Dans le cadre du Slow Tour «une Transhumance» par la musicienne Emily Loizeau, il s’agit une mini-tournée «sans consommation d’énergie non renouvelable», où l'équipe va circuler par exemple à pied et à cheval !

 

Prévue de jeudi à dimanche, la rando débutera de la façon suivante : «jeudi, 17h30', au lieu dit "col du Peyras", débat sur la question des énergies renouvelables ; 19 heures, au même endroit, prise en commun d’un repas tiré du sac et vente de soupe issue de produits locaux ; 20h30', concert acoustique dans l’église du XIe siècle de Bonnevaux.» Et ainsi de suite, jusqu’à dimanche où, des Cévennes vers l’Ardèche, seront aussi concernées les communes de Les Vans et Payzac.

 

Considérée depuis les abords du périph, l’initiative peut prêter à sourire, laissant planer le soupçon d’une démarche boboïsante sympathiquement vaine. Emily Loizeau, elle, expose sans barguigner des motivations dont il serait injuste de douter. Vivant en partie dans la région depuis bientôt deux ans, la chanteuse folk, qui a grandi dans l’atmosphère ambulante des saltimbanques, se souvient d’un oncle sillonnant le Canada avec sa troupe de théâtre. Plus en phase avec les préoccupations actuelles, elle évoque aussi et surtout «l’envie joyeuse de faire quelque chose d’à la fois symbolique et festif réunissant des gens concernés par l’avenir de notre planète».

 

Ce faisant, l’artiste franco-anglaise balaie tout point de vue empreint de candeur passéiste, en précisant : «Bien sûr que dans le cadre d’une tournée "normale", je pollue, comme tout le monde. D’ailleurs, je suis dans un secteur d’activité où la notion de rentabilité prédomine, avec des disques à l’espérance de vie de plus en plus réduite et l’obligation, habituellement, d’enchaîner les dates. Mais là, l’idée, c’est de se poser un peu pendant trois jours en menant, à notre niveau, une réflexion à la fois politique, économique.»

 

A cet égard, en marge des trois concerts annoncés (deux éclairés à la bougie à la cire d’abeille, un à l’énergie solaire) Emily Loizeau a aussi rassemblé autour d’elle divers acteurs locaux, scientifiques, éducateurs, artisans, prêts à relayer la bonne parole, «sans leçon à donner à personne». En attendant, qui sait, d’importer peut-être un jour le concept «subversif» du côté de Paris.

 

RENAULT

 

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Commentaire de Men Darna le 30 avril 2013 à 17:45

Excellent, serait-elle 1 Colibri..?

Commentaire de JF@ le 30 avril 2013 à 13:49

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