Des ONG environnementales se sont alarmées samedi de la baisse importante des crédits de l'écologie (-7%) prévue dans le budget 2014, selon les premières orientations rendues publiques vendredi, même si cette diminution sera en partie compensée, selon le ministère, par les recettes de la nouvelle taxe poids lourds !

 

« L'écologie serait la grande sacrifiée, suivie de près par la forêt l'agriculture et l'alimentation, à -5,4% », a souligné Bruno Genty, président de France Nature Environnement, qui y voit une « déclaration politique extrêmement négative ». « L'écologie n'apparaît en rien comme une priorité dans ce budget 2014 », a également regretté Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot. Selon un rapport introductif aux discussions budgétaires rendu public vendredi, les crédits de paiement affectés aux missions dites non prioritaires baisseront en moyenne de 2,8%. Parmi celles-ci, la mission écologie connaîtrait l'une des baisses les plus importantes avec -7% (soit quelque 500 millions en moins en 2014 par rapport à une dotation de 7,6 milliards en 2013).

 

« 75% de cette baisse concerne les transports et est compensée par les recettes de la taxe poids lourds », a indiqué à l'AFP la ministre de l'Ecologie Delphine Batho. Cette nouvelle taxe doit entrer en vigueur en octobre et s'appliquer à tous les véhicules de plus de 3,5 tonnes circulant sur le réseau national non payant. « C'est un budget de redressement des comptes publics, je ne cache pas la difficulté que cela représente. Mais le ministère de l'Ecologie n'est ni mieux, ni moins bien traité que d'autres. En particulier, le budget de la biodiversité est intégralement préservé et on a fait en sorte que les suppressions d'emplois ne soient pas excessives pour maintenir la capacité d'action de l'Etat », a-t-elle ajouté. « Il y a un hiatus entre ce qui a été dit à la conférence environnementale (en 2012) et les actes politiques », a commenté Bruno Genty pour FNE. « Si cela se confirme dans les choix, on s'interroge très sérieusement sur l'intérêt de continuer à s'impliquer dans les instances du dialogue environnemental », a-t-il ajouté.

 

Pour la Fondation Hulot, il est par ailleurs « temps que le gouvernement dévoile ses intentions » en matière de fiscalité écologique, évoquée mais non chiffrée dans le rapport introductif.

 

AFP

 

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Commentaire de JF@ le 30 juin 2013 à 8:38

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