Je trouve la vidéo américaine postée sur ce groupe particulièrement culpabilisante et du coup très peu susceptible d'atteindre son but, je vous propose plutôt d'en découvrir plus sur l'histoire de cette habitude alimentaire :


Il me semble qu'après cette vidéo, et surtout après la lecture du livre "mangeur de viande", on peut se déterminer en toute connaissance de cause : sommes nous dans les mêmes conditions que nos ancêtres ? avons nous encore besoin de manger de la viande ? Qu'est-ce que cela nous apporte sur le plan de notre relation avec nos semblables ?

Marylène Patou-Mathis met bien en évidence que l'animal consommé par l'homme peut être respecté sans être sacralisé.

Je vous demande de penser à tous les éleveurs qui exercent humainement leur métier et veillent au bien-être de leur cheptel, et qui sont tout aussi affligés que les végétariens militants par les pratiques des élevages industriels.

Bien cordialement.

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Réponses à cette discussion

Que signifie l'adjectif "humainement" quand il s'agit de tuer et comment s'arrange-t-on avec cet acte ?

Sommes-nous toujours des prédateurs ? Qu'est-ce que ça impllque ?

 

Peut-être qu'en vous inscrivant également dans le groupe de ce réseau sur les élevages familiaux, vous aurez des réponses.

Il doit y avoir là des personnes qui élèvent des animaux, qui les tuent et qui les mangent. (Si vous les abordez en leur disant qu'ils sont des prédateurs, pas sûr que l'échange va aller très loin...)

 

Je n'affirme rien, je posais une question, qui plus est, à vous ;-)

Vous voulez que je vous raconte comment on m'a appris à tuer humainement les poules, les canards, les lapins, dans ma jeunesse ?

Figurez-vous qu'on essaie de faire en sorte que l'agonie soit la moins longue possible, quant aux détails...mais il me semble que la discussion va tourner à la curiosité morbide.

Pour être plus précise, on ne "s'arrange pas avec cet acte", car on ne le considère pas autrement que comme un geste nécessaire.

J'ai entendu des végétariens déclarer qu'ils ne mangeraient plus que des animaux qu'ils tueraient eux-même. Moi, ça ne me manque pas de ne plus avoir à tuer d'animaux pour manger de la viande, mais je comprends bien ce qu'ils expriment là, et cela me parait sincère, comme intention.

Si vous pouviez cesser de me prêter des intentions que je n'ai pas, j'apprécierai assez. Je ne souhaite pas avoir de détails, j'ai déjà assisté au dépeçage d'animaux, je sais ce que c'est, merci ;-)

Si je demande ce que signifier "tuer humainement," c'est parce que la réponse semble dire que c'est acceptable (et ça l'est peut-être). Si c'est acceptable, ça doit l'être pour l'être humain également or, il me semble ça ne l'est pas. Voilà, c'est un fil que je déroule.

Je me demande également en quoi "tuer pour manger" est-il nécessaire dans notre société ?

C'est une question sans orientation, une simple question, inutile d'aller faire des hypothèses abracadabrantes me concernant. Ce n'est pas parce que j'ai pris la décision de ne plus consommer d'animaux que ma réflexion est terminée. J'écoute, je lis ce que les autres en disent et ça ne va pas plus loin.

La vidéo sur le carnisme a pour but de nous faire réfléchir, pas de nous culpabiliser.(on peut aussi se pourquoi elle a un effet "culpabilisateur" ?)

Le carnisme est le système invisible qui nous conditionne à manger certains animaux mais pas d’autres.

Le carnisme est la raison pour laquelle nous ne visualisons pas l'animal quand nous nous attablons devant  une assiette de bœuf, de poulet ou de porc.

C'est aussi la raison pour laquelle nous ne pouvons pas nous empêcher de visualiser l’animal quand on nous sert du chien, du cygne ou du cochon d’Inde.

Lorsque manger de la viande n’est pas nécessaire pour survivre, c’est un choix, et nos choix découlent toujours de nos croyances. Nous ne voyons pas la consommation de viande de la même façon que nous voyons le végétarisme- c’est-à-dire comme un choix basé sur les idées que nous avons sur nous-mêmes, sur notre monde et sur les animaux. Nous la voyons plutôt comme allant de soi, naturelle, car les choses sont ainsi faites. Nous mangeons les animaux sans y penser, car le système de croyance qui sous-tend ce comportement est invisible. C’est ce système de pensée invisible que j’appelle carnisme.

Les humains qui choisissent de manger des animaux sont des carnistes.

Si à la place de culpabilité, on utilise les mots conscience, responsabilité, ça change la perspective.

Quelle est la définition du "respect de l'animal ?"

 

Chère Natascha,

 

Vous permettrez, j'espère, qu'on ne s'approprie pas un terme inventé en 2001 par UNE personne, (Mélanie Joy) et qu'on n'appréhende pas la consommation de viande sous l'angle unique du résultat d'une croyance ou d'une pensée invisible.

 

Des personnes peuvent manger de la viande pour soutenir l'élevage d'une région qui leur est chère. C'est bien un acte conscient et militant, tout comme celui de s'abstenir de manger de la viande.

 

Il me semble que c'est important pour la communication et l'entente entre ceux qui mangent de la viande et ceux qui n'en mangent pas.

 

En ce qui me concerne, je préfère me souvenir plutôt des recommandations de Paul aux Romains au sujet de l'alimentation :

 

Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli.

 

Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute.


Rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure.

Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour.

 

 


carniste est celui qui choisit de manger de la viande

carnivore est l'animal qui a besoin de viande

c'est une différence de taille

Vous dites: "l'animal consommé par l'homme peut être respecté sans être sacralisé."

Je comprends quand même pas trop comment on peut respecter et tuer en même temps, et je ne parle pas des peuples comme les inuits qui n'ont pas le choix puisqu'il n'y a rien d'autre, je parle de nous, Occidentaux qui avons le choix.

Ensuite pourquoi cette couleur rouge?

En dernier lieu: pourquoi quittez-vous le groupe, ou plutôt pourquoi vous être fait membre pour le quitter aussitôt?

 

Marylène Patou-Mathis évoque notre part d'animalité mais, qu'est-ce que ça sous-entend ?

Il y a des animaux herbivores, alors, je saisis pas très bien ce qu'elle veut signifier.

 

Je trouverais dommage que les échanges se fassent sous l'angle du jugement et/ou de l'opposition entre les personnes.

 

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