Saltuarius eximius du haut de Cape Melville

Des scientifiques australiens explorant un monde perdu dans le nord de l'île ont découvert trois espèces de vertébrés isolées depuis des millions d'années, dont un nouveau type de gecko à queue en forme de feuille !

 

Conrad Hoskin, de la James Cook University, et une équipe de télévision du National Geographic, ont été déposés par hélicoptère sur le plateau de Cape Melville, un relief fait de roches de granit empilées sur des centaines de mètres. Des études avaient été conduites par le passé dans les champs de roches au pied du plateau, mais le plateau lui-même, sur lequel s'élève une canopée dense et humide, reste mal connu et difficile d'accès. Le haut de Cape Melville est un monde perdu. Y découvrir ces espèces est l'oeuvre d'une vie, s'est réjoui Conrad Hoskin qui a donc ajouté à la classification des espèces vivantes un gecko longiforme pourvu d'une queue plate et d'une paire d'yeux globuleux.

 

Le petit reptile, endémique d'Australie, a été baptisé Saltuarius eximius (ce qui signifie exceptionnel en latin). Il mesure une vingtaine de centimètres et serait un survivant de temps immémoriaux où la forêt tropicale couvrait une surface importante du socle australien. D'aspect primitif, il est biologiquement très différent de ses cousins et représente la septième sous-espèce de geckos australiens. Les scientifiques, dont les travaux ont été publiés dans la revue Zootaxa, ont également identifié une nouvelle espèce de lézard à peau dorée qui peuple les sols mousseaux de la forêt tropicale, et une grenouille qui se réfugie, à la saison sèche, dans le dédale de roches où les températures sont fraîches et l'air saturé d'humidité.

 

Trouver trois nouveaux vertébrés serait déjà surprenant dans un pays relativement peu exploré comme la Nouvelle-Guinée, mais ça l'est plus encore en Australie qui a été assez bien défriché, a commenté Conrad Hoskin. L'équipe devrait repartir à Cape Melville dans quelques mois pour tenter de recenser d'autres espèces inconnues parmi les populations d'escargots, d'araignées et peut-être aussi de petits mammifères.

 

Les animaux de Cape Melville ont ceci d'incroyable qu'ils ont pu survivre des millions d'années dans le même habitat. C'est exceptionnel, a souligné Conrad Hoskin.

 

AFP

 

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Commentaire de JF@ le 28 octobre 2013 à 9:07

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