Face à la colère des éleveurs, Rome pourrait légaliser l’abattage légal du canidé. Une première, alors que l’animal est strictement protégé dans le pays depuis une loi de 1971 !

Dans le Parc national des Abruzzes, au centre de l’Italie, la faune est omniprésente, jusque dans la vingtaine de communes nichées au cœur de ses vallées ou accrochées à ses flancs de montagne. Mais cette apparente harmonie cache une controverse vivace : celle entourant le loup, un animal qui a déchaîné les passions au sein de la réserve et continue de diviser le pays. Ici, le sujet est sur toutes les lèvres : le gouvernement pourrait légaliser l’abattage de certains de ces prédateurs afin de protéger les éleveurs. Une première, alors que l’animal est strictement protégé sur le territoire italien depuis une loi de 1971, après avoir été massivement chassé et empoisonné.

Cette dérogation fait partie d’un vaste plan de protection et de gestion de l’espèce élaboré par le ministère de l’environnement et des scientifiques qui doit prochainement être voté à Rome par la conférence Etat-régions. En un mois, son adoption a été repoussée à trois reprises sous la pression des associations, d’une partie de l’opinion publique, mais aussi d’une majorité de régions qui se désolidarisent du texte.

Entre 1 170 et 2 622 loups évoluent dans les Alpes mais surtout dans les Apennins, cette chaîne de montagnes qui traverse l’Italie du Nord au Sud. Contrairement à la France, où la gestion des 300 membres de l’espèce passe par des autorisations de tirs annuelles, la population de Canis lupus n’avait jusqu’alors jamais été inquiétée par Rome. Les associations écologistes hexagonales en faisaient même un modèle de cohabitation réussie. Le nouveau plan italien fait voler ce consensus en éclats. Car dans la Botte, comme ailleurs, s’affrontent deux visions du pastoralisme.

« Depuis 1971, nous cherchons à faire comprendre au public l’importance du loup pour l’écosystème et la régulation des forêts. Avec ce plan, nous retournons quarante ans en arrière », se désole Antonio Carrara, le président du Parc national des Abruzzes, Latium et Molise, de son nom complet.

Garric

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Commentaire de JF@ le 18 mars 2017 à 7:11
Commentaire de JF@ le 18 mars 2017 à 7:07

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