Bonjour les amis,

Voici ci-dessous un texte rédigé par Philippe Derudder, André-Jacques
Holbecq, ainsi que par les membres du GRESSO (Groupe de Recherches
Économiques pour un Système SOciétal).

Ce texte est développé dans le livre "Une monnaie nationale complémentaire"
à paraître le 9 février 2011
http://www.yvesmichel.org/webmaster/espace-economie-alternative/une...
que j'ai eu la chance de pouvoir lire en avant-première.

Dans le contexte difficile de la situation actuelle, cette proposition me semble apporter un cadre de solution juste et crédible.

Cette proposition a, de plus, le mérite de ne pas s'opposer au système économique actuel mais de construire, en complément, un autre système économique avec des objectifs différents.

La vocation de ce nouveau système économique complémentaire n'est pas la recherche de l'équilibre ou du profit financier mais celle du «bénéfice sociétal ».

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez vous rendre à la page :
http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS-18points
où vous retrouverez le texte ci-dessous complété du projet rapidement esquissé et résumé en 18 points, d'une structure nommée "Entreprise à Mandat Sociétal".

Une proposition développée de ce projet se trouve à la page :
http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS

===================================================================================================

"Le système marchand actuel répondant à la logique du marché est confronté à des limites que sa seule logique empêche de dépasser:
• Malgré une croissance constante, le chômage reste à un niveau élevé, les plus pauvres dans le monde sont plus nombreux et plus enfoncés dans la misère que jamais auparavant.
• La précarité, la marginalisation et l’exclusion qui en résultent génèrent une fracture sociale grandissante..
• La seule réponse du système se trouve actuellement dans une croissance forte, mais les effets d’une telle croissance sont d’une part amputés ou annihilés par l’amélioration constante de la productivité, et d’autre part incompatibles avec les exigences écologiques auxquelles l’humanité est confrontée.
• Toutes les analyses s’accordent à dire que les modes de production et de vie des pays industrialisés ne sont pas transposables à l’ensemble de la planète.

Alors que faire ?

« La critique est aisée, mais l’art est difficile ». Des visions de sociétés plus idéales ont déjà fleuri ça et là, mais comment incarner l’Utopie (au sens noble du terme) sans sauter du train en marche ? Il n’est pas nécessaire d’être bien grand devin pour prévoir qu’il n’y aura bientôt plus de gagnant puisque riches et pauvres sont embarqués sur le même vaisseau Terre, que le vaisseau souffre, craque, prend l’eau dangereusement et entraînera sans distinction, s’il vient à sombrer, matelots et capitaine, passagers de premières et passagers clandestins.

Nous proposons un trait d’union, une démarche de réconciliation, un pacte fondé sur la reconnaissance de ce qui est, dans le respect mutuel du choix de chacun. Il ne s’agit pas de remplacer un système par un autre.
Concrètement, cela se traduit par l’introduction d’un espace économique nouveau, (complémentaire au système économique existant) que nous appelons « ECS » (Espace Complémentaire Sociétal). Son originalité ?
Sa vocation n’est pas la recherche de l'équilibre ou du profit financier mais celle du « bénéfice sociétal »

La vocation de l’ECS : résoudre, indifféremment de leur coût financier, les problèmes humains et écologiques que la seule logique capitaliste libérale est incapable de traiter par la nature même du droit des entreprises et des systèmes comptables, et orienter les modes de production et de vie vers un modèle soutenable au niveau planétaire.

Cet « espace » a vocation prioritaire de créer des activités qui n’existent pas encore, en particulier les services qui font cruellement défaut pour permettre à tous une vie digne sur une planète respectée. Le champ est donc immense, ouvert à l’expression des besoins que révèlera une enquête nationale, et qui susciteront des vocations chez beaucoup de personnes qui aujourd’hui cherchent un travail à reculons, ne se reconnaissant pas dans la logique du système actuel; sans parler de celles qui ont déjà un projet sociétal mais qu’elles ne peuvent mettre en œuvre parce qu’il n’est pas « rentable ».

Précisons encore un point d’une grande importance. Le projet que nous allons décrire est conçu pour une mise en œuvre nationale, parce que le porter au niveau européen dès à présent risquerait fort de le voir s’embourber à jamais. Nous voulons miser sur la valeur d’exemple qu’une réalisation de ce genre, dans notre pays, pourrait avoir sur le reste du monde. Ne voyez donc à aucun moment le désir de nous replier frileusement derrière nos frontières. Nous ne visons pas à créer un décalage par rapport aux autre pays de l’Union européenne et du monde pour en tirer un avantage concurrentiel quelconque. Nous souhaitons que les autres nations, à commencer par celles qui composent l’Union européenne, s’engouffrent dans la voie ainsi tracée ce qui permettrait d’après nous de répondre de façon appropriée, efficace et rapide aux grands enjeux de notre temps."

Texte rédigé par Philippe Derudder, André-Jacques Holbecq, ainsi que par les membres du GRESSO (Groupe de Recherches Économiques pour un Système SOciétal).

Vues : 77

Commenter

Vous devez être membre de Colibris pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Colibris

© 2020   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation