§  Extrait du livre « Krishnamurti – Commentaires sur la vie tome 3 – 12. Il n’y a pas de penseur mais une pensée conditionnée » :
  Comment fonctionne la pensée ? Il y a la perception, le contact, la sensation et la pensée, qui est le produit de la mémoire, déclare ‘’ceci est une rose »’’. C’est la pensée qui crée le penseur, le processus de la pensée qui donne naissance au penseur. La pensée a lieu en premier et seulement après le penseur se manifeste-t-il. Ce n’est pas l’inverse. Si nous ne reconnaissons pas ce fait, nous allons de confusion en confusion. >>

§  Extraits du livre « Dialogues avec l'ange – Vendredi 10 nov. 1944 Entretien 86 » :
 La pensée est matière, pesante, chancelante, aveugle, qui attire vers le bas, serpent qui mord sa propre queue. Aussi son signe est-il la roue. La roue qui tourne sur elle-même, sans maître – machine ou chariot*.
Tournant autour d’elle-même, fumée terrestre qui ne s’élève pas, et l’âme chancelle et s’évanouit, elle erre, elle tourne, elle tourne sans arrêt.

Dans la main du « Pêcheur noir », l’hameçon. L’appât : les pensées humaines.
Ne l’avale pas, poisson, sinon ta bouche se déchire !
Le poisson meure et le « Pêcheur noir » sourit.
Son sac se remplit, son butin y est entassé.
La roue tourne, l’âme s’assombrit, le cœur se serre.

Adam chassé, - à la place de l’Enfance en Dieu – a reçu le savoir : la pensée.
La joie insouciante a été effacée.
La Co-naissance** n’a pu se poser. >>
 ….
* Dans le langage actuel, le messager dirait – robot ou programme informatique ou tout autre système qui tourne en boucle sans autre but réel que de fonctionner sans ‘’âme’’.
** La Co-naissance est l’union de l’homme matière avec ‘’ le ciel’’ et ainsi de cette double naissance l’Homme est ‘’sain(t)’’ (avec ou sans  ‘’t’’  à la fin comme il vous plaira).
….
- Comprendre ce qu’est véritablement la pensée est notre plus grand défi et ça urge. Nous avons la fausse conscience que nous sommes le penseur et que nous pensons mais l’activité cérébrale tourne en boucle (en rond) en s’alimentant de son contenu – la mémoire – et c’est cette activité purement matérielle, fonctionnant suivant des programmes élaborés par nos conditionnements innombrables – les nôtres et ceux de l’espèce (c’est le même processus) - qui crée le penseur par l’activité du penser ; le penseur et la pensée SONT UNE SEULE ET MEME CHOSE, penser que je pense est toujours penser et nous comptons sur cet outil qui fait des merveilles dans son domaine de compétence mais qui ne peut utiliser que ce qu’il connait – comme un magicien qui ne peut exhiber que le contenu de son chapeau – pour accéder à l’inconnu, pour créer quelque chose de nouveau (par exemple un nouveau monde ), cela ne peut pas marcher, c’est FOUTU D’AVANCE, les dés sont pipés. Aucun savoir ne peut nous sortit de là. Nous voulons créer un monde nouveau qui donc n’existe pas encore, qui nous est inconnu avec des recettes de cuisine, du vieux, de l’ancien puisés dans notre mémoire. Il n’y a qu’une solution : rejeter ce qui n’est pas pertinent. Je vais vous redonner un secret : nous sommes aidés ; de même que notre corps fait tout ce qu’il peut pour rester en bonne santé malgré tous nos écarts, la grande énergie-intelligence nous aide sans relâche, seulement la folle du logis qui prend toute la place dans nos caboches bloque les messages, bloque le réel.
Notre mémoire c‘est notre savoir, savoir c’est se rappeler, c’est puiser dans le contenu, c’est l’activité que nous appelons penser. Nous pouvons nous amuser à classer la pensée en beau, laid, immense, petit, bien, mal, noble, trivial, spirituel, concret etc. mais c’est toujours que de la pensée qui n’est pas pertinente pour tout ce qui n’est pas pragmatique, pouvoir, s’amuser, classer c’est penser ; quand nous sommes confronté à l’inconnu : comment créer un monde juste, simplement humain ? Nous  cherchons la réponse, le constat que le monde est moche, le désir de créer un monde nouveau, se poser la question : comment faire ? Chercher des recettes, demander de l’aide, se faire l’adepte d’une idéologie et que sais-je encore, tout cela c’est penser, c’est  une impasse.
Les premiers d’entres nous qui devraient être enseignés sur la juste place à réserver à la pensée sont les enfants mais qui va s’en charger, les éducateurs (parents et enseignants) voient-ils le bien fondé et l’urgence de le faire, savons-nous réellement que nous pensons, probablement NOUS pensons que nous pensons. Et ainsi va le monde depuis qu’il est, saturé d’idées jusqu’à la nausée.
Fraternellement.

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