Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi l'installation de ruches d'abeilles en milieu urbain est en plein boom ?

Pourquoi, hors de la campagne et des espaces verts, de nombreuses collectivités optent pour ces petits insectes, qui, souvent à tort, en effraient plus d'un ? Car s'il est un phénomène qui tend à s'imposer au fil des mois, c'est bien celui-ci. Sur le toit de l'hôpital et de la mairie de Martigues, sur ceux des hôtels Sofitel Vieux-Port et Ibis Bonneveine à Marseille, mais également sur les hauteurs du Grand Palais de Paris, des ruches ont, depuis quelques mois, pris leurs quartiers. Pour certains, l'idée est simple, il s'agit de sensibiliser le grand public sur la disparition progressive des abeilles, une situation qui fragiliserait considérablement l'équilibre écologique et menace la pollinisation notamment des arbres fruitiers. Pour d'autres, récolter le fruit - et donc le miel - des ruches installées sur son toit, n'est peut-être qu'un argument commercial.

Mais alors, quid de la qualité du miel qui en est retiré ? Gare aux idées reçues. Selon Gérard Jourdan, apiculteur à Auriol et à l'origine de nombreuses installations sur Marseille, le miel issu des ruches déposées en ville est de bien meilleure qualité. Et, contrairement aux idées reçues, la balance n'est pas prête de s'inverser. "La différence est énorme. À la campagne, il y a énormément de mortalité des abeilles. Elles sont victimes des cultures intensives présentes autour d'elles et souffrent beaucoup", précise-t-il.

En ville, ces problèmes ne se posent pas. Et forcément, la qualité du miel s'en ressent. Le pollen butiné dans les espaces verts et les jardins privés urbains produit un miel plus riche au goût que dans certaines zones rurales. Et également en plus grande quantité car le rendement moyen d'une ruche est de 16 kilos par an en ville, contre 7 à la campagne. "La monoculture est un fléau pour les abeilles à la campagne, qui sont totalement dépendantes de la qualité de l'agriculture effectuée", ajoute Gérard Jourdan.

En réalité, elles sont victimes de l'utilisation croissante de pesticides censés pallier l'appauvrissement des sols. En ce sens, et de manière de plus en plus fréquente, nombreuses sont les structures urbaines qui décident de franchir le pas.

Desbuissons

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Commentaire de JF@ le 9 mars 2015 à 8:22

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