Site Seveso : 3 tonnes de poissons morts

Mercredi 3 juillet, un violent incendie s’est déclenché dans la station d’épuration d’Achères, dans les Yvelines, à la suite d’une explosion.

Son origine demeure pour l’heure inconnue, mais c’est déjà la troisième fois depuis le début de l’année 2018 qu’un tel incident se produit. Cette fois, jusqu’à 130 pompiers ont été mobilisés, et il a fallu plusieurs jours pour le maîtriser totalement. Or le site est important dans la région puisqu’il traite pas moins de 60% des eaux usées d’île-de-France. Il est par ailleurs classé Seveso 2, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un site industriel présentant des risques majeurs. En l’occurrence, ce sont des risques toxiques qui existent ici, du fait des produits utilisés.

Dans l’incendie, qui a provoqué un impressionnant dégagement de fumée noire, l’unité de clarifloculation de l’usine de traitement des eaux a été détruite. Mais surtout, pendant plus de deux heures, des eaux peu re-traitées ont été déversées dans la Seine, en aval du bâtiment. Des rejets “importants”, admet le gestionnaire du site. Conséquence directe de cet incident, de nombreux poissons ont été asphyxiés par ces eaux privées d’oxygène. Si le directeur du site, qui est géré par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP), Yann Bourbon a d’abord indiqué que quelques dizaines de poissons morts avait été retrouvés, il s’agit en réalité d’au moins trois tonnes d’animaux, rapporte Le Parisien. Pour éviter les nuisances olfactives et visuelles, l’entreprise incriminée a même dû mettre en place un système de ramassage des poissons morts.

Comme l’a annoncé samedi 6 juillet le SIAAP qui gère donc le site, le traitement des eaux usées est désormais revenu pratiquement à la normale.

En revanche, il faudra “quelques jours”, de son aveu même, pour que le taux d’oxygène dans le milieu revienne à son niveau normal. Le gestionnaire explique que les fortes chaleurs du moment en Île-de-France et le faible débit du fleuve lié au manque de précipitations rendent plus lente la dilution des rejets d’eaux liés à l’incendie dans la Seine. Alors que les critiques des défenseurs de la nature et des dirigeants politiques locaux commencent à poindre, le SIAAP assure “préserver au maximum l’environnement” et demeurer en lien avec “les autorités compétentes et les élus de communes riveraines”.

Guyonnet

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Commentaire de JF@ le 9 juillet 2019 à 7:35
Commentaire de JF@ le 9 juillet 2019 à 7:35

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