Avant d’évoquer quelques aspects de l’apiculture douce, il serait dommage de ne pas indiquer dans quelle perspective s’inscrit cette pratique.

 

Pour commencer, il n’est pas inutile de lever la confusion communément faite entre quantité et efficacité : les productions à échelle humaine ne seraient pas efficaces, lors que les grande le serait beaucoup plus…

 

L’efficacité :

L’agriculture produit aujourd’hui de grande quantité avec une inefficacité incroyable. A grand renfort de mécanisation et de chimie, elle mobilise une débauche de moyens matériels, consomme de l’énergie de manière pléthorique (1) et pollue et détruit de manière considérable.

On voit bien qu’utiliser de gros moyen n’implique pas vraiment d’être efficace, quand on s’y prend très mal…

 

Force et douceur:

Les démonstrations de forces à l’égard des autres et de la nature sont, dans ce cas, un avoeu d’incapacité à agir de manière appropriée.

Cette « force » est une grande faiblesse. Faiblesse de maitrise du sujet, faiblesse de maitrise de soi…

Se féliciter de recourir à la force est une grave erreur, encore couramment commise et trop peu souvent dénoncée.

Cette force non maitrisée, qui engendre des dégâts, aujourd’hui, gigantesques (2)

Loin d’être une faiblesse, comme cela est trop souvent sous-entendu pour ne pas à avoir à remettre en cause l’usage humain injustifié de la violence, la douceur est la force.

Elle permet de vivre de manière opportune en interaction avec les autres et la nature ; et, d’être autrement plus efficace !

 

Acquérir du métier :

Il n’u a pas de raison d’être agressif avec les abeilles, sinon de très mauvaises !

Cela suppose, sans doute, d’acquérir du savoir-faire, du métier.

Mais, cette perspective semble avoir échappé à notre précipitation, au court-circuitage de l’apprentissage, qui mène de la connaissance et l’action.

La seule action valable semble rester celle qui consiste à « faire du chiffre », en manipulant des moyens, des clients et les leviers d’une activité, dont le savoir-faire échappe…

Les abeilles sont, cependant moins manipulable que les êtres humains. Quand elles en ont marre, elles le font clairement savoir !

 

L’enfumage (3):

Pratique parfois trop lourdement utilisée an apiculture, elle a une mauvaise presse. Car, elle est couramment pratiquée dans le domaine social, toujours par manque de maitrise de son sujet...

Pour revenir aux abeilles, l’enfumage de la ruche laisse des traces !

Les miels récoltés sauvagement ont un goût prononcé de fumée, qui dénature celui du miel.

Pour chasser les abeilles au moment de la récolte, il y a des manières douces plus appropriées.

 

La tenue de protection :

Elle ne doit pas être un alibi pour procéder en force.

Il s’agit en effet d’être protégé au cas où une difficulté apparaitrait, pas de donner l’occasion de semer la panique dans le rucher, sans en subir trop les conséquences directes.

A partir du moment où les abeilles ont repéré un comportement hostile, l’intrus ne sera visé par les gardiennes qui ont pour tâche de le dissuader, de l’éloigner ou, s’il insiste vraiment lourdement, de le neutraliser.

 

Interagir avec les abeilles :

Malgré la domestication de leur habitat par les hommes, les abeilles, sympathiques et remarquables insectes, ont conservé tout leur caractère sauvage ! Pour débuter en apiculture, de bonnes bases sont indispensables ; elles permettent ensuite de progresser dans la pratique. L’apiculture est un art qui s’acquière dans la durée, en apprenant des abeilles elles-mêmes : en développant son sens de l’observation.

 

"Petit manuel d’apiculture douce en ruche Warré » Auteurs: Yves Robert et Aurélie Jeannette (photographie), éditions Terre Vivante dans la collection: Facile et Bio disponible début avril 2019.

http://www.youtube.com/watch?v=MzSEKLyLuUU

 

  • Pierre RABHI a montré qu’il faut 10 calories énergies pour produire 1 calorie alimentaire.
  • L’agriculture industrielle favorise la monoculture, ce qui entraîne l’appauvrissement de la biodiversité, la destruction d’écosystèmes naturels et complexes et la disparition des abeilles et autres insectes pollinisateurs, dont dépendent pourtant les deux tiers de nos cultures.

La mécanisation, l’agrandissement des parcelles et l'utilisation de produits phytosanitaires ont aussi changé le métier de paysan. Nous sommes passés d’une agriculture familiale à une agriculture industrielle monoculturale, dépendante des industries agrochimiques et nécessitant moins de main-d’œuvre (les agriculteurs ne représentent plus que 3,4 % de la population active française.)

Perte de biodiversité et de savoir-faire - https://www.greenpeace.fr/

  • Il peut être opportun d’utiliser l’enfumoir pour prévenir les abeilles et éventuellement les chasser.

Vues : 28

Commenter

Vous devez être membre de Colibris pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Colibris

© 2019   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation