Trois variantes de populations certes différentes, mais si proches. Dans les trois cas il s'agit de "Bousculés de la Vie", d'exclus de la société, pour la plupart subissant de plein fouet les difficultés des diverses civilisations.

Camps de Réfugiés. Les réfugiés sont d'abord les victimes innocentes de guerres toujours cruelles et que rien ne justifie; il s'agit, bien entendu, des plus pauvres et des plus défavorisés, ceux qui ont quelques ressources s'enfuient, bien normalement, au début des conflits; tant que les rivalités, si souvent injustes, révélatrices d'ambitions démesurées ou d'incompétences tragiques ne s'apaiseront pas, tant qu'un des protagonistes ne sera pas vainqueur par élimination ou écrasement de celui considéré comme ennemi, demeureront ces camps où séjournent , dans des conditions innommables, des femmes et des enfants, les hommes, quant à eux, étant pour la plupart embrigadés pour mener des combats à l'issue incertaine.

Bidonvilles. Il s'agit d'une véritable caste, dont il est presqu'impossible de sortir; les enfants nés dans les cabanes bâties de bric et de broc , qui survivent de façon insupportable, mais oh combien aléatoire, n'ont pratiquement aucune chance de le quitter. L'environnement socio-économique, familial, matériel, rien ne leur permet ni ne les prépare à une vie normale. Devenus adolescents, seuls s'offrent à eux la délinquance, la prostitution, la violence, au mieux les petits travaux pénibles, instables et, bien sûr , mal payés. Aucun espoir raisonnable d'amélioration ne peut rendre les conditions de survie moins pénibles.

S.D.F. Pitoyables déchets de nos civilisations dites avancées, nous préférons en général ne pas les voir, comme si nous avions honte de leur existence. La solitude, la misère psychologique, l'alcool, la violence sont les fléaux auxquels ils sont quotidiennement confrontés, et, malheureusement, habitués. Quelques mois de cette existence due souvent à des causes extérieures, déchirements familiaux, exclusion professionnelle, perte d'un habitat décent et il devient, là aussi, impossible d'en sortir. La spirale est enclenchée, qui les conduira à survivre dans la rue ou dans des foyers tenus par des associations admirables de dévouement mais disposant de trop peu de moyens pour effectuer un travail de réinsertion digne de ce nom. Ne reste alors, et ce n'est pas le plus facile, que le travail d'accompagnement vers la disparition, souvent dans des conditions violentes ou par la faute de maladies causées par l'alcool.

Faut-il pour autant se résigner ? Au contraire, il convient de se mobiliser, chacun à notre niveau, chacun de notre côté, pour aider l'autre, de toutes les façons possibles. Qui peut imaginer l'importance d'un sourire, d'une main tendue fraternellement, pour ces exclus ? En aucun cas, nous ne devons perdre courage ou motivation, le renoncement nous est interdit. Le résultat de nos efforts, aussi peu visible qu'il nous apparaisse, est toujours important pour celui qui reçoit.

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