À l'approche des fêtes de fin d'année, certains d'entre nous sont habités par un mélange de joie, d'excitation presque enfantine et de douce nostalgie qui fleure bon le sapin et la cuisine familiale !

C'est ce que l'on appelle communément l'esprit de Noël. Une jolie expérience que d'autres individus ne font jamais. Pour eux, cette période ne se distingue en rien du reste de l'année. Quand ce n'est pas carrément le mois de la déprime et de tous les écœurements. Un passage à vide pour lequel les Anglo-Saxons possèdent une expression spécifique : le « bah humbug ». Se passe-t-il quelque chose dans le cerveau des premiers que celui des seconds ignore ? Voilà ce qu'a tenté de découvrir une équipe de chercheurs dirigée par le physicien médical Bryan T. Haddock, du centre hospitalier universitaire Rigshospitalet de Copenhague, au Danemark.

Pour y parvenir, les chercheurs, qui publient le fruit de leurs travaux dans le divertissant mais tout à fait sérieux numéro de Noël du British Medical Journal (BMJ), ont recruté vingt-six personnes en bonne santé, vivant toutes dans la région de Copenhague, mais ayant des relations différentes aux fêtes de fin d'année. Après quoi les chercheurs ont fait visionner à ces individus, placés sous IRM, une série de 84 images projetées dans des lunettes vidéo pendant deux secondes chacune, au rythme de six images liées aux fêtes de Noël, suivies de six images de la vie quotidienne, et ainsi de suite.

La technique employée, dite imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, permet de détecter les zones du cerveau activées durant ce test en se basant sur les variations de flux et d'oxygénation du sang qui y circule. Puis, à l'issue du test, chaque participant a renseigné un questionnaire sur ses traditions personnelles liées à Noël, son ressenti par rapport à cette fête et son appartenance ethnique. Enfin, à partir des résultats, les participants sont répartis en deux groupes de dix, l'un ayant pour coutume de célébrer Noël, et l'autre n'en ayant absolument pas l'habitude, de manière à rechercher des zones qui se seraient activées chez les premiers et pas chez les seconds.

Leurs conclusions ? Il semble bien que quelque chose de spécifique se produise dans le cerveau des personnes habitées par l'esprit de Noël. Précisément, lors du visionnage des images liées aux fêtes, les chercheurs ont noté cinq zones activées de manière plus intense chez tous les participants du groupe fêtant régulièrement Noël : les aires motrices primaire et secondaire du cortex gauche, les zones inférieures et supérieures du lobe pariétal droit, ainsi que l'ensemble des aires somatosensorielles primaires du cerveau.

Des zones qui ont été associées à des éléments aussi variés que le toucher, l'analyse de l'expression faciale des émotions, la capacité à s'oublier pour se tourner vers le monde extérieur et l'expérience de la spiritualité. Ainsi, pour l'équipe du Rigshospitalet, l'esprit de Noël réside bien dans notre tête, sous la forme d'un circuit cérébral intégrant des informations provenant de différentes aires du cerveau. Même s'il faudra bien sûr plus d'une seule étude scientifique pour le prouver, et pourquoi pas élargir le champ des recherches à d'autres fêtes, comme celle de Hanouka ou de l'Aïd.

Durand-Parenti

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Commentaire de JF@ le 20 décembre 2015 à 15:18
Commentaire de JF@ le 20 décembre 2015 à 7:40

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