L’hiver n’est pas encore terminé ; et, les colonies d’abeilles n’ont repris aucune activité extérieure. Et, pour cause !

 De plus, je ne les ai pas encore visitées les ruches, en dehors du rucher le plus exposé au soleil.

 Je leur avais laissé suffisamment de réserves hivernales pour que me dispense de les déranger, dans cette période de températures encore fraiches, malgré quelques épisodes de redoux.

 

La végétation est encore en sommeil, à quelques exceptions près.

L’une d’elle est le noisetier, qui fleurit de plus en plus tôt. A tel point qu’il peut se trouver totalement désynchronisé par rapport à la faune qui visite ses fleurs, dont les abeilles mellifères font partie.

La conséquence est double :

  • une ressource en moins pour les abeilles, quand le noisetier fleurit trop tôt en janvier au lieu de février, et,
  • moins de noisette par défaut de pollinisation.

Les dommages sont collatéraux.

 

(Voir en annexe 1, la présentation du suivi réalisé en Suisse sur la période de floraison des noisetiers. En plaine de Saône, où je suis, les noisetiers fleurissent, environ, un mois plus tôt qu’en Suisse.)

 

Ces dommages provoqués par le réchauffement climatique sont effectifs à présent et vont s’amplifier de manière accélérée, dans les années à venir... L’augmentation inexorable des températures moyennes hivernales provoquent des évolutions très rapides des dates de floraisons, avec un risque de désynchronisation avec la faune, comme présenté dans le cas du noisetier.

Je m’interroge, actuellement, sur la manière dont va se dérouler le printemps qui arrive ?

 J’avoue que j’ai quelques appréhensions, après les conséquences catastrophiques du printemps 2019, le plus chaotique jamais enregistré en Bourgogne du Sud…

 

L’activité apicole est fortement impactée par les aléas climatiques, comme généralement toutes les activités agricoles.

 Il faut être réactif.

Mais, je dois reconnaitre que j’ai été souvent pris à contrepied par des situations printanières improbables et des étés caniculaires.

 En laissant suffisamment de miel en réserve dans les colonies, je leur donne la possibilité de s’adapter aux aléas climatiques.

Cependant, mes récoltes de miel sont très aléatoires. Ces trois dernières années: deux années sont assez bonnes (2017 et 2018) et une a été tout à fait catastrophique (2019).

 C’est un peu comme à la loterie… Il faut beaucoup de lâcher prise pour accepter des fluctuations aussi imprévues que conséquentes.

 

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