La saison 2017 s'est déroulée avec une météo dans l'ensemble favorable. Le facteur météorologique est doublement impactant: d'abord, en permettant ou non aux abeilles de vaquer à leur occupation favorite et ensuite en favorisant ou pas le développement et la floraison des plantes qu'elles butinent.

Le début de printemps a été un peu hésitant, avec un rafraichissement subit; puis, l'ensoleillement s'est installé. Les floraisons se sont précipitées en juin lors des épisodes successifs de canicule.
Dans cet épisode où les floraisons se sont succédées rapidement et même chevauchées, il était extrêmement difficile d'essayer de suivre le rythme des préparations aux récoltes.
En Bourgogne du Sud, nous avons échappé à la sécheresse. Cependant, les principales floraisons étaient toutes terminée dés mi-juillet.
Pour prolonger la production de miel, j'ai déplacé des ruches au nord de la Bourgogne, auprès de champs de sarrasin chez Alain Ritte, agriculteur en conversion Bio. Le sarrasin n'est pas une céréale, c'est une plante annuelle à la floraison blanche abondante et durable, qui donne une graine dont on fait de la farine, à la saveur particulière.
Le miel de sarrasin a lui-même une saveur bien particulière, tout comme peu l'avoir le miel de châtaignier.

Les abeilles ont passé une bonne saison, avec une activité régulière et aucune période de stress. Il n'y a que l'apiculteur qui a connu du stress... Elles sont donc en bonne santé; mais, il faut rester vigilent et veiller à ne pas laisser trop de ruches dans un emplacement quand les floraisons dans le secteur baissent d'intensité.
Typiquement, l'été en plaine de Saône est peu favorable en termes de ressources pour les abeilles. C'est l'autre raison de mon déplacement de ruches près du sarrasin.

Suite à l'invasion par la pyrale du buis, tous les buis ont péris. Les marraines et parrains, qui sont venus à la journée portes ouvertes, ont pu apprécier l'ampleur des dégâts. C'est une ressource en moins pour les abeilles, particulièrement pour le rucher de la commune viticole de Mancey, où nous sous sommes rendus, qui au printemps prochain ne pourra plus compter sur la floraison des buis pour débuter la saison.

J'ai accumulé beaucoup de retard notamment concernant l'expédition des colis de miel, mais j'ai fini par le rattraper en fin de saison, car la préparation à l'hivernage s'est passée dans de bonnes conditions.
Les colonies étaient fortes et dotées de provisions et la météorologie est restée propice jusqu'à la mi octobre.

Je me sens toujours chanceux quand je passe une saison où il n'y a pas d'aléas climatiques forts, car ce fut la règle ces dernières années: printemps très très maussades et/ou sécheresses estivales. Cela nous a amener à rester en alerte permanente, près à prendre des options de conduite des colonies les mieux adaptées aux aléas, en observant notamment comment les colonies elles-même s'adaptent à la situation.
Cela suppose une grande disponibilité d'avril à juillet, ou mon emploi du temps se détermine au jour le jour, malgré toutes les prévisions que je peux bien vouloir faire...

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