L'université de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, a annoncé le 15 mars dernier une nouvelle à peine croyable : la grenouille plate à incubation gastrique - Rheobatrachus silus - pourrait bien "ressusciter" comme par science !

 

En effet, l'espèce, qui s'est éteinte pour des raisons environnementales dans le courant des années 1980 et a été officiellement déclarée disparue en 2001, pourrait bien revoir le jour prochainement. Ce sont des expériences de clonage, menées par les chercheurs du projet Lazarus pendant cinq ans, qui ont permis cet espoir scientifique. L'équipe du professeur Archer s'est ainsi servi d'embryons congelés et conservés dans les laboratoires depuis les années 1970. La méthode n'est pas sans rappeler celle employée pour l'expérience de la première brebis clonée en 1996, Dolly.

 

Afin de redonner la vie à cette espèce de grenouille éteinte, les scientifiques se sont donc servi d'embryons congelés qu'ils ont ensuite réimplantés dans un ovule "frais" de batracien actuel, Mixophyes fasciolatus. Les chercheurs australiens ont commencé par extraire le matériel génétique des cellules embryonnaires congelées pour l'introduire dans les ovules débarrassés de leur noyau d'une espèce de grenouille similaire.

 

Au bout de quelques jours, le miracle se produit ; l'embryon d'une grenouille à incubation gastrique a scientifiquement ressuscité ! Malheureusement, aucun têtard n'est parvenu à se développer par la suite, mais l'équipe a pu prélever le matériel génétique de l'embryon. Les chercheurs sont confiants et ont l'espoir de voir aboutir le processus prochainement. Le responsable du projet, Mike Archer, le confirme sur le site de l'UNSW (University of New South Wales) : "Nous sommes de plus en plus convaincus que les obstacles à venir sont d'ordre technologique, et non biologique, et que nous réussirons. Nous avons démontré les possibilités de cette technologie, qui pourrait être utilisée comme un outil de conservation, alors même que des centaines d'espèces d'amphibiens connaissent un déclin catastrophique."

 

Probablement en voie de "réapparition", la grenouille plate à incubation gastrique était une espèce de batracien très particulière. En effet, elle avait mis au point pour protéger ses oeufs une technique pour le moins étrange : elle les avalait. Une fois dans l'estomac, les oeufs provoquaient l'interruption du système digestif et donc l'arrêt de la production d'acide. Ainsi, durant une période de six à huit semaines, les embryons se développaient en toute sécurité avant de ressortir par la bouche de leur mère.

 

Rheobatrachus silus mesurait environ 5 centimètres de long, et les jeunes pouvaient mesurer jusqu'à 1,2 cm une fois leur métamorphose terminée, au moment où ils quittaient l'estomac maternel.

 

http://www.guardian.co.uk/science/shortcuts/2013/mar/18/scientists-...

 

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Commentaire de JF@ le 25 mars 2013 à 14:12
Commentaire de Men Darna le 25 mars 2013 à 14:03

Cela ne résoudra pas les problèmes d'ulcère gastrique des humanoïdes...Préserver 1 espèce tout en détruisant son environnement : Est-ce sensé ? Chronos avalait toutes ses progénitures, histoire d'éviter des crises de Conscience..?

Commentaire de JF@ le 25 mars 2013 à 13:45

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