Les abeilles et les principes du vivant

Qu’est-ce que nous découvrons au contact des abeilles?

 

Cet article se penche sur les aspects des principes du vivant mis en œuvre par les colonies d’abeilles mellifères. C’est une source à la fois d’étonnement et d’inspiration.

 

Une parfaite connaissance de leur environnement

 

Les abeilles sont expertes en prospection de leur environnement, grâce à une organisation originale et collectivement optimisée.

Les butineuses, chargées de rapporter à la ruche les provisions se comptent en milliers dans une colonie d’abeilles mellifères. Si toutes partaient dans n’importe quelles directions pour remplir cette mission cruciale, il y aurait une grosse dispersion des efforts.

 

C’est malheureusement un peu ce que proposent nos sociétés aujourd’hui : l’absence de coordination. L’économie impose des contraintes à tous; mais ne propose aucune coordination pertinente. C’est le chaos, un gaspillage considérable d’énergie.

Et, surtout, nos sociétés mercantiles se sont trop longtemps désintéressées de leur environnement. Il a fallu de violents retours de bâtons pour en pointer l’aberration.

 

Dans chaque colonie d’abeilles, des butineuses expérimentées se consacrent à la prospection de l’environnement ; et, rapportent le fruit de leurs investigations à l’ensemble de leurs congénères. Le travail de toutes s’en trouvent allégé et la performance globale de l’activité considérablement renforcée.

 

La réciprocité avant les autres êtres vivants

 

Les abeilles dépendent pour leur alimentation des plantes à fleurs, dont elles prélèvent le nectar et/ou le pollen. Elles assurent en échange leur prospérité, par le service de pollinisation qu’elles assurent ou contribuent à optimiser.

 

Prélever sans souci de renouvellement est la façon de faire qui s’est généralisée dans les activités humaines matérielles. Il n’y a pas plus mauvais comme manière de faire ! C’est un manque ahurissant de discernement des enjeux de fond  et de respect pour les sources de notre prospérité, qui sera à ce rythme de bien courte durée!

 

Les plantes à fleurs se sont multipliées augmentant la base d’alimentation des abeilles et la prospérité des colonies, qui ont pu sans dommage conquérir de larges territoires.

Leur démographie a évolué avec la consolidation des ressources de leur environnement.

On ne peut en dire autant, malheureusement, actuellement du développement de l’espèce humaine !...

 

Le respect des activités de chacune dans la colonie

 

Dans la colonie, les activités sont multiples, de l’entretien du logis aux soins apportés aux jeunes abeilles, du stockage des ressources et réserves à leur approvisionnement.

Mais, il n’y a aucune hiérarchie entre toutes ces tâches. Toutes y apportent leur contribution et de manière équilibrée.

 

On n’en dira pas autant des activités humaines, arbitrairement et stupidement, hiérarchisées. Les activités les plus indispensables, sont mêmes trop souvent les plus mal considérées. Le dédain pour certaines tâches démontre la bêtise, l’irresponsabilité ou le désinvestissement de nos classes dirigeantes, quand ce n’est pas les trois à la fois.

 

Les butineuses, certes plus expérimentées respectent la mission des magasinières qui les déchargent de leurs provisions en fonction des priorités des besoins et des disponibilités de stockage de la colonie. Les butineuses connaissent cette tâche qu’elles ont, pour la plupart, accomplie avant d’être butineuses.

Mépris du travail des autres et inexpérience concrète dans les tâches collectives sont trop souvent valorisés dans notre désorganisation sociale.

 

Une prise de décision transparente

 

Dans la ruche, les décisions  sont par le fait réparties; les compétences de chacune étant stimulées, et, simplement et logiquement reconnues. Pas de suspicion dans une colonie d’abeilles, pas de caïds, pas de maitres.

La « reine », qui n’est en réalité qu’une mère pondeuse, ne décide pas pour les autres. Elle est précieuse, car unique ; mais ne décide pas sur les sujets qui ne la concernent pas, surtout des décisions où ses intérêts seraient passés au second plan, dans l’intérêt de la collectivité.

C’est le cas pour l’essaimage qui oblige la « reine » à faire un peu de sport, pour retrouver ses capacités à voler.

 

Nos structures sociales hiérarchiques font la part bien trop belle au décideur qui défend avant tout, et de plus en plus exclusivement, ses intérêts particuliers. L’actualité des régimes autoritaires et des scandales à Répétitions illustrent trop largement cet égarement.

 

De telles prises de pouvoir n’existent pas dans le vivant, car elles remettent en cause la pérennité de l’espèce.

 

N’est-ce pas, d’ailleurs, ce à quoi est aujourd’hui confrontée l’humanité : sa survie à termes, suite à la persistance idiote et tragique de l’enchaînement de prises de déci

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