La situation frise la catastrophe !

Dans une étude plus qu'alarmante, publiée le 10 Juillet par les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les chercheurs Gerardo Ceballos et Paul Ehrlich concluent qu'une sixième extinction de masse est en cours sur la Terre. Les différentes espèces de vertébrés reculent de manière considérable, à la fois en nombre d'animaux et en étendue.

Cette «défaunation » aurait des conséquences catastrophiques sur les écosystèmes. Et entraînerait de sérieux impacts écologiques, économiques et sociaux. «Cette extinction massive pourrait avoir de nombreuses conséquences sur le fonctionnement de l’écosystème et les services essentiels au maintien de la civilisation», indiquent les chercheurs. Pollinisation, l’assainissement de la qualité de l'air et de l'eau, stockage de CO2 : la faune est essentielle à notre survie.

Les scientifiques ont cherché à quantifier le déclin non plus du nombre d'espèces mais des populations, c'est à dire des groupes d'animaux sur un territoire. Pour ce faire, ils ont menés une étude sur la moitié des espèces de vertébrés connus et ont examinés l'évolution de 27'600 espèces de mammifères, reptiles, oiseaux et amphibiens terrestres, répartis sur cinq continents. En se concentrant sur 177 espèces de mammifères, les scientifiques ont constatés que plus de 40% ont perdu 80% de leur aire de répartition historique entre 1990 et 2015. Pour donner quelques exemples, la planète comptabilisait en 2016 plus que 35'ooo lions (-43% depuis 1993). En dix ans, la population d'orangs-outans a chuté de près de 25% (plus que 80'000 individus). Les girafes ont diminués de 115'000 spécimens à à 97'000 entre 19845 et 2015. La population des pangolins s'est tout simplement éteinte. La liste est malheureusement encore longue www.//www.iucnredlist.org/.tdg.ch

Les zones les plus touchées sont celles qui sont les plus riches en terme de faune comme l'Amazonie ou l'Asie du Sud-Est. Les causes de cet anéantissement biologique sont tristement connues : agriculture intensive, exploitation forestière, surexplotation des espèces (chasse et pêche), urbanisation, pollution... Mais cette extinction de masse est aussi due à la surpopulation humaine, liée à une une croissance démographique et de la surconsommation, en particulier chez dans les pays les plus riches. «Il ne reste qu'un court laps de temps pour agir, deux ou trois décennies maximum», soulignent les chercheurs.

Afin de limiter les extinctions, Gerardo Ceballos et Paul Ehrlich appellent à réduire la croissance de la population humaine et de sa consommation, à utiliser des technologies moins consommatrices, à freiner le commerce des espèces en voie de disparition et aider les pays en développement à maintenir leurs habitats naturels et leur biodiversité.

TDG

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Commentaire de JF@ le 12 juillet 2017 à 7:45
Commentaire de JF@ le 12 juillet 2017 à 7:40

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