La pénurie de beurre « ne va pas durer », a affirmé ce mardi matin le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert !

« Notre marché national se trouve en déficit de fourniture de beurre », a-t-il reconnu sur Sud Radio, expliquant que les rayons soient vides par « une baisse de la collecte (de lait) sur la période d'été, conjuguée à (une) demande très forte de pays étrangers ce qui a fait monter les prix ». Avec l’automne naissent les veaux, qui garantissent que la production de lait va naturellement augmenter. « Nous allons revenir sur une collecte beaucoup plus importante et donc je pense que les choses vont revenir progressivement dans l'ordre », veut croire le ministre.


Au marché, tendu par la baisse de la production laitière demandée par l’Union européenne, s’est ajoutée l’apparition de nouveaux clients, notamment la Chine et le Japon, et le regain d’intérêt pour le beurre des Etats-Unis. Sous l’effet de la pénurie, les cours mondiaux de la matière grasse ont flambé, passant de 2 500 euros la tonne au printemps 2016 à 7 000 euros cet été. En France, où l’on trouve parmi les plus gros consommateurs de beurre, la demande s’est accrue de 9000 tonnes entre 2012 et 2016.

Pour régler le bras de fer auquel se livrent industriels et grande distribution, Stéphane Travert veut saisir le médiateur des relations commerciales agricoles pour amener les deux parties à trouver un accord. Depuis que les prix flambent, les industriels refusent de livrer les magasins s’ils n’augmentent pas le tarif pour le consommateur, et misent sur les exportations.


Cet accord, « il va falloir le faire » mais « il n'y a pas d'ultimatum aujourd'hui », a prudemment conclu le ministre.

SLT

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Commentaire de JF@ le 25 octobre 2017 à 6:45
Commentaire de JF@ le 25 octobre 2017 à 6:38

JF@

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