Les jeunes mésanges ont plus de difficultés à passer le cap de la première année en ville, mais une fois adultes, elles semblent plus robustes que leurs congénères des champs !

Les joues sont blanches, le dos tire sur le vert et le ventre est d'un jaune acidulé, le tout entouré de noir. Les mésanges charbonnières font partie de nos paysages. En Europe bien sûr mais aussi en Afrique ou en Asie. Placées sous surveillance par l'Union internationale de la conservation de la nature (niveau préoccupation mineure) ce petit oiseau qui nous est familier n'a pas toujours une vie facile, surtout s'il la débute en ville. Pourtant les grandes cités peuvent être attractives pour ces oiseaux de la taille d'un moineau. Ils n'ont en effet pas beaucoup à chercher pour s'alimenter. Mais, revers de la médaille, ils subissent comme les humains la pression de l'environnement urbain.

Les chercheurs de l'université de Lund (Suède) qui se sont penchés sur le sort de ces mésanges ont trouvé des inconvénients à cette situation mais aussi des avantages. En comparant des oisillons et des mésanges adultes à leurs congénères vivant à la campagne, les scientifiques se sont rendu compte que les oiseaux citadins avaient plus de difficultés à survivre la première année de leur existence. Mais, s'ils réussissent à passer ce cap, ils se révèlent alors plus robustes que ceux de la campagne.

«Il semble que les différents facteurs de stress de la ville n'affectent pas la survie des mésanges adultes comme ils affectent celle des oisillons» explique Pablo Salmon jeune chercheur en biologie à l'université de Lund, dont les travaux sont publiés dans Proceedings of the Royal Society B.
De plus, les chercheurs se sont penchés sur les télomères (extrémité des chromosomes) de ces petits oiseaux. et ils ont réalisé que plus ils étaient longs, plus la mésange avait une chance de vivre longtemps (même si l'on parle de quelques années). Les chercheurs ont également observé cette corrélation chez les oiseaux de la campagne, mais l'effet est bien moindre que pour leurs congénères des villes.


Reste à savoir pourquoi : Qu'est-ce qui fait que les juvéniles avec des télomère plus courts s'en sortent moins bien en ville ? La nourriture abondante mais de mauvaise qualité, la pollution de l'air ou encore l'absence de nuit noire à cause des éclairages urbains ne peuvent qu'aggraver la situation précisent les chercheurs.

Court

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Commentaire de JF@ le 17 septembre 2017 à 7:13
Commentaire de JF@ le 17 septembre 2017 à 7:13

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