Le danger que représentent les produits chimiques contenus dans les emballages se précise toujours plus !

Bien que leur effet à long terme fasse encore débat, comme l'a reconnu dans le Tages-Anzeiger Konrad Grob, directeur du service de chromatographie en phase gazeuse du laboratoire cantonal zurichois. Une nouvelle étude publiée début juillet par la fondation Food Packaging Forum à Zurich va plus loin. Elle a relevé au moins 175 substances chimiques utilisées dans la fabrication d'emballages alimentaires. Et certaines sont liées à des maladies chroniques, ou des perturbations du système endocrinien. Comme le précise la chercheuse Jane Muncke, directrice de la fondation et une des trois auteures de l'étude, «les consommateurs n'en savent rien en règle générale. Mais il est évident que l'utilisation de tels produits dans des matériaux qui sont en contact avec des produits alimentaires n'est pas souhaitable». Bon nombre des substances décelées sont déjà reconnues comme extrêmement préoccupantes, voire dangereuses. Et la majorité figure dans la liste «Substitute It Now!» («Remplacez-les maintenant») de l'organisation non-gouvernementale britannique Chem Sec.

L'Union européenne et son Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont déjà commencé ce combat en faisant interdire le bisphénol A (BPA). Mais il reste encore beaucoup à faire. «Certaines substances sont déjà interdites pour les ordinateurs, les textiles et les colorants mais continuent d'être utilisées dans les emballages alimentaires», s'alarme Jane Muncke. Les conséquences pour la santé restent encore floues, ajoute Konrad Grob. «Nous sommes loin d'avoir des certitudes au sujet de la migration de ces produits depuis les emballages jusqu'aux aliments mais je suis persuadé que le danger pour la santé est sous-estimé. Et les petites doses que nous ingurgitons chaque jour s'accumulent», rappelle le directeur du service.

Cette incertitude ne pousse pas les autorités à agir dans l'immédiat, d'autant plus que le grand nombre de substances représente un travail de titan pour déterminer lesquelles sont dangereuses pour la santé. Au moins Konrad Grob reconnaît-il à l'étude de mettre au grand jour un sujet qui reste «absolument sous-évalué».

Newsnet

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Commentaire de JF@ le 30 juillet 2014 à 8:01

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