L'établissement animalier marseillais dispose d'un matériel high-tech et la première banque de sang pour chiens de France !

Sa hernie discale a été repérée grâce au scanner flambant neuf de l'établissement. Une fois opéré, le jeune patient a été étendu sur des couvertures, bien confortablement, sous le regard attentif d'une dame en blouse bleue. "Maintenant, il ronfle, sourit celle-ci. Mais dès son réveil, quand il déglutira, je devrai l'extuber. Idem pour son petit copain, à côté." Le copain en question, un gros bébé d'une quarantaine de kilos, arbore une jolie collerette en plastique pour... ne pas avaler son cathéter. Vous l'aurez compris, Vidocq, bouledogue français, et son compagnon de chambrée Eros, cane corso, ne sont pas des patients ordinaires. Or, ils bénéficient dans cette clinique vétérinaire de la même attention portée à leurs "frères humains".

Ouverte il y a deux ans quelque part dans Marseille, cette adresse - que l'on ne citera pas, l'Ordre national des vétérinaires étant tatillon en matière de communication - est née avec un credo bien précis : tendre vers un marché d'excellence, en se dotant des outils nécessaires pour répondre à toutes les pathologies animales. Les services proposés ? Imagerie médicale, cancérologie, médecine interne, chirurgie, laboratoire d'analyses et centre d'hémodialyse, mais aussi spécialité Nac (nouveaux animaux de compagnie) et comportement animal. En fonction des cas, endoscopie, échographie et autre scanner y sont pratiqués. Et, bientôt, différents types de cancers pourront y être traités par radiothérapie (rayonnements ionisants) et curiethérapie (surtout pour les tumeurs sous-cutanées et récidivantes). Une source radioactive sera alors dispensée à l'animal, chien ou chat, dans un bunker contrôlé depuis juin dernier par l'Autorité de sûreté nucléaire. À titre d'information, pour un animal gardé ici trois jours et bénéficiant deux fois par jour d'un traitement radioactif, il en coûtera environ 800 euros.

Car un autre point fort de cette enseigne est d'accueillir 24h/24 ses petits pensionnaires. Chaque nuit, un vétérinaire et une auxiliaire spécialisée vétérinaire, tout en assurant les urgences, gardent un oeil sur Minou et Loulou, comme à l'hôpital, en leur apportant les soins nécessaires (une perfusion à changer, une injection toutes les quatre heures). À cet effet, les animaux disposent d'un chenil, d'une chatterie et même d'une "chambre" réservée aux Nac. Enfin - et c'est là aussi le sens de notre article -, la clinique a ouvert l'an dernier la première banque de sang en France pour chien. À ce jour, une trentaine de "donneurs", venus de tout Marseille, se prêtent ici à l'exercice pour tirer d'affaire les copains accidentés ou qui subissent un acte de chirurgie lourde. Dans ces cas-là, comme pour la médecine humaine, la transfusion de sang, de plasma ou de globules rouges est indispensable pour sauver des vies.

Et les chats dans tout ça ? La "demande" est plus faible. Peut-être parce que les vétérinaires ont plus de chance de voir débarquer un chien amoché de 30 kg qu'un pauvre chat de 4 kg passé sous une voiture.

Jullion

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Commentaire de JF@ le 19 janvier 2015 à 8:09

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