Mesures d’effarouchement contre les OURS

Pour protéger les troupeaux des attaques d’ours, le ministère de l’Agriculture a annoncé la mise en place de mesures « d’effarouchement » dans les estives des Pyrénées au cours des semaines à venir !

Et pour faire peur au plantigrade, des tirs à balle plastique pourraient faire partie de l’arsenal à disposition. Une annonce de Didier Guillaume devant le congrès de la Confédération paysanne dès le 17 avril qui a suscité de vives réactions chez les défenseurs de l’ours.

« Ces mesures sont inadéquates, inutiles, contre-productives et de plus illégales », ont fait valoir dans un communiqué les associations Pays de l’Ours-Adet et Férus. D’ici quelques jours, le préfet d’Occitanie, Etienne Guyot, doit rendre la feuille de route « pastoralisme et ours » qui dresse le bilan des préconisations pour accompagner les éleveurs face aux prédations des ours, parmi lesquelles cette expérimentation d’effarouchement.

Les louvetiers, ces chasseurs assermentés, pourraient donc être autorisés faire usage de balles en plastique pour éloigner les ursidés. Les bergers auraient eux des dérogations pour les effaroucher par des moyens « sonores ou lumineux ». Parallèlement, des moyens financiers seront destinés à la construction de cabanes, hangars ou clôtures en estive pour mettre les troupeaux à l’abri durant la nuit.


Et ce sont ces derniers moyens, ainsi que l’usage des chiens de protection, qui ont les faveurs des associations de défense des ours. « La très grande majorité des groupements pastoraux touchés par la prédation n’a pas mis en place des moyens de protection adaptés. L’effarouchement des ours est la mission des chiens de protection », rappelle Ferus et Pays de l’Ours-Adet dans un communiqué, précisant que les plantigrades étaient l’une des « trois seules espèces de mammifère en danger critique d’extinction en France ».

Ces militants pointent l’illégalité d’une mesure d’effarouchement avec des balles plastiques. « Ces interventions ne sont possibles, à titre dérogatoire, qu’à la condition qu’il n’y ait pas d’autres solutions et que cela ne nuise pas à la conservation de l’espèce et sont prévues dans le protocole “ours à problème”.

En l’occurrence, aucun ours n’a eu un comportement de prédation anormal ces dernières années », poursuivent-ils, indiquant qu’ils se réservaient le droit d’attaquer devant les tribunaux.

AFP

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Commentaire de JF@ le 26 avril 2019 à 5:44
Commentaire de JF@ le 26 avril 2019 à 5:43

JF@

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