"Le petit frère sait-il ce qu'il fait ?"

Hier, je participai à la projection du film : "Le chemin des 9 mondes" Film de Éric Julien et Gilles Combet

Quelques phrases de cette soirée, que je souhaite vous partager ici, en lien avec la Terre, le Vivant et le PFH* (Précieux Facteur Humain) :

- Les indiens Kogis de Colombie considèrent la solidarité fonctionnant comme les organes du corps. C'est simple pour eux. Un organe envoie un message à un autre organe et il obtient immédiatement un retour d'information. Puis une réponse de bien-être ou de mal-être de tout l'organisme.
Mais dans nos sociétés, écoutons nous encore les messages de notre corps ou les bruits de notre mental ?
- La terre est vue comme un corps, une mémoire qui les relie à leurs ancêtres et à la mémoire collective.
- Il s'agit de savoir regarder au-delà des apparences. Pour les Indiens Kogis, l'invisible donne un sens à la vie humaine.
- Le territoire et la terre sont importants car il les relient à la TRADITION, leur donne la FORCE et leur permet de vivre selon une JUSTICE et un EQUILIBRE social.
- On devient chaman en passant 18 ans dans l'obscurité. Pour les Kogis, c'est ainsi que l'on entre vraiment dans la texture du vivant. Il s'agit en effet de dépasser deux voiles : les émotions et les croyances.
- "En manquant de respect à la terre, c'est à nous même que nous manquons de respect".

Et pour conclure, une phrase du vieux sage ...

"Petit frère ... pour vous il n'y a que le matériel qui est important ...
Si vous continuez à construire un monde artificiel, nous allons mourir.
La terre n'a plus rien ...
Le petit frère sait-il ce qu'il fait ?"


Source de l'image

Il reste 12.000 Kogis. Ils sont les témoins vivants, comme d'autres peuples en Afrique ou dans d'autres parties du monde, d'une sagesse dont nous sommes porteurs également :
- ECOUTER en créant un espace intérieur,
- VOIR au-delà du simple regard visuel et interprétatif,
- se RELIER à notre corps, l'écouter et le respecter induit une attitude en lien avec le vivant.
La Terre nourricière est comme le grand corps de notre humanité.

En leur re-donnant leur terre, nous faisons un geste vers notre terre intérieure de sagesse. Il y a en chacun de nous une graine d'indien Kogi ...

Pour aller plus loin : "Les sociétes traditionnelles peuvent-elles éclairer les impasses de notre temps ?" (Interview d'Eric Julien dans TGV Magazine) TGV Magazine - Sociétés traditionnelles.pdf

Et pour partager une expérience ensemble : Découvrir un parcours sensoriel et émotionnel unique au profit des ...

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Commentaire de Mary le 20 mars 2010 à 13:57
En chaque être, il existe une terre inconnue, ignorée, refoulée, mal aimée et projetée subtilement sur le monde. Cette terre est devenue infertile et elle a pris une place considérable dans ce monde. Si je ne peux reconnaître en moi mes peurs de ne pas exister, de ne pas être compétent et de ne pas être aimé, je vais aller dans le monde extérieur avec un EGO chargé de cette quête invisible, subtile, ravageuse voire prédatrice. Le pouvoir de l'EGO est, entre autres l'identification. Si je suis tellement identifié avec mes pensées, je vais me rigidifier, me cabrer sur mes positions, là où il est tellement nécessaire d'acquérir une flexibilité entre la personne que je suis et ce que je fais.
Les peurs sont le lieu de l'EGO, de quoi avons nous peur ? du vide ...
Il est temps de faire le point, le vide c'est l'intérieur et la "terre inconnue" ...
C'est là où l'intériorité est nécessaire, non pas comme une finalité qui nous égarerait vers un individualisme dépassé, mais comme un équilibre entre l'être et le faire, l'intérieur et l'extérieur ...
Ce n'est que dans la reconnaissance et l'amour de cette terre étrangère en chacun d'entre nous que l'humanité renaîtra au-delà de ses peurs et qu'elle pourra aller vers la fraternité, source de son être et de son agir ensemble. Cette terre est étrangère que par le regard qu'on lui porte ... Nous la portons en nous, femme ou homme. Elle est notre lien au Vivant et à la voie créatrice. Il s'agit d'Ecouter, d'Observer, de Créer et d'Agir en Conscience. Ce sont les quatre piliers de la responsabilité individuelle et collective.

Nous n'y arriverons que par l'Amour.

"Le jour où la terre inconnue de notre coeur sera reconnue et aimée...


La transparence du coeur
Commentaire de Marie-pierre le 20 mars 2010 à 10:26
Bien sur Mary, je suis bien de ton avis.
Créer du nouveau, demande tout de même beaucoup de temps.Cela demande aussi une forte intériorité.Y croire, tout au long de sa vie , de son chemin.
Lâcher les peurs oui, mais ne sont elles pas sans limites ses peurs. ou finissent elles, ou les rencontrons nous, ou nous engageons nous? Je crois qu'à cet endroit là, les chemins sont bien différents. Qu'engageons nous vraiment ?
Commentaire de Mary le 20 mars 2010 à 10:21
Commentaire de Dania le 20 mars 2010 à 10:16
"Des petits frères" à la maturité un rien défaillante : c'est joliment dit.
J'aimerais avoir cette même sagesse... mais face au disgnostic... la colère, l'indignation, le mépris à l'égard des responsables qui ne pensent qu'en termes de profit...
Mais je rejoins la pensée de Eckhart Tolle Mary ...
Bonne journée à tous
Commentaire de Mary le 20 mars 2010 à 10:12
Bonjour Marie-Pierre,
Au-delà des pansements, il y a une nécessité de créer du nouveau et de sortir des marécages dans lesquelles l'humanité est tombée. Il s'agit véritablement de ralentir, descendre dans l'être, lâcher les peurs et ouvrir une conscience de nouveau en lien avec notre source profonde. Sans ce travail de pénétrer notre terre, la pollution extérieure continuera même avec les meilleures intentions ...
Commentaire de Marie-pierre le 20 mars 2010 à 10:03
Nous ne savons plus" panser" le monde, serait juste aussi.
Bonjour à toi Mary.
Je te souhaite une belle et douce journée.
Commentaire de Mary le 20 mars 2010 à 9:57
Encore quelques mots pour se délecter de cette simplicité vivifiant...
Pour ces hommes-racines comme les qualifie Eric Julien, les liens qui les nouent à la terre et au vivant sont fondamentaux. Ils s’évertuent à ne pas se comporter en prédateurs, soucieux de préserver la vie et la diversité de leur environnement. Ils considèrent d’ailleurs les Occidentaux comme des "petits frères" à la maturité un rien défaillante.
A leurs yeux, nous devenons plus pauvres chaque jour "de tout ce que la nature a donné". Ils enregistrent avec désolation les blessures imposées à la terre, les glaciers qui reculent, les oiseaux migrateurs dont ils ne parviennent plus à lire les itinéraires, les pollutions... Aucune invective à l’égard des responsables de ces bouleversements mais juste un pronostic: "On ne va pas tenir longtemps. Vous n’avez pas l’air de comprendre que nous allons disparaître et que vous ne serez pas loin derrière." Et un souhait: "Vous ne savez plus penser le monde. Comprenez que vous êtes vivants avant d’être Blancs. Vous devriez prendre le temps de vous arrêter cinq minutes et penser aux questions importantes..."
Commentaire de Dania le 15 mars 2010 à 13:56
Oui, je pense que les civilisations traditionnelles peuvent nous éclairer ! Elles vivent en harmonie avec le Vivant dans sa totalité, dans l'amour et le respect. La manière dont ces peuples sont traités est indigne de l'homme.
Merci Mary pour cet article.
Commentaire de Marie-pierre le 15 mars 2010 à 13:11
Merci Mary pour cet article.
Il donne réponse lui aussi aux questions que je posais l'autre jour, sur ce besoin de l'Homme à avoir et non à ÊTRE....
Commentaire de Mary le 14 mars 2010 à 22:46
Quand les synchronicités s'agitent au sujet du corps, un excellent article du Monde en date du 13/03.
Le corps humain est au programme de l'école ; mais qu'enseigne-t-on vraiment ? En biologie, on présente un corps "machine", décomposé en mécanismes : la locomotion, la digestion et la respiration, que l'on décrit sous forme de tuyauteries ou de rouages ! L'enseignement de ce corps renvoie à des notions de commande, de maîtrise ; on présente une organisation pyramidale où les ordres partent du cerveau ou des glandes maîtresses ...
"Etre un corps" ou "avoir un corps" ... la connaissance matérielle ne résoudra jamais le questionnement du sens de l'existence.

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