Le confinement imposé à cause de l'épidémie de Covid-19 profite malheureusement aux voleurs !

À Vidauban (Var), près de Draguignan, deux apiculteurs voisins ont vu 276 de leurs ruches disparaître en une seule nuit la semaine dernière. Ce weekend a vu des tentatives d'intrusions dans des terrains abritant des ruchers. Les gendarmes enquêtent, mais les indices sont minces.

« Je suis installé ici depuis six ans et j'ai toujours été en sécurité pour laisser travailler mes abeilles dans un environnement top. Et là, en quelques minutes, ils ont cassé tout notre boulot de la saison. » Mathieu Picavet, installé à Embrun (Hautes-Alpes), avait l'habitude, une fois l'hiver arrivé, de « poser » ses ruches sur un terrain concédé par l'Office national des forêts (ONF) en bordure de Vidauban. « Au soleil et plus au sud, les conditions sont meilleures pour les abeilles et la production est plus importante ». Mais, au petit matin, il a découvert que 96 de ses ruches, sur un total de 350, avaient été dérobées dans la nuit.

Même constat chez son « voisin de territoire », Frédéric Monnet, originaire du Queyras : « Sur mes 450 ruches, 180 se sont envolées », raconte-t-il. « J'ai été alerté sur mon téléphone car les ruches disposent d'une petite balance qui permet de savoir quand elles sont pleines de miel, donc lourdes. Inversement, si le poids baisse, c'est qu'il se passe quelque chose de bizarre et un signal est envoyé. » Pour lui, deux ruchers ont été entièrement vidés. Les deux apiculteurs ont déposé plainte à la gendarmerie des Arcs-sur-Argens. Pour l'instant, des auditions d'habitants ayant pu être témoins de déplacements nocturnes ont eu lieu mais aucune piste n'est privilégiée. Seul espoir pour les deux apiculteurs : leur terrain n'est accessible que par une seule route de campagne et celle-ci passe inévitablement par le centre de la commune. Et là, des caméras de surveillance enregistrent tous les passages de véhicules.

Le préjudice est grand pour les deux professionnels : « Une ruche coûte, en moyenne, 300 euros. Chaque ruche peut être revendue ou divisée en plusieurs essaims qui s'échangent à 150 voire 180 euros l'unité. Vous imaginez le business que les voleurs peuvent se faire ? » analyse Frédéric Monnet, en colère. « Sans compter qu'une bonne partie de la production est perdue pour cette année : entre 1,5 et 2 tonnes de miel en moins… » ajoute Mathieu Picavet. Tous deux estiment leur préjudice total à 100 000 euros chacun.

Dans l'arrière-pays varois, la surveillance des ruchers a été renforcée car le miel devient une production enviée. Il n'est d'ailleurs pas exclu qu'une bande organisée sévisse actuellement dans le sud de la France, profitant du confinement actuel, pour investir les ruchers la nuit.

Andrésy

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Commentaire de JF@ le 9 avril 2020 à 7:34
Commentaire de JF@ le 9 avril 2020 à 7:33

JF@

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