POURQUOI  LE  MONDE  NE  CHANGE-T IL  PAS ? 

  •  Qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition. De Montaigne extrait des essais.
  • Quelqu’un a dit : L’homme est né dans un creux de vague et ne sait rien du vaste océan qui s’étend tout autour.
  • Quand nous réfléchissons, nos pensées enfermées dans un bocal ne font que rebondir comme est réfléchie une image sur un miroir qui ne peut renvoyer que ce qu’il voit.
  • A un certain niveau, le savoir, l’érudition, la culture, la tradition sont des obstacles à la compréhension de ce qui est.
  • De même que les musiciens ne sont pas dans le poste de radio qui émet de la musique, l’intelligence n’est pas dans le cerveau.
  • Tout ce que le cerveau est capable d’imaginer est possible.

 

 § La journée promet d’être douce et lumineuse. Notre système solaire est situé dans une région calme de la Voie Lactée, le soleil dispense avec mesure ses bienfaits à notre planète placée à bonne distance de sa fournaise. La terre est dans un équilibre autorégulé complexe et délicat permettant l’épanouissement de la vie dans une diversité extraordinaire des espèces. La nôtre serait en passe de tout chambouler.

Le monde actuel est sans conteste malade, déliquescent, peut-être mourant.

Une de ses caractéristiques est que certains mécanismes socio-économiques bien en place et verrouillés font que les richesses sont de plus en plus concentrées et par conséquent la pauvreté et la misère augmentent ostensiblement, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme.Une minorité s’est arrogée le droit d’accaparer ce qui devrait être gratuit et accessible à tous.

On ne mesure pas le bien-être à la quantité de richesses possédées mais dans le contexte actuel il faut un minimum pour vivre correctement. Quand une personne meurt de faim, on ne lui fait pas un grand discours sur la vie, on lui donne à manger et si on veut la mettre à l’abri on l’assiste (sans connotation péjorative), mais c’est un palliatif contre la pauvreté.

Ce qui ne va pas dans la façon de faire actuelle qui consiste à coller des rustines , c’est qu’espérer améliorer le monde en procédant pas des changements successifs jusqu’à un état satisfaisant est un leurre et une absurdité et de plus on accepte ainsi tacitement la situation telle qu’elle est. L’évolution du monde vers un futur meilleur est reportée toujours à plus tard.Néanmoins une des solutions simples aux disfonctionnements de notre société est évidemment le partage ; partage des richesses, du travail, du savoir etc. ...

La commence le problème car certains possédants veulent bien d’un monde meilleur (on a tous en tête l’image de personnalités aisées versant un petite larme sur la misère du monde) mais à condition de garder leurs acquis, leurs privilèges et de ne pas modifier leur vie agréable.

Il est à noter que la solution du partage n’est pas dans les discours politiques sinon sous une forme édulcorée, comme si ceux qui briguent des postes ont gros à perdre.

Alors, soit on prend de force les excédents et ce sera l’affrontement, la révolution,  la guerre  civile, avec leurs cortèges de violences, soit on augmente les richesses par la croissance, en admettant que se soit possible car elle a une limite et on finira par détruire notre environnement en le surexploitant. Encore faut-il que ces nouvelles richesses aillent vers ceux qui en ont besoin.

En tout cas le partage des richesses dans le cadre d’une saine et sage gestion devrait faciliter les autres formes de partages.

Le hic dans tout cela, c’est que toute mesure mise en place peut être supprimée autoritairement avec retour à la case départ et parfois une situation empirée.

Nous avons le sentiment que les moyens ou les outils utilisés ne sont pas les bons.

 

§ L’humanité a une histoire qui commence avec l’usage de l’écriture et son étude montre que des tas de systèmes ont été utilisés et que si certains peuvent être jugés comme acceptables, aucun n’a perduré, il s’est toujours trouvé des individus pour les remettre en question à leur avantage.

L’analyse d’un problème et la recherche d’une solution se font pas le raisonnement déductif et inductif, le raisonnement utilise la pensée comme moyen et émet des idées. Les pensées sont alimentées par la mémoire qui ne peut contenir que du connu. Le connu tire son origine du passé. Le raisonnement ne peut donc que donner des solutions anciennes, routinières voire éculées. Par la pensée il ne peut y avoir un acte de vraie création qui permet une action neuve dans l’instant présent.

Un petit exercice pour comprendre : Essayons par la pensée d’imaginer une nouvelle couleur, un nouveau son, un nouveau monde ; rien ne vient, c’est impossible ! Ce n’est pas dans notre mémoire, ce n’est pas du domaine du connu. Un homme sans mémoire a-t-il des pensée ?

Bien entendu quelques hommes ont su se mettre dans la disposition intérieure qui a permis à l’intelligence créatrice de se manifester mais le résultat a été récupéré par d’autres qui l’ont érigé en systèmes idéologiques, philosophiques ou religieux qui ont alimenté nos mémoires pour se transformer en idées. De plus inévitablement les systèmes exploitent matériellement et/ou psychologiquement le monde.

Il est patent que les solutions les plus simples, ne sont pas celles mises en œuvre, pour preuve le remède retenu pour pallier à la pauvreté et au chômage n’est pas le partage des richesses et du travail car il n’est pas dans l’intérêt de tout le monde. Une histoire pour illustrer ces propos : imaginons qu’un homme, c’est la coutume, se frappe régulièrement la tête avec un marteau, il va évidemment avoir mal, il va chercher une parade et l’usage est de se protéger avec un casque alors qu’il suffit simplement d’arrêter les coups de marteau mais cette solution simplissime ne convient pas au puissant lobbying des fabricants de marteaux et de casques.

Comme il n’y a pas de petites actions comme de vastes entreprises sans acteurs ainsi on peut dire, toujours en toute simplicité :

-  Qu’on ne pourrait pas déclarer la guerre sans soldats ?

-  Qu’on ne pourrait pas vendre de la drogue sans consommateurs ?

-  Qu’on ne pourrait pas obliger des êtres humains à se prostituer sans clients ?

Etc.,.etc. , l’état actuel de notre monde résulte entre autres choses de nombreuses manipulations dont il convient de prendre conscience mais qui sont les manipulateurs ?

Le manipulateur, l’acteur, la cellule élémentaire c’est l’homme, l’homme est l’élément de base de la société. Le monde est à son image, nous sommes le monde.

 

Voilà la solution ! Pour changer le monde il faut changer l’homme (les autres de préférence bien évidemment).

 

§ Mais comment en sommes nous arrivés là ? 

Il y a plus de 100 000 ans, l’homme avec un gros cerveau est subitement apparu sur terre.

Peut-être qu’au début de sa pré-histoire il utilisait correctement son cerveau, nous n’avons pas  la possibilité de connaître ses pensées et la conscience collective de l’espèce humaine qui joue un grand rôle dans notre devenir, n’était pas encore riche de nombreuses tribulations de nos ancêtres.

Ils utilisaient leur cerveau pour résoudre des problèmes pratiques et/ou techniques tel que manger, se vêtir, se protéger des intempéries, se soigner, élever leur progéniture etc.

Très rapidement ces hommes ont voulu comprendre et maîtriser leur environnement, ils ont recherché la sécurité et il se sont posés des questions sur leur nature véritable ; les sempiternelles questions telles que : Qui suis-je ? D’où viens-je ? A quoi suis-je destiné ? De quoi demain sera fait ? Qu’est ce que la mort ?. Tous ces questionnements amènent une projection dans le temps passé et futur. Il est possible que les premières réponses aient été formulées de façon pertinente en faisant appel à l’intelligence qui est partie intégrante de l’univers mais elles ont été par la suite acceptées tel que, copiées, commentées, dénaturées, organisées en systèmes et voilà le ver est dans le fruit (était-ce une pomme ?). Quand une organisation se met en place, une hiérarchisation des tâches et des castes s’établissent, ceux qui dirigent et ceux qui obéissent se forgent une personnalité qui va étouffer leur être véritable, quelque soit leur position ils perdent leur liberté.

Les pensées pragmatiques sont devenues chimériques, idéalistes, intéressées, coercitives et ont façonné un mental qui a donné corps et vie à une entité qui nous habite, l’ego.

Et depuis nous nous identifions à lui et subissons sa tyrannie. La conscience collective de l’espèce humaine est depuis lors alimentée par le mental dénaturé de chaque homme et chaque homme est influencé en retour par cette grande conscience collective.

Il s’avère que notre être véritable n’est pas mort mais simplement occulté et parfois certains ont le privilège de redécouvrir leur vraie nature.

 

§ Alors qu’est-ce qu’il faut changer en nous ?

Il est un fait donc que l’utilisation des pensées pour initier un monde nouveau est vouée irrémédiablement à l’échec. ON NE PEUT PAS VOULOIR CHANGER LE MONDE.

Il est bon de rappeler que la pensée est pertinente pour répondre à des problèmes techniques et/ou pratiques tels que résoudre un devoir de math, concevoir une machine, programmer un ordinateur, conduire une voiture, aller acheter une baguette de pain etc., mais toute autre utilisation non pragmatique sera inadéquate ; c’est le cas pour toutes les questions qui concernent notamment les émotions, la connaissance de soi, la découverte de l’inconnu, la création pure.

L’utilisation strictement rationnelle de la pensée ne laisse pas de trace psychique dans le mental - sortir la poubelle est une action normalement sans charge émotive - , par contre si une pensée est chargée émotionnellement - je me suis fait agressé en sortant la poubelle - l’utilisation de la pensée pour surmonter ma peur et retrouver mon sang froid est inadaptée car la situation est nouvelle et les réponses apportées anciennes. Ce sont ces états psychiques développés dans le mental, mémorisés et sans cesse réutilisés qui alimentent, qui nourrissent notre ego.

L’ego fonctionne également sur le mode action-réaction :

  1. On m’agresse verbalement.
  2. Je réponds vertement.

Ce comportement est habituel, il alimentera le désordre général et est source de violence.

Lorsque je suis interpellé, si je suis attentif et que j’observe mes pensées, la réaction, d’abord immédiatement  égotique de mon mental, dont je prends conscience, sera distanciée et affranchie de mes émotions qui n’auront aucune énergie. Mon comportement sera alors approprié et ne laissera pas de traces psychiques dans le mental.

Un homme sans ego qui n’utilise les pensées que strictement à bon escient et qui pour tout autre démarche ne fonctionne pas sur un mode mental, est un homme qui d’instant en instant est libre et jamais routinier car vivant dans le moment présent, il réagit pertinemment à chaque situation qui est à chaque fois une expérience nouvelle. Ils sont souvent appelés des ‘’libérés’’, libérés de la prison des pensées et de l’ego.

Si le monde était habité d’hommes de cette sorte, il serait vivant, évolutif, ouvert, sans frontière, créatif, respectueux, chaleureux, altruiste. Son organisation serait probablement réduite au stricte minimum et adaptable. L’imaginer dans le détail est du domaine de la spéculation.

Il faut donc changer en nous notre façon d’être mais ceux qui ont fait cette transformation, les libérés (ils seraient une poignée actuellement sur terre) prétendent qu’elle ne procède pas du temps, elle doit être totale, globale et instantanée (illumination), espérer changer graduellement par une démarche intellectuelle, avec l’aide d’un maître, par une pratique systémique quelconque plus ou moins à la mode et par la volonté est littéralement une vue de l’esprit. Celui qui fait cette mutation est synchrone avec ‘’cela’’ qui agit. Donc à moins d’être ‘’prêt‘’ pas d’espoir de muter vers un nouvel état d’être. Seul un récipient vide peut être rempli d’un nouveau contenu.

Nous ne pouvons pas par la volonté arrêter la ronde des pensées, d’ailleurs la volonté fait appel à la pensée mais si nous observons simplement la succession incessante des pensées, nous constatons que le flot se ralentit, c’est un bon moyen de calmer une charge émotive trop forte.

Pour les êtres humains engagés, concernés, l’espérance est que la grande conscience collective de notre espèce soit alimentée de plus en plus par des hommes libérés et que cela provoque un choc en retour qui fera boule de neige. L’Humanité (en partie ou en totalité ?) pourra faire sa mutation vers l’inconnu.

L’ego est fort, rusé, il nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Il est prêt à tout pour durer et exister.

- Il n’hésitera pas à vous, à nous mettre en danger si ça peut lui profiter, quelques preuves : La prolifération des armes nucléaires qui ont la capacité à détruire plusieurs fois la planète, la consommation de drogues, l’alcoolisme, les sports extrêmes, la guerre, le terrorisme, le viol, le racisme, j’arrête là ma liste , elle est inépuisable.

- Il peut nous convaincre qu’il n’existe pas ou que nous sommes sans ego (ce qui n’est pas la même chose),  il est là quand on est absent.

- Le nier est le meilleur moyen de le conforter, c’est une de ses ruses préférées.

- Suivant notre degré d’évolution, certains sont plus fréquentables que d’autres, il peut donner dans le sublime, le génial comme dans le sordide, il peut être généreux ou cruel, même sadique si cela peut le servir ; en tout cas souvent plus ou moins hypocrite voire carrément faux cul. L'histoire de l'humanité regorge  d’hommes illustres depuis le guide altruiste jusqu’au tyran prévaricateur sanguinaire.

- Il m’a souvent (ou toujours ?) titiller en écrivant ce texte !

- Il est ce que nous sommes, quand nous sommes en colère , nous sommes la colère.

- Il perd de sa force quand on en prend conscience mais vouloir s’en débarrasser par la volonté est illusoire.

- C’est lui le Malin, le Prince de ce monde cité dans la bible, il est le Maître du jeu, mais il n’est pas invincible, il n’existe pas hors de notre mémoire.

Nous sommes le monde et nous nous identifions à notre ego, notre monde est donc à son image ; c’est qui explique de toute évidence le désordre généralisé où la médiocrité et la facilité  semblent l’emporter.

 

§ Il est question dans les médias qui sont également parfois des médiums, de la fin du monde qui serait proche, une date est même annoncées le 21/12/2012 ; écrit comme cela ont voit la particularité de la date par ses symétries 2,1 et 1,2 ; on peut imaginer que nous seront placés devant un choix, soit on réalise ‘’1’’ notre unité avec le tout, soit on reste ‘’2’’ dans la dualité.

Notre calendrier grégorien n’est qu’une convention mais que penser de cette échéance ? Deux scénarios extrêmes sont envisageables :

  1. Il ne se passera rien.
  2. Le monde va disparaître suite à une catastrophe non identifiée.

Nous serons bientôt fixés, patience.

D’où vient cette date ? Peut-être des mayas ; ce peuple avait une brillante civilisation, le génie des mathématiques, une astronomie incroyablement développée et précise et une marotte le comptage du temps qui partait de l’origine de l’univers jusqu’à aujourd’hui. Ils avaient un système calendaire complexe qui comprenait une multitude de calendriers interdépendants adaptés à différentes activités comme l’agriculture, la religion, la vie sociale etc. ...

Ce qui est remarquable et étonnant c’est que leurs calendriers s’arrêtent tous ensemble au même moment à une date que les spécialistes ont transcrite  en 21/12/2012, toutefois cette date ne fait pas l’unanimité. L’arrêt des calendriers correspond peut-être tout simplement à un mode de comptage qui régulièrement à besoin d’être remis à zéro.

Sans faire une fixation sur la date, on peut faire une hypothèse , ce ne sera pas la fin du monde mais la fin des temps, la fin d’un temps ou mieux encore littéralement la fin du temps. Si cela se passe réellement, il est probable que le 21/12/2012 nous ne ressentirons rien de particulier et les aiguilles des pendules continueront de tourner.

L’astronomie moderne peut également nous donner matière à réflexion. D’après les savants de cette discipline, l’univers est en expansion, c’est ce qu’ils appellent la récession des galaxies. Elles s’éloignent les unes des autres à une vitesse qui est d’autant plus grande que la distance qui les sépare est importante. Les galaxies visibles les plus éloignées (13,5 milliards d’années-lumière environ) ont une vitesse qui serait proche de la vitesse de la lumière, et des observations faites dans les années 1998 montreraient que la vitesse aurait tendance à s’accélérer.

Einstein prétend dans sa théorie de la relativité restreinte que la vitesse de la lumière ne peut pas être dépassée (quelques physiciens commencent à avoir des doutes) mais si Einstein ne se trompe pas, celui qui voyage à une vitesse très proche de celle de la lumière est dans un temps, le sien, celui de son véhicule qui se ralentit  voire se fige si la limite est atteinte. Cette modification de la vitesse d’écoulement du temps n’est probablement pas ressentie par le voyageur mais perceptible pour un observateur extérieur qui reste à définir, l’Univers est-il orienté suivant un axe et par conséquent peut-il exister un point d’observation privilégié ?

Et nous pauvres humains habitons une galaxie , la voie lactée, qui bien entendu s’éloigne des autres galaxies dans un même mouvement.

Le temps dans notre univers pourrait donc se modifier, ralentir et qui sait se figer, peut-être que cette particularité d’ailleurs est vraie même si la vitesse ne connaît pas de limite. Au-delà de la vitesse de la lumière on devrait remonter le temps mais ça c’est une autre histoire !

 

§ Dans l’hypothèse de la modification de la qualité du temps, que pourrait-il se passer ?

Les pensées et l’ego sont des produits du temps, ils se nourrissent de lui et si le temps se ralentit (voire se fige, s’arrête autrement dit), les pensées pourraient se ralentir également et laisser la possibilité à ceux qui sont prêts, d’accéder à une autre réalité qui pourra leur révéler leur vraie nature. Au début les libérés de la prison temporelle ne seront que quelques-uns mais leurs expériences iront enrichir la grande conscience collective qui en retour facilitera d’autres mutations temporelles et probablement suivant une progression de plus en plus rapide (exponentielle), la transformation de tout ou partie de l’humanité se réalisera. 

Même si l’hypothèse sur le temps est fausse, le processus de transformation sera d’autant plus facilité si d’une part nous prenons conscience de la ronde de nos pensées dans notre tête (c’est la folle du logis) et de l’omniprésence de l’ego dans toutes nos activités et si d’autre part nous lâchons prise envers ce qui nous conditionnent et nous limitent, nos peurs, nos croyances, nos idéologies, nos habitudes, nos attachements, nos identifications,  etc..

 

§ Et si le processus de transformation se réalise, quelque soit la véracité de l’hypothèse sur le temps, que se passera-t-il après ?

L’Après est inaccessible à notre intellect car il est du domaine de l’inconnu. Chaque expérience individuelle de la libération sera unique car chaque être humain est unique également et ensuite quelque chose de nouveau s’instaurera et chacun y participera  harmonieusement et fera ce qui lui semblera bon pour le bien commun. Nous aurons enfin le sentiment d’être aimés de la vie car nous l’aimeront passionnément et nous serons libres, à notre place, dans l’Univers qui depuis le commencement des temps œuvre pour que ce moment arrive à son heure.

Il est toutefois possible de dire en quoi le monde nouveau sera différent et ce qu’il ne sera pas, ne résistons pas au plaisir (ego, ego !) de citer quelques idées en vrac :

- Le rapport à l’argent ou à ce qui le remplacera sera complètement modifié, il sera un moyen mais plus un objectif en soi.

- La société ne sera plus ni égoïste ni romantique, elle sera basée sur le principe du partage, la concentration de richesses n’aura plus aucun intérêt ni aucun sens.

- La gratuité sera la règle et les initiatives ne seront plus tributaires et limitées par des financements intéressés, chaque projet sera lié à une synergie telle que des compétences disponibles, de l’énergie suffisante, de la matière première ou recyclée accessible, un impact sur l’environnement apprécié et une utilité pour la communauté.

- Le désir de posséder deviendra incongru, comment prétendre être propriétaire de la terre, de l’eau, de l’air, de la vie, d’une création littéraire, d’une œuvre d’art même si on en est l’auteur. Tout nous est donné gratuitement même le talent est un don de ‘’cela qui est’’. 

- les richesses naturelles ne pourront qu’être gérées sur le plan collectif, la notion de nations ne peut que disparaître, l’organisation sera mondiale et dans un consensus planétaire où chaque être humain aura une voix qui pourra s’exprimer.

- Les rapports au travail seront totalement différents, le ‘’travail-esclavage’’ salarié, voire même l’esclavage  tout court que nous connaissons actuellement disparaîtront ; la société planétaire devrait avoir besoin d’un minimum d’organisation pour fonctionner et il est envisageable que chaque être humain en mesure de fournir quelques heures disponibles sera mis à contribution pour exécuter les tâches indispensable et utiles. Les technologies maîtrisées , la robotique notamment, seront probablement omniprésentes et au service de tous pour produire les biens essentiels.

- La pauvreté subie n’existera plus mais la vie sera frugale.

- L’organisation hiérarchique actuelle disparaîtra, le chef fera partie des espères disparues, dans le cadre d’une action commune concertée, seule la compétence désignera naturellement le guide et ensuite sa tâche accomplie il rentrera dans le rang et pour une autre action, un autre guide pour une autre compétence pourra prendre sa place.

- Le problème de l’énergie sera très vite résolu, actuellement la concentration de sa production nous met dans la dépendance des producteurs et elle génère tant de profits que l’émergence d’une source d’énergie individuelle, gratuite et illimitée est sans espoir. Il existe néanmoins des pistes prometteuses parfois étudiées sous le boisseau qui relègueront ‘’les énergies renouvelables et pas si propre que cela’’ au rang d’antiquités de musées. Que la terre pourrait être belle sans les hideuses lignes électriques, sans les centrales nucléaires, les centrales thermiques et les éoliennes.

- ...

Cette liste n’est pas, loin de là, exhaustive et les pointillés sont une invitation à faire d’autres propositions qui réunies pourraient être la charte du monde nouveau, mais il est à parier qu’il n’en aura pas besoin. Si votre proposition commence par : « il faut que, il n’y a qu’à, j’aimerai que, je pense que », abandonnez la elle ne sera pas en harmonie avec le nouvel élan. De même si vous aspirez à un nouveau monde en espérant tirer les marrons du feu et conservez vos acquis ou vos privilèges, ou vouloir qu’un système, une idéologie ou une religion triomphent, alors ce monde nouveau n’est pas pour vous.

Certaines activités vont disparaître comme les lobbys et les trusts et d’autres vont devoir se remettre en question, devinez lesquelles ?

Nous connaissons l’avant, c’est le monde actuel qui ne peut plus continuer encore très longtemps ; l’après, le nouveau monde ‘’sera’’ ou nous pourrions disparaître mais l’entre-deux lui est déjà là, un passage difficile, fait d’épreuves, de souffrances et probablement de violences principalement de la part de ceux qui refusent le changement tout en aspirant parfois à un futur meilleur ; la transition ne devrait pas durer trop longtemps. 

 

Et l’Après après ... les étoiles peut-être ou l’infini, ce n’est que le commencement.

Chaque être humain est un Univers !

  

TERRESTRE UTOPIE OU FUTUR PROCHE

 

L’exploitation de l’homme par l’homme

S’exprime de multiples façons

Mais le résultat toujours c’est en somme

Encore plus de biens pour certains

Plus de misères pour le commun

Et il en est ainsi sous tous les horizons

 

Comment changer tout cela ?

Comment tout remettre à plat ?

Personne ne sait vraiment ce qu’il convient de faire

Il est vain de s’indigner et de dire nous sommes frères

Tous les systèmes ont été essayés

Mais aucun n’a vraiment marché

 

En fait il y a quelques milliers d’années

Quand nos ancêtres se sont mis à mal penser

Ils ont détourné l’usage normal de leur cerveau

Ce qui a engendré un monstre appelé ego

Depuis cette folie mentale

Nous sommes coupés de la réalité

Les pensées sont devenues primordiales

Certains les utilisent pour le savoir

D’autres pour acquérir du pouvoir

Ainsi les pensées asservissent l’humanité 

Quelques hommes choisis pour montrer le chemin

De toute éternité était-ce leur destin ?

Ont vu globalement quelles étaient leurs tortures

Ils ont pu ainsi témoigner de notre vraie nature

Ces rares humains libérés ont accepté la mission   

De nous monter comment sortir de notre prison

Mais la plupart les prennent pour des fous

Et ceux qui écoutent désespèrent de tout

La libération n’étant pas affaire de volonté

La compréhension doit être globale et instantanée 

 

Mais il est possible qu’à la fin des temps

Quand l’univers sera immensément grand

Le temps sera alors de ce fait figé

Ce qui mettra l’ego en grande difficulté

Sa faiblesse est que vivant dans le passé

Il se nourrit de ce qui est ressassé

 

Alors si des hommes sont suffisamment conscients

De leurs égoïsmes archaïques et omnipotents

Le monstre en eux sera à jamais détruit

Et ils feront de ce monde un paradis                            

 

§ Avant de mettre le point final, une histoire courte, un calendrier extraordinaire, quelques précisions lumineuses mais désolé pas de raton laveur disponible.

 

L’histoire est racontée par Krishnamurti : « Le diable et son ami se promènent et soudain un homme devant eux, se penche, ramasse quelque chose qu’il examine avec soin et met le tout dans sa poche. L’ami demande au diable,

-         Qu’est ce que c’est ?

-         Une parcelle de la vérité.

-         C’est mauvais pour vous ça !

-         Pas du tout, je vais l’aider à l’organiser. » 

 

Le calendrier extraordinaire est le calendrier cosmique que vous connaissez probablement, il est de l'astronome Carl Sagan qui l’a inventé afin de ramener à l'échelle humaine l'histoire de l'Univers, de sa création le Big Bang à aujourd'hui.

Il place ainsi la naissance de l'Univers à la première seconde du premier janvier de l'année et le temps présent à minuit le 31 décembre. Ensuite, il place les « dates » sur ce calendrier de certains événements de l'histoire de l'Univers, événements clés, selon les connaissances actuelles, à l'apparition de l'être humain sur la Terre.

Dans ce calendrier, chaque seconde équivaut à un peu plus de 430 ans, ce qui fait environ 37,5 millions d'années par jour pour un total de 13,7 milliards d'années.

 

 

Janvier à novembre

- 1er janvier : Big Bang

- 1er mai : formation de la Voie lactée

- 9 septembre : formation du système solaire

- 14 septembre : formation de la Terre

- 25 septembre : origines de la vie sur Terre

- 12 novembre : premières cellules de type eucaryotes (à noyaux)

Décembre

- 1er : Formation d'une atmosphère terrestre dotée d’oxygène

- 15 : Explosion du Cambrien

- 17 : premiers invertébrés

- 18 : plancton océanique et trilobites

- 19 : poissons et premiers vertébrés

- 20 : premières plantes sur la terre ferme

- 21 : Le silurien : envahissement de la terre ferme par les plantes

- 22 : premiers amphibiens et insectes volants

- 23 : premiers arbres et reptiles

- 25 : apparition des dinosaures

- 26 : premiers mammifères

- 27 : premiers oiseaux

- 28 : début du Crétacé

- 30 : Fin du crétacé, disparition des dinosaures

31 décembre

- 12 h : Apparition des cétacés et des primates

- 18 h : Apparition des mammifères géants

- 21 h : apparition de l'australopithèque

- 23 h 50 : Domestication du feu

- 23 h 56 : Apparition de l'Homo sapiens

- 23 h 58 : Apparition de l'homme de Cro-Magnon et peuplement des Amériques

31 décembre à 23h59

- 35 s : invention de l'agriculture

- 51 s : invention de l'alphabet

- 55 s : naissance du Bouddha historique

- 56 s : naissance de Jésus de Nazareth

- 57 s : naissance du prophète Mahomet

- 58 s : croisades

- 59 s : la Renaissance, siècle des lumières, industrialisation, guerres mondiales, internet ...                                   

Minuit

- Aujourd'hui.

Ce calendrier montre 3 choses intéressantes :

1)      On a l’impression que nous sommes sut terre depuis très longtemps, un peu plus de 100 000 ans, un bail quand même mais à comparer aux dinosaures qui ont régné pendant environ 185 millions d’année (respectivement 4 minutes et 5 jours sur le calendrier cosmique) on voit qu’on est une espèce jeune, trop jeune pour mourir.

2)      L’évolution de l’univers depuis le Big Bang – 13,7 Md d’années en passant par la formation de la terre – 4,5 Md d’années, l’arrivée des mammifères – 200 millions d’années, nous les gros cerveaux – entre 100 000 et 200 000 ans, l’écriture et les 1ères civilisations – entre 5000 et 10 000 ans, le début de l’industrialisation vers 1750, l’Internet grand public 1990. Ce rapide panorama montre une accélération sans cesse croissante des évènements vers un point pas très éloigné qui reste à définir quand il fera partie de l’histoire.

3)      On peut avoir le sentiment en déroulant le panorama des évènements, qu’il progresse suivant une direction avec un objectif, l’apparition de la vie en cours de route et celle de notre espèce  ; la forme générale de l’ensemble fait penser à un sablier dont les derniers grains, dont on fait partie sont en train de tomber. Ce serait trop bête d’arrêter là, si on nous donne un petit coup de mains on devrait y arriver.

 

 

Les voyages forment la jeunesse, ce dicton se vérifie avec la théorie de la relativité, à condition quand même de voyager très vite pour que le phénomène soit perceptible avec une simple montre.

Un voyageur dans un vaisseau super véloce s’éloignant de la terre avec une vitesse proche de celle de la lumière (notée C = 300000 km/s) voit le temps dans le vaisseau se ralentir par rapport à un observateur resté sur terre, le tableau donne des repères.

 

Avec Vitesse en % de C de :

1 seconde sur terre donnera dans le vaisseau :

Inférieur à 15

1 seconde

15 (45000 km/s quand même)

1,01 secondes

50

1,15 secondes

75

1,51 secondes

90

2,29 secondes

99

7,09 secondes

99,9

22,37 secondes

99,99

1 minutes 11 secondes

99,999999

1 heure 57 minutes 51 secondes

100

Théoriquement impossible

 

 On voit que la vitesse doit être très proche de celle de la lumière pour que le phénomène relativiste soit conséquent.

 

  •  

 

Les mots sont des prisons et la parole est libre. De même que la carte n’est pas le pays, les mots ne sont pas la chose et écrire engage.  Celui qui a écrit les mots que vous venez de lire, l’a fait en suivant son intuition, dans un cheminement intellectuel et il sait qu’il peut se tromper sur certains points mais pas sur l’essentiel.

Il s’est inspiré d’hommes qui ont connu la libération et qui ont témoigné et plus particulièrement :

 Jiddu Krishnamurti (décédé en 1986) était un homme d’exception et peut-être prédestiné. Il enseignait que la Vérité est un pays sans chemin, que l’on ne peut atteindre par aucune route, quelle qu’elle soit ; aucune secte, aucune religion, aucun système ne la détient. Chaque homme est à la fois le maître et l’élève.

Il a rejeté la fortune et la sécurité et s’est consacré sa vie durant, jusqu'à sont dernier jour,  à enseigner dans       l’espoir de nous  transformer afin d’éviter l’irréparable.

 Ceux qui ont a connu l’illumination  jettent un regard neuf et honnête sur l’état actuel de l’humanité. Ils nous implorent de constater et d’accepter que cet état, fondé sur une identification erronée à l’ego et au mental,  frôle la folie dangereuse, cependant il y a selon certains, des raisons d’espérer.

Parfois ils disent que la liberté ne peut naître, éclore et s’épanouir que lorsque l’être a pris conscience de ses propres limites afin de les intégrer dans une expansion infinie ou fusionnent la liberté d’être et la conscience de soi.

Leur vision s’inscrit souvent dans un cadre cosmique et toujours dans un message d’amour.

Février 2012 - Jean-Pierre

 

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Commentaire de Nouchka le 8 mars 2012 à 10:50

Un grand plaisir à lire ce texte assez "inspiré" ! Puisse les êtres humains arriver au lâcher prise libérateur et à l'Amour ! merci pour ce partage

Commentaire de Buet Jean-Pierre le 2 mars 2012 à 12:42

Je ne suis pas très évolué dans les moyens de communications modernes mais si vous désirez récupérer une version pdf de mon texte pour un usage totalement libre, soit vous vous me le demandez sur mon adress mel buet.jean-pierre@wanadoo.fr , soit vous m'indiquez un moyen de le mettre à disposition.

Merci pour vos commentaires,

Jean-Pierre

Commentaire de Liliane le 2 mars 2012 à 10:07

Puissent les hommes, dont je suis, accéder à l'épanouissement de leur être, dans le partage et l'empathie... Ton texte est  trés intéressant. j'ai beaucoup aimé. Ca pourrait être si facile d'être heureux !

Commentaire de Philippe Belin le 2 mars 2012 à 9:34

Bonjour Jean-Pierre,

Joli coup de plume ! Krishnamurti est l'homme qui m'a le plus inspiré à ce jour. Je t'invite a visiter le groupe "créer un autre monde" ou tu seras le bienvenu et pourras venir enrichir nos discussions a ta guise !

bonne et belle journée

philippe

Commentaire de Dominique Hébert le 2 mars 2012 à 6:22

Bonjour Jean-Pierre,

Ce que tu viens d'écrire résonne très fort en moi et j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire.

Je souhaite que nous soyons de plus en plus nombreux à partager cette vision.

Dominique

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