Médecin urgentiste, habitué aux interventions en terrains difficiles, le Dr Bernard Fontanille parcourt le monde depuis des années à la recherche de ceux qui pratiquent une médecine « autre », souvent basée sur des traditions ancestrales !

Avec parfois des résultats étonnants. Il en a fait non seulement une série sur Arte, mais aussi des livres passionnants, avec une journaliste scientifique, Elena Sender. Leur second tome* vient d'être publié. Il mérite d'être lu, non seulement pour la qualité des portraits réalisés, mais aussi pour la beauté des photographies. De l'Australie aux Philippines, de la Birmanie au Cameroun, du Malawi au Japon, des États-Unis à Madagascar, les rencontres sont passionnantes, même si les techniques peuvent laisser circonspects.

Dans le sud-est du Mexique, la forêt tropicale recouvre la terre maya, comme pour mieux la préserver. Près de douze siècles après la fin de l'âge d'or de cette civilisation, des médecins traditionnels la perpétuent. Parmi eux, Don Felicio Tapia, qui appartient à la catégorie la plus élevée des soignants, les h-men. C'est ici, dans le Yucatan, un intermédiaire entre les dieux et les hommes. Par ses prières et ses incantations, il demande l'aide des divinités. Il fait également appel aux traditionnelles plantes médicinales. En revanche, il s'appuie sur un jeu de cartes pour établir son diagnostic ! Car si la médecine maya ne nie pas l'existence de maladies, elle les attribue souvent à des forces supérieures, qu'il faut découvrir par ce moyen.

Alors que la quasi-totalité des habitants de la planète souhaite avoir le « bon poids » et s'y maintenir, les adeptes du sumo cherchent à grossir, par tous les moyens. Pour soulager leurs problèmes, ils sont aidés par Inui Tomoyuki, thérapeute, ostéopathe, acupuncteur et soigneur de la Fédération japonaise de Sumo à Tokyo. Il « traite les corps et apaise les esprits ». Les auteurs racontent les entraînements sans compassion, les repas imaginés pour devenir toujours plus gros, les siestes « pour faire proliférer les montagnes de calories tout juste ingérées ». Ils décrivent aussi la façon dont Inui Tomoyuki se sert d'une lourde barre en fer pour activer la circulation sanguine ! C'est, selon lui, le meilleur moyen de traiter les tensions nerveuses et musculaires.

En Roumanie, on fait appel à des méthodes bien plus légères, dans tous les sens du terme, avec l'apithérapie. C'est là que le premier centre de recherche dédié à l'apiculture a été créé, dans les années 1930. « La lune de miel perdure », notent les auteurs, et « de nombreux soignants ne jurent que par l'apithérapie pour guérir les maux de leurs patients ». Parmi eux, Ilinca Colniceanu et le Dr Eugen Stefan. Leur champ d'action est vaste : améliorer l'aspect d'une cicatrice trop large, soulager des douleurs articulaires, voire réduire les symptômes d'une sclérose en plaques.

Quant au miel, ses effets bénéfiques ne sont plus à prouver, notamment pour faciliter la cicatrisation.

Jeanblanc

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Commentaire de JF@ le 22 février 2016 à 8:07

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