Sollicité pour communiquer le poème Fraternité que j'ai écrit en 2007 et exprimé lors du forum colibris, je viens le faire par ce billet. J'ai été surpris de constater que ce poème exprimé à un moment opportun au cours d'une réunion, avait souvent la vertu de modifier la tonalité de la réunion en incitant chacun à parler avec plus d'humanité. Vous pouvez tenter de le vérifier aussi ...

FRATERNITE

Amis, Frères Humains, permettez un instant,
Sans abus de ma part, prendre un peu de votre temps.
Quel est donc cet intrus, qui sans se présenter,
Se permet insolent, ici, nous bousculer ?

Pardon gentes personnes, pour de telles manières,
Je ne suis qu’un pauvre humain, là est ma seule matière.
J’ai besoin de partager, qu’importe la réprimande.
Dans quel monde sommes-nous, souvent je me demande :

Celui qui ouvre les yeux, ne peut les refermer,
Sans sentir au tréfonds, tout son être frissonner.
Enfants sacrifiés, Peuples encore affamés,
Et nous batifolons, les yeux quasi fermés,

La tête dans le guidon, brassant nos petites affaires.
Chacun est dans son monde, sans savoir trop quoi faire.
Il existe pourtant, partout sur la planète,
D’innombrables mutants, rarement à la fête,

Et qui portent à plein coeur, l’espoir d’un monde meilleur.
Le bien côtoie le mal, les joies mêlées aux pleurs :
Dualité partout, dualité toujours.
Est-il donc impossible que lors de prochains jours,

La sagesse l’emporte sur la folie du monde
Et, qu’enfin, de beaux fruits, l’Humanité féconde.
Dame Nature est là, qui nous a enfantés,
Maternelle Oasis, d’où l’homme s’est échappé.

Quinze milliards déjà, d’années se sont écoulées,
Depuis que le Big Bang, dit-on, a fulguré.
S’il fallait concentrer ce temps en une année,
L’homme aux dernières heures, sur deux pattes, s’est dressé.

Et l’Homme fut sublime, et l’homme est monstrueux.
Un cœur d’homme peut ainsi, osciller entre deux,
Sans être écartelé, oh sinistre inconscience,
Sans jamais un instant, insurger sa Conscience.

J’aime l’espèce humaine et je veux qu’elle survive.
S’il fallait en un mot, transcender nos dérives,
Fraternité, c’est sûr, aurait toutes nos faveurs,
Et donnerait au monde, enfin d’autres saveurs.

Chacun là où il est, chacun à sa façon,
Peut ainsi, doit ainsi, construire la maison,
Humanité nouvelle, elle pourrait s’appeler,
Et chacun abrité, elle devrait s’obliger.

Alors, pauvres humains, malgré toutes nos faiblesses,
Nous percevrions enfin, l’aurore de la sagesse.
Amis frères humains, il est temps d’achever
Ce rêve tout éveillé, que j’ai voulu partager.

Merci pour l’attention, pardon pour l’intrusion,
La fête (Maintenant) poursuivons, ensemble partageons.

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Commentaire de Mortier Jacques le 10 novembre 2009 à 22:17
Merci Mariskaia. Et à plus tard.
Commentaire de MARISKAIA le 9 novembre 2009 à 23:22
Merci pour le poème! Moi aussi j'ai parfois l'impression d'être l'intrus qui bouscule et finalement c'est pas si mal... "J'ai besoin de partager et qu'importe la réprimande!"... Je suis allé sur le lien "Regards du Sud" pour écouter la radio... extra! j'y retourne. A la prochaine!

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