Ce n’est qu’une question de temps, mais on y arrivera, petit à petit !

 

On fait de grands pas dans ce sens. Souvenez-vous : il n’y a pas si longtemps, une nouvelle concernant des rats paralysés qui marchaient à nouveau avait fait sensation. Cette fois, il s’agit d’un humain. La technique implique la stimulation de la colonne vertébrale. On utilise de l’électricité afin d’arriver à un résultat. Dustin Shillcox a eu un malheureux accident de voiture suite à l’explosion d’un pneu (il ne portait pas de ceinture de sécurité, par ailleurs). De nombreuses choses se sont guéries avec le temps, mais il devint évident après plusieurs mois qu’il resterait sur une chaise roulante : impossible de mouvoir la partie inférieure du corps.

 

Quand on est paralysé, le monde change : un escalier à prendre et vous ne pouvez plus continuer sans l’aide d’un ami. En 2011, Shillcox a lu que des chercheurs avaient réussi à faire se tenir debout quelqu’un de paralysé des membres inférieures, par stimulation électrique au niveau de la colonne vertébrale. Les plus choqués à l’époque de cette nouvelle furent les médecins, qui croyaient, après avoir tenté, que cela était impossible. Normalement, pour des personnes comme Shillcox, le diagnostic est sans appel. Perdre espoir n’était pas dans sa nature toutefois. On sait depuis les années 70 que l’on peut faire « trembler » les jambes de quelqu’un par une stimulation électrique directe. Ce que les chercheurs ont mis du temps à comprendre, c’était le problème de « sur-stimuler » les neurones. Cela sature le système pour la mise en mouvement.

 

En effet, les neurones de la colonne vertébrale ne font pas qu’interpréter le signal du cerveau, il y a une « boucle rétroactive » entre les deux organes pour la stabilité et la coordination. On a donc fini par diminuer la stimulation en servant de neurostimulations pour le contrôle de la douleur. On stimule à peine ce qu’il faut et l’organisme, « réveillé » fait le reste : c’est le principe. Shillcox a bénéficié de ce traitement innovant en février de cette année : des électrodes bien placées. En moins de temps qu’il n’a fallu pour dire « ouf », Shillcox se tenait seul debout. On a tenté de nombreuses configurations d’électrodes. Il existerait un seuil de tension pour activer sans « perdre le contrôle ». Le système à mettre au point va cependant demander de nombreux raffinements, dont statistique ! En effet, chaque patient va répondre différemment aux stimulations. Or, il faut prédire ces réactions, car on ne pourra pas accorder le même temps d’optimisation qu’on ne l’a fait pour le prototype. Il y a des millions de configurations d’électrodes. Par ailleurs, la réaction de la colonne vertébrale se modifie lors des stimulations (elle n’est pas passive).

 

Shillcox le sait : on n’arrivera pas au miracle du jour au lendemain, mais chaque reprise de contrôle sur le bas du corps est bonne à prendre et redonne confiance au patient. Il n’est pas seul à se battre.

 

http://spectrum.ieee.org/biomedical/devices/spinal-stimulation-gets...

 

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Commentaire de JF@ le 23 décembre 2013 à 8:35

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