Auriana est coordinatrice du Groupe Local Colibris d'Aubagne, et représentante du collège des Groupes Locaux au Cercle d'Orientation de Colibris


Quand s’est produit ton « déclic colibri » ?
Depuis un certain temps, je voyais que le système ne tournait pas rond... A l’adolescence, j'ai été marquée par des lectures de romans initiatique, comme l'Alchimiste de Coelho, ou la Prophétie des Andes de James Redfield, et je me suis mise en quête de ma « Légende personnelle ». Ancienne sportive de haut niveau dans le parachutisme, j'ai toujours eu cette aspiration à la liberté que j'ai pensé trouver dans le vol, la chute libre, ou encore avec la pratique de l'escalade, mais là couplée à la connexion à la Terre... quand tu es collée à la roche au-dessus du vide. Le sport de haut niveau requiert aussi d'entretenir une forme d'athlète. Mon 1er pas dans la transition s'est fait à travers mon alimentation. Je voulais et devais prendre soin de mon corps.

Dans le même temps, nous avons voyagé en Inde avec mon compagnon. Cette aventure m'a vraiment fait prendre conscience que je commençais à toucher quelque chose d'important. C'était une approche de la spiritualité, la recherche d'une voix parallèle, qui, au retour de ce voyage, m'ont aidé à me mettre en chemin, sur mon chemin. J'ai fouillé sur Internet. J'y ai découvert Colibris et j'ai d'abord signé la Charte pour la Terre et l'Humanisme. C'est à la naissance de ma 1ère fille Kérane -elle a 3 ans et demi aujourd'hui- que je me suis posée beaucoup de questions : Quelle éducation pour son épanouissement ? Quel avenir se dessine pour elle ? Quel monde contribuons-nous à construire pour elle ?

J'ai décidé de ne pas rester les bras croisés, de m'investir. Comme j'ai une personnalité à m'engager pleinement, à y aller à fond, la volonté ne m'a pas manqué, c'était parti !

A travers quelle(s) action(s) prends-tu du plaisir et te sens-tu pleinement colibri ?
C'est difficile de choisir… Comme pour beaucoup de personnes, la Légende du colibri m'inspire. Je me sens en cohérence à travers plein d'actions. C'est ma vie aujourd'hui qui est portée par cet élan colibri ! Plus j'avance et plus c'est évident. Je rencontre des personnes qui m'aident à aller un peu plus loin à chaque fois.

Par exemple, je n'ai jamais été attirée par la politique jusqu'ici. Me questionner sur ce sujet à travers le projet Oasis et la problématique du vivre ensemble est un nouvel apprentissage très intéressant. Envisager la politique sous l'angle de la vie de la cité prend tout son sens. Cette question m'apparaît importante aujourd'hui, indispensable, car tout s'y relie.

Quel est ton rêve de colibri ?
Ce n'est pas un rêve mais mon idéal, à moyen terme ! C'est justement de construire une oasis à mon échelle. Avec plusieurs familles, nous avons un projet de lieu de vie. Nous souhaitons pouvoir y faire l'école à la maison, et que ce lieu soit une source de richesse pour nos enfants. Plus jeune, je m’imaginais dans un gîte à la campagne, à accueillir des gens, et où le lien à la Terre serait fort. Avec l’oasis, j’y ajoute la notion de vivre ensemble, de communauté. Je souhaite créer un jardin médicinal, me reconnecter à la Terre (je me lance cette année dans une formation de naturopathe) et surtout que notre projet nous permette de proposer des formations, que l'apprentissage ne soit pas cantonné aux enfants. Car je suis passionnée de rencontres et d’échanges, c’est ce qui me nourris, me donne l’énergie ! Le concept même de l'oasis réunit toutes ces possibilités : un lieu ouvert et de ressourcement pour tous !

Mon rêve serait que mon changement intérieur participe au changement du monde ! Imaginez, une humanité qui vive dans des oasis, une vraie (r)évolution des consciences !

Quel est ton meilleur souvenir de colibri ?
Toutes les rencontres que nous faisons avec le groupe local sont des moments formidables. Je me souviens des 1ères réunions, on débutait, et pourtant nous étions tellement nombreux ! Nous avons réalisé que nous avions une réelle capacité pour réunir de nouvelles personnes. C'est très fort de sentir que la connexion se fait naturellement et que l'on fait partie d'une communauté. Par exemple, j'ai cette sensation quand je commence une réunion en étant fatiguée, et que j'en ressors pleine d'énergie, nourrie par le groupe ! Avec le groupe local, ensemble, nous sommes une roue du carrosse, nous contribuons à faire avancer le mouvement.

Un épisode dont je me souviendrais : l'élection sans candidat des représentants du Collège des Groupes Locaux à la rencontre réseau en mai dernier*. J'ai moi-même été élue, j’ai été merveilleusement surprise d'avoir été choisie, car il s’agissait de ma 1ère rencontre réseau. Et en même temps, j’aspirais vraiment à ce mandat, comme une porte qui s'ouvre sur quantité de nouvelles choses, et qui me confortait d’être toujours bien sur mon chemin. Le moment le plus intense a été la célébration à la fin de l'élection. Il y a eu une sorte de câlin géant et je me suis retrouvée au milieu. J'étais enceinte à cette époque et je me suis sentie profondément reliée. Ce souvenir est très marquant pour moi, d'autant que je n'ai pas été élevée dans le contact charnel.

*L'élection de nouveaux représentants des Groupes Locaux s'était déroulée en mai 2015, lors d'une rencontre réseau au Domaine de Chardenoux (Saône et Loire).

A ce sujet, tu es représentante du Collège des Groupes Locaux au Cercle d'Orientation, comment vis-tu cet autre rôle au sein de l'association ?
J'ai accepté ce rôle car j'étais très curieuse de la gouvernance de Colibris. J'avais envie d'aller plus loin dans ma compréhension du mouvement. J'ai douté de réussir à tout conjuguer car j'étais enceinte. J'ai douté car c'était ma 1ère rencontre réseau, j'étais une des dernières arrivées. J'ai douté car j'allais beaucoup apprendre, mais allais-je beaucoup apporter ? J'ai pris conscience de mes limites, et j'ai choisi en ayant cela en tête.

Etre représentante me plaît beaucoup. Je suis une coordinatrice de groupe local débutante, alors j'ai un regard différent des autres membres de la Cellule des représentants du Collège des Groupes Locaux (CCGL)*, un peu innocent parfois. Faire partie de la CCGL m'a permis d'avoir une réflexion poussée sur le fonctionnement collectif, le travail en groupe. Je découvre énormément d'outils de gouvernance que je propose à mon tour au sein du Groupe Local d'Aubagne. Ce rôle me donne envie de transmettre ces modes de fonctionnement, de montrer qu'avec de la bienveillance, qu'en s'appuyant sur la Communication Non Violente, … c'est possible de vivre ensemble. La vie du Groupe Local a vraiment changé grâce à ces outils. J'ai maintenant envie de les partager encore au-delà ! Je suis depuis peu la secrétaire du Labo Parents Enfants, une association locale aubagnaise... Une nouvelle opportunité de partager ces outils !

* La Cellule des représentants du Collège des Groupes Locaux (CCGL) est le nom du groupe formé par les 6 élus du Collège des Groupes Locaux qui siègent au Cercle d'Orientation de Colibris.

Une citation ?
“Ecoute ton coeur. Il connaît toute chose, parce qu'il vient de l'Âme du Monde, et qu'un jour il y retournera.” Paolo Coelho, l’Alchimiste

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Commentaire de SéRANDOUR jean-pierre le 17 mars 2016 à 11:56

Beau témoignage, encourageant!

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