SUPERTRASH - SORTIE NATIONALE LE 9 OCTOBRE. A VOIR... POUR AGIR !

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« Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire d' un film qui nous parle d'une décharge ? » nous direz-vous ? La réponse est simple. Cette décharge, c'est nous. Elle est à notre image. Elle traduit nos habitudes de consommation. Ces objets que l'on achète, que l'on consomme au nom d'un bien-être souvent contrefait et dont on se débarrasse sans vraiment savoir où ils atterrissent. Et puis il y a les réalités du terrain dont on ne soupçonne même pas l'existence. SUPERTRASH nous fait entrer dans le monde d'une décharge par la petite porte pour nous faire ressortir par la grande, celle des solutions et de la solidarité citoyenne.

« Ce film invite à une prise de conscience urgente pour la Planète et les Hommes ». C'est en ces termes que, Philomène, productrice de SUPERTRASH et mère du réalisateur, ouvre l'avant-première parisienne du film. Cette préface suffit amplement à tendre une oreille plus qu'attentive. Les lumières s'éteignent, le film commence.

Son fils, Martin Esposito, ancien champion de surf, a délaissé ses plages hawaïennes pour la décharge en plein air de Villeneuve-Loubet, et camper à proximité dans son cabanon d'enfance. Cet amoureux de la nature, complètement dépassé par sa réalité locale, a décidé de lever le voile sur une triste réalité de l'Hexagone dont on se préoccupe pas tant qu'on a pas mis le doigt dessus. Martin y met ses mains, y plonge ses pieds, y salit sa caméra, y affermit son âme. Pendant 18 mois, il arpente sans relâche les sillons de la décharge, s'effondre, se relève, repart. Il respire les vapeurs toxiques, décortique chaque facette de notre consommation, interroge les ouvriers sur les pratiques du milieu, explore les moindres recoins tel un savant fou avant de s'isoler dans son cabanon comme un sage meurtri. Si malgré tout il trouve le courage d'y rester... c'est dans l'espoir de mieux nous interpeller. Et il y parvient car son film est tout à la fois preuve d'amour à la terre, merveille de résilience, peinture fidèle de notre société, remise en question artistique et appel de détresse à tous les Français.

De soupirs en sourires, la séance se termine. Applaudissements nourris. Remerciements. Éloges. Silence méditatif. Long silence méditatif. Peu à peu les mains levées réclament la parole. Piqués par la curiosité, troublés par le film, les spectateurs interrogent Martin Esposito : « Qu'en est-il de la loi ? » « Devons-nous toujours procéder au tri sélectif ? » « Quelles alternatives à l'obsolescence programmée ? » « Ne faut-il pas remettre en question notre société de consommation ? » « Il faudrait changer notre comportement, non ? » Les invitations répétées du réalisateur au buffet offert par Biocoop n'y font rien. Les spectateurs sont avides de réponses. Biodiversité, changement des mentalités, gestion des déchets, solutions locales, les thématiques se suivent. L'éveil de la conscience collective s'opère. SUPERTRASH vient une nouvelle fois d'atteindre son but. Biocoop peut enfin nous recevoir et les échanges se poursuivre.

Face à certains commentaires aussi solidaires qu'indignés, Martin se montre ni accusateur, ni moralisateur. Il prend soin de préciser : « C'est un film pour, pas contre. Je souhaite simplement éveiller les consciences. » Vu l'éventail de notre société de consommation, les illustrations ne manquent pas. Mais Martin prend aussi le temps de montrer combien la terre, l'eau, les arbres, les oiseaux souffrent en silence parce qu'ils sont en fin de chaîne et ne s'en remettent pas ou alors, que très difficilement.

Pourtant, on ne tombe pas dans une sinistrose aiguë. Depuis que Martin parcourt la France avec son équipe, la presse le suit et le public le reçoit très bien. Il adhère à son message. Il se montre sensible à sa volonté de bien faire, à sa confiance naturelle, à sa simplicité. Il va même jusqu'à reconnaître l'intransigeance qui anime Martin dans sa quête de solutions et la saluer. Mieux encore, le public qui pêchait jusque-là par ignorance, soutient sa campagne de crowdfunding, lui tend la main et s'implique. C'est maintenant à l'échelle nationale que les citoyens l'encouragent ou lui proposent des solutions viables. Martin leur en est reconnaissant et c'est pourquoi, en parallèle à la sensibilisation et une pétition pour notre Président dont nous parle Reporterre, il se penche sur la pédagogie collaborative et place sur son site des liens vers des alternatives concrètes au problème soulevé par son film. Les solutions affluent, notamment sur sa page Facebook. Et ça n'est que le début... Le film SUPERTRASH sort en salle le 9 octobre.  

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