si tu ne fais pas le choix d'envoyer des bêtes à l'abattoir pour la viande, c'est mission impossible pour en vivre.

Bon courage!

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