La branche du textile pourrait connaître le même engouement que l'alimentation en matière de «fairtrade», estiment les experts !

Il est difficile pour un consommateur de savoir dans quelles conditions et où un vêtement a été fabriqué. Avant qu'il n'arrive dans les étals d'un magasin helvétique, un t-shirt traverse 20'000 kilomètres en avion et consomme plus de 2500 litres d'eau. Le coton peut provenir des Etats-Unis, être tissé en Inde, coloré en Indonésie, puis cousu en Europe de l'Est. Les boutons émanent de Chine et la doublure de France. Enfin, l'habit terminé peut être vendu en Suisse, souvent à un prix des plus bas. C'est pour permettre au consommateur de s'y retrouver et d'apporter de la transparence dans la fabrication de textiles, qu'en 1981, l'entrepreneur Robin Cornelius créait Switcher. A l'époque, la marque à la baleine faisait œuvre de pionnière.

Depuis, la prise de conscience pour des vêtements fabriqués de manière équitable et durable n'a cessé de croître. Malgré une branche qui fait face à d'importantes difficultés, les experts estiment que ce créneau est en constante croissance. La faillite de Switcher vient de difficultés de management internes à l'entreprise et non d'une baisse de la demande pour ce genre de produits, selon eux. En matière d'alimentation, les consommateurs ont changé leur façon de penser. Ils font toujours plus attention à l'origine et à la fabrication des produits. Cette tendance devrait aussi se réaliser dans le secteur de l'habillement, relèvent les experts du secteur. D'ailleurs, les grandes marques surfent sur la vague. H&M a par exemple développé une collection «consciente». Coop, de son côté, a lancé il y a 20 ans sa gamme Naturaline, qui propose des vêtements équitables, et qui connaît un chiffre d'affaires en croissance.

La demande dans ce segment devrait continuer à représenter à moyen terme une partie du marché textile, estiment les organisations faîtières de la branche, même si elles ne donnent aucun chiffre concret à ce sujet. Il reste aussi qu'en matière d'habit, la mode reste le principal argument de vente. La mention durable et sociale ne suffit pas, estime Michael Zäch, co-fondateur de la start-up Carpasus, qui fabrique des chemises pour hommes équitables.

«Le consommateur n'achète pas seulement une chemise parce qu'elle est produite de manière durable. La qualité et le design doivent le convaincre en premier».

ats/nxp

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Commentaire de JF@ le 27 juin 2016 à 8:02
Commentaire de JF@ le 27 juin 2016 à 7:57

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