BCE Banque centrale européenne

FED Banque centrale américaine


Article écrit par Cliquet sur AGORA VOX  le 16/11/2012

 

« La 1 ère salve a été tirée par Mario Draghi *  lorsqu'il a annoncé que la BCE allait racheter de la dette souveraine d'une façon illimitée, pour autant que les maturités de ces dettes soient inférieures à 3 ans. Aussitôt, tous ce que le monde "bien-pensant" compte en spécialistes de tous bords a applaudi devant un tel courage. Enfin, la BCE sortait de sa léthargie, et utilisait la "grosse bertha" si, si, j'ai entendu le terme, noyé dans les "bazooka" et autres substantifs martiaux. Bref, tout ça avait plutôt l'air d'une déclaration de guerre aux vilains marchés qui voulaient imposer des taux proches de l'usure à ces pauvres pays tellement endettés...

Et le pire, c'est que cela marche. Et là, ma parole, mais c'est à tomber à la renverse ! Sont-ils tous devenus inconscients ? Personne ne pose la question de savoir qui détient la dette des Etats ?

Car enfin, pour acheter quelque chose, encore faut-il que quelqu’un le possède. Et là, comme disait le regretté Coluche, "je vous le donne, Emile" eh bien, ce sont les mêmes qu'on baptise "marchés" quand ça peut arranger, mais qu'on désigne "banques ou fonds" entre gens du même monde.
Non, vous ne rêvez pas, Monsieur Mario s'engage à racheter sans limites les dettes "souveraines" que certains qualifient de "pourries" actuellement en possession des banques. Bien évidemment, les banques en question ne sauraient résister à un tel appel. Tenez, je vais vous donner un scoop : je suis persuadé que les banques vont racheter de plus en plus de dettes, rien que pour faire plaisir à Monsieur Mario en lui revendant aussitôt.

Un petit problème subsiste, car même s'il n'est pas convenable de parler d'argent entre gens du monde, il va bien falloir que quelqu'un paye. Devançant l'argument, Monsieur Mario nous tranquillise : cela se fera à périmètre monétaire constant. Autrement dit, on va imprimer des beaux billets tout neufs et on va détruire des vieux billets en quantité égale. Alors là, rien à dire, la combine est nickel... Sauf que, pour compenser l'argent qu'on va donner aux banques, il va bien falloir qu'on le retire de quelque part, et ça, c'est une question qui n'est pas abordée. On ne peut pas penser à tout. D'autant plus que la valeur intrinsèque de ces dettes qui, n'en doutons pas, seront rachetées à leur valeur nominale, ne représente pas le meilleur des placements. In fine, c'est encore une fois la "générosité" des contribuables qui sera sollicitée.

Le lendemain, c'est au tour du cousin Ben d'annoncer que la FED va racheter des créances immobilières pour 40 milliards de $ par mois, c'est-à-dire environ 500 milliards de $ par an. Comme il n'est pas spécifié de date de fin, on peut se demander s'il existe une limite dans le temps à l'exercice...

Dans les 2 cas, nous avons une curieuse similitude : faire acheter par des banques centrales des dettes plus ou moins (et plutôt plus que moins) frelatées. Cette opération aura pour seul et unique bénéficiaire le système bancaire. Mais, après tout, si tout le monde trouve cela normal... »

* Mario Draghi a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs. [Le 24 juin 2011, les chefs d'État et de gouvernement européens l’ont formellement nommé, lors d'un Conseil européen, à la présidence de la BCE. Il  succède à Jean-Claude Trichet le 1er novembre 2011[]. Son mandat, non renouvelable, doit s'achever le 1er novembre 2019 (il a le temps de faire du dégât en servant ses maîtres).

Nota JPB 1 : On entre chez Goldman Sachs comme chez les jésuites et à moins d’être viré ou de s’éveiller on reste ‘’jésuite’’ toute sa vie.

Nota JPB 2 : Comment des politiques français ou européens peuvent-ils laisser de telles pratiques se mettre en place (la nomination de Draghi et sa gestion au sein de la BCE), il y a plusieurs hypothèses possibles :

  1. Ils sont carrément c.. mais c’est incompatible avec les études qu’ils ont faites.
  2. Ils sont tellement formatés par leur savoir qui est gravé en eux comme les tables de la loi dans la pierre qu’ils sont incapables de voir clair et/ou de s’ouvrir à des approches nouvelles
  3. Leurs grandes capacités intellectuelles ne franchissent pas le niveau de la froide logique égoïste.
  4. Les hommes politiques sont généralement des nantis donc ils savent où sont leurs intérêts et ainsi leurs stratégies sont uniquement dans le court terme (notamment l’enrichissement rapide).
  5. Ils sont morts de trouille à l’idée de tenir tête aux puissants.
  6. Ils sont carrément complices d’un Nouvel Ordre Mondial au mépris de l’aspiration de ceux qui les ont mandatés.
  7. Le propre d’un homme politique (sauf exception ) est l’ambition qui primera sur tout le reste (tout le monde ne peut pas être un Jean Jaurès).

On peut penser d’une part que cette liste n’est pas exhaustive et d’autre part qu’en fait un homopoliticus est un mélange en quantité variable des points 2 à 7 et de biens d’autres.

 

Nota JPB 3 :Rappel important, chaque fois qu’un emprunt (particulier, entreprise, état) est contracté auprès d’une banque, celle-ci prête de l’argent qu’elle ne possède pas et qu’elle crée simplement en tapant sur un clavier d’ordinateur ; ce prêt virtuel est effacé quand la dette est remboursée mais avec un ‘’détail’’ important, l’emprunteur a remboursé avec des intérêts, on peut rétorquer que les intérêts n’on pas plus de réalité que le prêt mais on oublie ‘’un autre détail’’, les intérêts sont le résultat d’une force de travail qui se traduit par un bien matériel  tangible par exemple une maison et si l’emprunteur ne peut honorer le remboursement, le bien sera saisi au profit du préteur.
Dans le cas des dettes souveraines (des états)  par le biais de l’impôt, le travail de chacun sera plus ou moins ponctionné (il le sera d’autant plus que vos revenus seront modestes et accessibles, ce qui est le propre notamment des salariés) pour rembourser une dette qui n’existe que grâce aux magouilles des financiers et ceci à leur profit exclusif.

Il faut être convaincu que les dettes n’ont pas d’autre réalité que celle que le système veut bien leur donner et que ceux qui leur confèrent cette réalité sont ceux qui en profite. Ils en ont profité au moins deux fois, une première fois par un premier enrichissement qui a mis notre monde dans l’état où il est actuellement et une deuxième fois par les prêts qu’ils imposent pour redresser leurs incuries mafieuses et qui seront remboursés donc avec intérêts.
Pour sortir de ce système et oblitérer toutes les dettes il suffit de le décider tout simplement mais il est fort à parier que nos dirigeants, les décideurs,  n’y ont pas intérêt (on est forcément d’un coté de la barrière).
On peut également se poser une question : le prêt avec intérêt est-il normal ou naturel ? Il est bon de rappeler qu’il est proscrit pas les 3 religions du livre avec un détail l’église a fermé les yeux sur sa pratique en interdisant l’usure mais ou commence celle-ci ? D’ailleurs le Vatican possède une banque qui n’a rien à envier aux autres. Celui qui prête avec intérêt est un parasite qui veut profiter du travail des autres, qui veut se tourner les pouces pendant que d’autres triment pour assurer son bien être, cette vision des choses s’applique bien entendu également aux actionnaires et il n’y en a pas de petits sympas et de gros prédateurs mais il y a des actionnaires point barre.  

 

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