Le jardin qui guérit pour les enfants réfugiés

Prendre soin de soi, de l'autre et de la terre. Et se reconstruire.

Voici pour les enfants abimés par les guerres et les douloureux déracinements, le cas intéressant du jardin mandala de BASE 8, conçu selon un design octogonal très approprié. Il s'agit d'un puissant jardin de guérison co-créé par le collectif des Vegetonomes (1) dans le camp de réfugiés de la Grande Synthe. Pour les personnes de plus en plus nombreuses qui s'intéressent à la permathérapie, nous nous trouvons ici devant un beau cas d'école pourrions-nous dire car tous les ingrédients de guérison sont réunis : prendre soin de soi, prendre soin de l'autre et prendre soin de la terre à partir d'un jardin pédagogique à vocation thérapeutique rendant possible la reconnexion à la vie pour ces enfants meurtris. Nous ne pouvons que saluer d'un grand coup de chapeau ces généreux jardiniers bénévoles du camp de la Grande Synthe provenant de Belgique, de France et du Luxembourg, au service des familles comptant parmi les démunies que nous ayons pu connaitre sur notre sol ces derniers temps.

Selon le site news.vice.com (2), on apprend que jusqu'au début du mois de mars de cette année, le «camp de Grande-Synthe» faisait référence à un marécage glacial planté de tentes et d'immondices, situé non loin du port de Dunkerque (nord de la France). Plusieurs milliers de migrants — des Kurdes pour la plupart — y vivaient depuis l'automne dernier dans des conditions extrêmement difficiles. On parlait d'un camp « pire » que celui de la « Jungle » de Calais. Fermé depuis mercredi 9 mars, ce camp insalubre a laissé place à un nouveau lieu d'accueil, fondé par Médecins Sans Frontières et géré par des associations, où les migrants de la zone se sont installés par centaines en l'espace de quelques jours, et dans le calme nous dit-on.

Ce dimanche matin du 13 mars, dans ce lieu baptisé « camp de la Linière », plus d'une centaine de bénévoles s'employaient à construire ce que certains appellent déjà un « anti-Calais ».

Premier camp humanitaire aux normes internationales en France

Aux abords du rond-point qui mène à ce camp, trois bénévoles, un foulard bleu noué autour du bras, filtrent les voitures à l'entrée de la « Linière ». Coincée entre l'autoroute A25 et une zone industrielle, cette friche de 5 hectares est en travaux depuis près de deux mois.

On y stockait autrefois du lin, qui servait au tissage des vêtements. On y loge désormais plus d'un millier de personnes, dont de nombreuses familles kurdes ayant fui l'Irak et la Syrie. Dans les baraquements en bois construits par l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF), ces migrants bénéficient d'un chauffage et dorment à même le sol, un confort certes rudimentaire, mais à des années-lumière des tentes de camping humides et rafistolées où ils dormaient depuis plusieurs mois. Sur la page du groupe des Vegetonomes, on apprend que le premier atelier de plantation a eu lieu ce dimanche après midi de Pentecôte avec un énorme enthousiasme des enfants qui ont adoré cette nouvelle activité au camp de la linière de Grande Synthe. Après une petite formation par leur instituteur, Fulgence, et un goûter, ils ont planté, entre autre, tomates, courgettes, poivrons, carottes, radis, des aromatiques, des fraisiers et des framboisiers... Puis les volontaires ont préparé avec les enfants de nouvelles semences pour les prochains potagers prévus fin juin. Il faut souligner également que c'est la la mairie de Grande Synthe qui a fourni généreusement la terre et le compost pour rendre cette opération possible.

Imaginez maintenant si on diffusait partout les pratiques de la permaculture et des soins holistiques par une pédagogie appropriée rendue accessible à tous ce que nous pourrions gagner pour notre humanité !

En on parle bien sûr au sein du groupe Permathérapie France (3).

À vous lire,

Bien amicalement

François Rouillay

(1) - Pour rejoindre le groupe facebook des Vegetonomes, cliquer sur le LIEN ICI.

(2) - Pour prendre connaissance de l'article de Vice News, cliquer sur le LIEN ICI.

(3) - Pour accéder à la page du groupe facebook Permathérapie France, cliquer sur le LIEN ICI.

Vues : 614

Commenter

Vous devez être membre de Colibris pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Colibris

Commentaire de François Rouillay le 4 juillet 2016 à 11:39

Si, si, Claudine, les jeunes filles sont aussi partie prenante du programme de jardinage du camp de la Linière à la Grande Synthe. Il n'y a pas de ségrégation. On le voit par exemple sur la photo d'intérieur, elles sont de dos, pendant la projection du cours dans la salle de classe, au premier rang. On les voit aussi sur les photos mises en ligne, sur la page du groupe facebook des Vegetonomes. Elles sont bien là, comme on peut s'en rendre compte avec l'image ci-dessous où elles arrivent avec les brouettes sur le lieu des plantations avec les petits frères qui se font porter.

Commentaire de Claudine Fournier le 1 juillet 2016 à 13:52

Ce serait sympa que les fillettes ne soient pas privées de cette guérison par le jardinage ! Seuls les garçons y prennent part. Les animateurs ont-ils une réflexion et une action possible par rapport à ce problème ?

© 2019   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation