S’inspirer de la vie collective des abeilles

 

Descendre de notre piédestal

 

S’inviter chez les abeilles est une excellente occasion d’appréhender concrètement l’étendue des services rendus par la nature et l’interdépendance totale des espèces vivantes entre elles. Car, cela vaut, évidemment, pour l’homo sapiens, vis-à-vis des autres espèces vivantes.

 

Alors que l’être humain s’est édifié un piédestal, au-dessus duquel il s’est pris à dominer la Nature, la tendance, extrêmement préoccupante, des évolutions biologiques et climatiques, présentes et à venir, lui commande d’atterrir au plus vite.

 

S’inspirer de ce qui a fait ses preuves

 

Notre idéal de vie moderne a des conséquences en chaine manifestement non anticipées et non maitrisées. Dans un déchainement d’activités insensées, nos modes de vie dévastent allègrement les écosystèmes et renverse l’équilibre climatique. A un rythme fou, cela remet tout bonnement en cause nos conditions d’existence sur Terre.

 

Avons-nous vraiment intérêt à continuer à bomber ainsi le torse, sur ce qui prend l’allure d’une hécatombe?

Pour les pragmatiques, dont je fais partie, il est nettement plus concevable de chercher à s’inspirer de ce qui a fait ses preuves en termes de durabilité dans les autres formes de vie sur Terre. Il y a peut-être encore le moyen d’y trouver une vraie source d’inspiration ?!...

 

Les principes du vivant

 

Le vivant est régi par un certain nombre de principes(1), dont nous ne sommes pas encore soustraits.

Entre autres :

  • Etre banché sur le milieu et réagir,
  • Utiliser efficacement les ressources,
  • S’ adapter aux changements de conditions,
  • Evoluer pour survivre.

 

Quelques aspects de leur déclinaison chez les abeilles

 

Les abeilles prospectent précisément et régulièrement leur environnement pour en avoir une perception fiable et actualisée. C’est le rôle des plus expérimentées des butineuses, que l’on nomme éclaireuses. Chez les abeilles, l’élite fait preuve des comportements des plus bienveillants à l’égard de la communauté…

 

Du rythme des naissances au choix des ressources prélevées, les activités de la ruche sont réalisées en parfaite connaissance des disponibilités et des besoins actualisés. L’intérêt collectif régule, en permanence les activités. Même, celle qu’on nomme si improprement la « reine » est soumise à cet impératif, régulant sa ponte en fonction des ressources disponibles. Et, les butineuses, libres de leur mouvement, ne ramènent pas ce que bon leur semble ; mais ce qui correspond aux besoins effectifs du moment, car, sison elles ne sont pas déchargées de leur provisions.

 

Un peu de bon science

 

Quand, au cours des deux siècles derniers, la science a élargi notre confort, notre espérance de vie et notre pouvoir, elle a été prise très au sérieux. Elle en devient presque une nouvelle religion !

Maintenant qu’elle nous annonce, gravement, que nous abusons de ce pouvoir et que nos conditions d’existence sont compromises, elle est mise de côté, conspuée.

 

Sans s’attarder sur le côté puéril de ce comportement, peut-on au moins pointer la contradiction, le manque de bon sens ?

 

Réhabilitons les sciences de la vie ! Ré-intérressons nous vraiment au vivant, pour en puiser l’impulsion qui nous fait défaut !

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