Taxez le bétail, pas seulement les carburants !

Il s'agit d'un devoir envers notre planète et les générations futures !

Une étude publiée le 10 octobre 2018 dans la revue Nature a analysé l’impact environnemental que produit notre régime alimentaire et les risques associés. En effet, notre régime alimentaire a un impact massif sur l’environnement et sur l’accélération du dérèglement climatique. Le constat est sans appel, ce mode d’alimentation n’est plus tenable.

Les modes de vie et de consommation sont les premiers ciblés par cette nécessité de transformation. Les scientifiques à l'origine de l'étude préconisent notamment un nouveau mode alimentaire qualifié de « flexitarien », signifiant une forte réduction de viande et de poisson et davantage de légumes, de noix et de végétaux.La problématique avait déjà était soulevée par l’ONU. Toutefois, l’étude publiée dans la revue Nature croise des données issues de nombreux pays et met en lumière des chiffres alarmants.

La réduction de la consommation de viande aurait les effets suivants :

- Réduire les émissions de GES,

- Réduire la pollution de l'air et de l'eauEnrayer la déforestation et les pénuries en eau,

- Éviter la destruction de la faune et de la flore aquatiques touchées par les pollutions liées à l’usage d’engrais.

L’élevage intensif est responsable de la pollution à l’ammoniac, encore sous-estimée à l’échelle mondiale ainsi que de très lourdes émissions de GES. La production agroalimentaire a émis 5,5 milliards de tonnes de Gaz à effet de serre (GES) en 2010 : cela équivaut à onze fois les émissions totales de la France ou huit fois celle du Canada. Les prédictions à l’horizon de 2050, compte-tenu de la croissance démographique mondiale, donnent à voir une insoutenable évolution de 30% émissions de GES. Depuis cinquante ans, rappelle l’étude, la consommation de viande est passé de 75 millions de tonnes à 300 millions de tonnes/an. La production de viande se fait aussi au détriment des forêts, car la déforestation sert à l’élevage intensif.

C’est le cas en Amazonie, où 75% des zones déforestées sont devenus des nouvelles régions agricoles dont les sols sont dédiés à l’élevage ou bien à la culture céréalière pour nourrir le bétail. Réduire l’élevage intensif permettrait de ne pas détruire notre potentiel à nourrir les quelques 10 milliards d’êtres humaines qui peupleront la Terre dans les 30 prochaines années.

Selon les auteurs de l’étude, les pratiques agricoles et les modes de vie doivent changer bien plus vite que ne s’accroit la population mondiale.

lemonde

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Commentaire de JF@ le 18 janvier 2019 à 5:42
Commentaire de JF@ le 18 janvier 2019 à 5:41

JF@

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