Dans votre région, l'eau doit vraiment passer par d'excellents terroirs, car elle est ici pour les Provençaux une véritable boisson !

La formule lancée par la directrice du "centre d'information sur l'eau" est heureuse. Marillys Macé présentait hier à Marseille les résultats de la dernière enquête menée conjointement par son association et la TNS Sofres, au sujet de la perception qu'ont les Français de leur eau. Pour la première fois, cette année, l'enquête était déclinée par "grands quarts" dans le pays. Paca n'a donc pas pu être isolée, pour être associée avec Rhône-Alpes, l'Auvergne, le Languedoc-Roussillon et la Corse. Les enseignements sont pourtant révélateurs, une nouvelle fois, de la grande confiance accordée par les Provençaux à la qualité de leur eau par rapport au reste de la France. Excepté pour le prix, que les habitants de Paca considèrent trop élevé, tous les résultats sont positifs. 86 % sont satisfaits du service de la distribution de l'eau assurée par leur commune (la moyenne nationale est identique). 86 % (contre 80 %) disent avoir une confiance absolue en l'eau du robinet. Une eau que 75 % des Provençaux boivent chaque jour, contre 65 % des Français.

Le quart Sud-Est reconnaît davantage que les autres le travail sérieux mené par les agents de l'Agence régionale de la santé (ARS) pour contrôler de manière régulière et, souvent inopinée, la qualité de l'eau. Que ce soit au niveau du captage, de la station du traitement ou directement au robinet de votre domicile ! Treize millions de contrôles ont été menés l'année dernière dans le pays. En Paca, toujours l'an passé, "75 000 prélèvements ont été effectués par 96 agents pour s'attacher à contrôler entre 2 et 3 millions de paramètres", précise Hervé Terrien, adjoint à la mission santé environnement sur les domaines de l'eau et des espaces clos de l'ARS Paca. "Pourle contrôle de l'eau, on est passé en dix ans de l'analyse de 65 molécules à près de 600." Un degré d'exigence dans le contrôle expliquant en grande partie les résultats de l'enquête. Celle-ci parle encore de 78 % de "Sudistes" satisfaits par la qualité globale de l'eau du robinet, contre 74 % au niveau national. Les trois quarts des Provençaux trouvent qu'elle a un bon goût.

Seul le rapport à son prix est donc le gros point négatif soulevé. Paca et les autres régions de ce grand quart Sud-Est le jugent trop élevé. Dans le même temps, à l'image de la tendance nationale, l'enquête montre clairement que les Provençaux ne connaissent pas son prix. Ils estiment les 1 000 litres (le m³) à 5,80 €. Or, fin 2014, selon les derniers chiffres de l'Insee, le prix moyen du m³ était dans le pays à 3,54 €. La Société des Eaux de Marseille indique que le m³ était payé 3,33 € l'année dernière. Dans notre région, les dernières années, le prix moyen s'établissait à 3,38 €.

Depuis plusieurs dossiers réalisés à la fin des années 90 par plusieurs grands magazines, l'appellation est restée à la mode. "L'eau de Marseille serait la meilleure du pays !" Voire du Vieux-Continent ! L'exagération est souvent de mise autour du Vieux-Port, mais l'eau distribuée à Marseille fait vraiment référence. Il faut l'expliquer par son caractère naturel, venant tout droit des deux sources de la Durance et du Verdon. Et par la qualité des contrôles des trois centres de traitement de la ville gérés par la Société des Eaux, par délégation de MPM. Pour Catherine Argyriadis, directrice de l'exploitation de la Société des Eaux de Marseille Métropole, "l'eau qui arrive aux robinets de toute la ville est très proche par sa qualité à l'eau d'Évian". Elle précise : "Que ce soit au niveau de ses nutriments, de ses micro-éléments, elle ressemble à une véritable eau minérale car elle est très bien équilibrée et désinfectée dans les trois centres que possède la ville".

Dans l'eau du robinet qui arrive chaque jour aux domiciles des Marseillais, il y a, aussi, moins de nitrate qu'ailleurs. "C'est une eau qui n'a pas de vertus spécifiques, poursuit la responsable. Mais elle est tellement neutre à l'arrivée qu'elle correspond au goût du plus grand nombre de personnes." Pour les bébés, notamment, il ne serait donc plus obligatoire de porter les lourds packs d'eau en rentrant des courses. La solution pourrait passer directement par votre robinet. "Notre eau vient en grande partie de la Durance pour être d'excellente qualité, détaille Catherine Argyriadis. Mais elle arrive parfois avec des matières en suspension que nous devons supprimer pour la rendre la plus transparente possible. Nous le faisons en injectant du chlorure ferrique, un produit alimentaire qui est admis pour permettre de floculer, c'est-à-dire d'agglomérer, toutes les matières en suspension. Cela constitue la première étape de notre travail. Lors de la seconde, l'eau est filtrée par onze appareils différents dans notre plus grand centre de Sainte-Marthe, dont le bassin a une superficie totale de 450 000 m³. L'eau va ensuite passer dans le bassin pour être désinfectée grâce à l'ozone." Un gaz naturel dont l'action dans le traitement de l'eau constitue la dernière phase. Il va un peu plus agir contre les bactéries et virus pour améliorer à la fois la couleur, transparente, et la saveur de l'eau.

Angelica

Vues : 306

Les commentaires sont fermés pour ce billet

Commentaire de JF@ le 25 février 2015 à 7:16

© 2019   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation