Ces derniers jours, le site inscrit au patrimoine de l’Unesco ne ressemble plus aux chutes qu’on a l’habitude d’observer !

Les chutes Victoria, où se jettent les eaux du fleuve Zambèze, s’étendent sur un couloir de 1 700 mètres et accueillent chaque année des millions de touristes au Zimbabwe et en Zambie qui viennent pour profiter de leur superbe vue. Hautes de 100 mètres, ces chutes, à cheval entre les deux pays, sont parmi les plus importantes au monde. Mais ces derniers jours, l’Afrique australe connaît une sécheresse sans précédent et les fameuses cascades du fleuve ne recouvrent plus vraiment les falaises du canyon.


Dans cette région d’Afrique australe, 45 millions de personnes seraient dans le besoin alimentaire. En cause, la sécheresse qui a fait baisser le niveau des eaux et empêché les bonnes récoltes. Au Zimbabwe et en Zambie, des coupures d’électricité se sont répétées dans certaines régions. Les deux pays dépendent en effet en grande partie de l’hydroélectricité des centrales du barrage Kariba, qui se situe sur le Zambèze. Or le débit y est à son plus bas niveau depuis 1995, selon la Zambezi River Authority.

Si le niveau d’eau des chutes baisse chaque année au cours de la saison sèche, les habitants et les autorités affirment qu’ils n’ont encore jamais observé les chutes dans cet état. "C’est la première fois que nous voyons ça", raconte à Reuters Dominic Nyambe, un vendeur de souvenirs installé à Livingstone, non loin du site. En temps normal, le débit d’eau est si puissant qu’on peut observer un nuage d’eau haut de 400 mètres s’élever au-dessus des chutes.

Depuis le début de l’année, le débit du site aurait été réduit de moitié, d’après le ministère de l’Environnement du Zimbabwe. Pour le président zambien, Edgar Lungu, cette sécheresse est le "rappel brutal de ce que le changement climatique fait à notre environnement". Lorsque le fleuve se réchauffe, 437 mètres cubes s’évaporeraient toutes les secondes. C’est pourquoi le président craint la disparition du site, l’un des plus attractifs de la région.

Mais les scientifiques sont plus prudents. Interrogé par l’agence Reuters, Harald Kling, hydrologue et expert du Zambèze, n’est pas aussi alarmiste. "Il est difficile de dire si cela est dû au réchauffement climatiques car les sécheresses ont toujours eu lieu", nuance-t-il. "Si elles venaient à devenir plus fréquentes, alors on pourrait commencer à établir un lien avec le changement climatique."

Guyenro

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Commentaire de JF@ le 14 décembre 2019 à 6:06
Commentaire de JF@ le 14 décembre 2019 à 6:05

JF@

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