Angers, 14h20, 15 janvier 2012

 

Alors que j’attends le train de retour vers Paris, je vais tenter de faire le tri dans tout ce que j’ai entendu et vu lors de ce week-end afin de faire un compte-rendu de ces Rencontres nationales des producteurs et consommateurs en AMAP initiées par Daniel et Denise Vuillon et organisées par les AMAP d’Angers et Maine et Loire des Pays de Loire les 14 et 15 janvier 2012 au lycée agricole du Fresne à St Gemmes sur Loire à côté d’Angers.

Avertissement : les notes ci-dessous sont le reflet des discussions, suggestions et retours d’expérience des uns et des autres. Elles ne constituent pas une REGLE A APPLIQUER, mais peuvent nous servir à réfléchir à ce que nous avons mis en place, et à considérons s’il est nécessaire de faire des ajouts ou des modifications.

Plan du compte-rendu :

- Environnement des rencontres

- Plan des deux journées

- Constat/problématique/objectifs

- Résultats des 4 ateliers (1- Fonctionnement des AMAP // 2- Essaimage et réseaux // 3- Perspectives après 10 ans // 4-Obligations respectives)

- Réponses aux questions posées par Eric, Ewan, et membres du Bureau

- Paroles marquantes entendues

- Profils des producteurs/consommateurs participants aux rencontres

- Coordonnées de certains producteurs/consommateurs

- Quelques réflexions personnelles/recommandations

 

 

ENVIRONNEMENT

Deux très belles journées bien fraîches d’hiver, ensoleillées, dans le cadre d’un très beau lycée agricole situé sur une colline dominant la (très belle) Maine. 120 participants inscrits débattant dans l’amphithéâtre du Lycée. Débats menés par les militants des réseaux AMAP du Maine et Loire, consommateurs et producteurs locaux, dont Jean, Patrice, Yvonnick, Céline, Alain et Francine, notre point de contact pour la coordination logistique qui a fait un travail merveilleux d’efficacité. Le tout autour de Daniel et Denise, présents tout en douceur.

 

PLAN DES DEUX JOURNEES

Samedi : 9h15-18h, dimanche 9h30-12h15, avec un bon repas bio au milieu servi par le personnel du Lycée dans le restaurant

Samedi :

-         Présentation de chaque participant(e) en quelques minutes, racontant qui il/elle est, son projet et pourquoi il/elle est là

  • Les thèmes/idées force des participants sont notés et regroupées en thèmes qui formeront la trame de 4 ateliers l’après-midi

-         Repas

-         Fin des présentations individuelles

-         4 ateliers :

  • Fonctionnement des AMAP
  • Essaimage et réseaux locaux
  • Perspectives après 10 ans
  • Obligations respectives

-         Restitution des ateliers par un binôme producteur/consommateur

-         18h30 cérémonie officielle avec discours et élus locaux

-         Soirée conviviale

Dimanche :

-         Approfondissement de plusieurs thèmes en écoutant des présentations d’expériences, suivi de Questions/Réponses (NB : j’ai intégré ces éléments-là dans les résultats des ateliers car c’était le prolongement)

  • Financements solidaires
  • Expérience du réseau RenAMAP en Alsace
  • CREAMAP

-         Fin du colloque et repas

 

CONSTAT DE DEPART / PROBLEMATIQUE DES RENCONTRES / OBJECTIFS

-         10 ans après, les AMAP sont-elles en progression ? en déclin ? les AMAP sont-elles en situation de précarité ou installées pour durer ?

-         Se retrouver entre producteurs et consommateurs pour faire le point : un pari

-         Garder la flamme et la spécificité du concept : partenariat innovant visant 2 objectifs : bien manger & avoir toujours des producteurs

-         Existence des mêmes problèmes et des mêmes problématiques partout, les différences étant les problèmes techniques selon les filières

-         Entre 1990 et 2010 : 3 paysans sur 4 ont disparu (ce sont les petites et moyennes exploitations qui disparaissent) – 1 paysan se suicide chaque jour en France en moyenne

-         Il reste 500.000 fermes en France, soit 600.000 paysans dont 27% de femmes – 1 ferme sur 5 (100.000) commercialise en vente directe. Sur ces 100.000 fermes, 5.000 sont en AMAP, soit 6.000 paysans sont en AMAP

-         Pour absorber le coût d’un salarié, il faut fournir 40 paniers

-          Le concept n’est pas facile, mais il est certain qu’il marche, à condition que les jeunes maraîchers soient compétents

-         On doit faire davantage savoir ce que nous faisons

-         Les 10 ans ont prouvé l’efficacité du concept

-         Certaines AMAP sont 100%, d’autres non – la plupart sont de petites exploitations, mais il y en quelques grandes

-         L’AMAP est un outil pour changer les consciences

-         L’AMAP est une manière de pérenniser l’agriculture et de montrer qu’un modèle agricole est possible

 

ATELIER 1 – Fonctionnement des AMAP

-         La présence L’implication du producteur dès le démarrage du projet d’AMAP

-         Sa présence aux distributions est considérée comme essentielle:

  • Explique comment il travaille et ce qu’il vit

-         Cette présence est importante dans la durée

-         Le producteur participe directement à la sensibilisation : il est le mieux placé pour expliquer ses besoins

-         la Communication/l’animation par le producteur est essentielle :

  • ce n’est pas son premier métier MAIS ça s’apprend
  • le producteur sait produire mais on ne lui enseigne pas comment communiquer/animer dans son cursus
  • c’est une tâche de tous les jours
  • comment communiquer :
    • la présence directe
    • la lettre du jardin où il raconte directement ce qu’il fait et ce qui se passe sur sa ferme : la lettre/e-mail peut être hebdomadaire, mensuelle…
    • se voir, se rencontrer, au moment des distributions mais aussi en dehors : organiser/renforcer les convivialités
    • organiser des ateliers : désherbage avec un peu de convivialité, etc…
    • planifier les tâches sur l’année longtemps à l’avance pour permettre aux Amapiens de s’organiser
    • proposer des spectacles sur la ferme
    • Créer un site réservé aux Amapiens
    • Peut  noter ce qu’il fait chaque semaine pour répondre à deux objectifs :
      • Informe / sensibilise les Amapiens
      • Historique de production / organisation
  • Ne pas trop laisser tout à faire au groupe de consommateurs : si le producteur se dégage de la distribution, il faut qu’il travaille à maintenir le lien direct – rôle direct à jouer par le producteur dans l’AMAP – ne pas laisser la distribution au seuls Amapiens

-         Quelle forme doit prendre l’AMAP ?

  • Structure associative formelle  ou collectif informel ?
    • Pas de règle : nombreuses situations différentes
      • Association si ça répond à un besoin
      •  L’une ou l’autre forme sont appropriée si le lien direct entre producteur/consommateurs est assuré – l’équilibre (pouvoir) entre producteur et consommateur doit assuré au cœur de l’AMAP
  • AMAP doivent être portés par des citoyens individuels pour être autonomes

-         Animation de la liste d’attente :

  • Faire accéder à un panier pendant les vacances
  • Peuvent prendre d’autres contrats (fromages, œufs, etc…)

-         Un AMAPien qui s’en va s’engage à trouver quelqu’un pour le remplacer : engagement à maintenir cette ferme dont je suis le partenaire => responsabilité du mangeur comme partenaire

-         Accueil des nouveaux adhérents : Favoriser la rencontre du producteur

  • Livret d’accueil
  • Formalisation écrite des engagements
  • Liste des coordonnées des producteurs
  • Chartes
  • On cible la douzaine de nouveaux adhérents et on organise une réunion d’une heure juste pour eux, pour qu’ils rattrapent leur retard ou on les invite à une distribution de l’Amap marraine la plus proche. 

 

ATELIER 2 – Essaimage et réseaux

Thèmes abordés :

-         Installation - Partage d’expérience - Parrainage

  • Transmission des valeurs via deux binômes
    • « nouveau producteur/producteur référent »
    • « nouveau consommateur/consommateur référent »

Réunion à 4 pour fixer les bases de la nouvelle AMAP

Il est essentiel de partir de bonnes bases

  • Le producteur référent (parrain) est essentiel pour producteur – seul un paysan peut convaincre un autre paysan
  • Equilibrer le pouvoir producteur—consommateur – pas de pouvoir de l’un sur l’autre

-         Rôle des réseaux

  • Essaimer
  • Structurer
  • Accompagner, désigner les référents (producteur et consommateur)
  • Créer des réseaux de manière horizontale et pas pyramidale
  • Assurer la parité producteur/consommateur : un « collège de producteurs » et un « collège de consommateurs »
  • Il n’apparaît pas approprié d’avoir des salariés permanent dans un réseau
  •  Il n’apparaît pas approprié de faire la course aux subventions
  • Le réseau peut être formel (association) ou informel (collectif)

 

ATELIER 3 – Perspectives 10 ans après

Thèmes abordés :

-         Financements solidaires

  • Emprunts réalisés auprès des Amapiens :
    • Certains emprunts sont avec intérêts (2%) : inconvénient de devoir déclarer le revenu des intérêts sur la déclaration fiscale
    • Certains emprunts sont sans intérêt
    • Mise en place d’un collectif en dehors de l’AMAP avec un gérant et un trésorier (qui ne sont pas ceux de l’AMAP), un système de parts de 100 euros, remboursement en plusieurs années, compte annexe ouvert par le producteur sur lequel le gérant et le trésorier ont procuration, obligation de souscrire 5€ au collectif pour les frais
      • è donne des occasions de partage
      • è les enfants ont même participé
      • Autre alternative : emprunt a fait l’objet de reconnaissances de dette
      • Autre alternative : emprunt remboursé par déduction du prix du contrat sur 3 ans
  • Collectif de producteurs se sont rassemblés pour prêter 8000€ à un producteur en difficulté, avec obligation de remboursement mais conscience qu’ils peuvent perdre leur argent
  • Collectif de producteurs ont fait un pot commun pour faire face à d’éventuels aléas, avec obligation de remboursement mais conscience qu’ils peuvent perdre leur argent
  • Achat collectif de terres (projet Cata 33 en Gironde) :
    • Groupe de travail de 10 personnes ont mené le projet sur 2 ans, avec l’aide bénévole d’un juriste et d’un notaire
    • Création d’une SCI par les Amapiens + SCI par le producteur (avec sa famille)
    • 200.000 euros réglés pour l’achat de la terre, des bâtiments et du matériel (80.000€ par 365 Amapiens)
    • Objectifs : en plus de résoudre la question de la maîtrise foncière, il était de démontrer la viabilité et d’impliquer les citoyens
    • Ont passé un an à rédiger les statuts, envisager tous les cas de figure juridique, etc.
    • Beaucoup de communication/information – petits déjeuners organisés au cinéma d’art et d’essai local
  • Don pour l’achat de matériel grâce au fond de solidarité (cotisations) et plus pour ceux qui le peuvent

 

  • Pour info, au Japon, les terres nourricières (10% du territoire) sont classées « terres nourricières » pour l’éternité, ce qui empêche la spéculation

-         Evolution de la charte

  • Faut-il faire évoluer la charte pour répondre à la tendance aux multiples producteurs ? (pas de réponse)

-         Réseau CREAMAP : Centre de Ressources pour l’Essaimage des AMAP en France

-         CREAMAP, nom de famille  donné par Denise Vuillon, la maman de CREAMAP

  • Association pilotée par Daniel et Denise Vuillon, créée depuis qu’ils sont sortis des instances historiques, qui leur permet de continuer d’essaimer, d’accompagner la création d’AMAP en France et à l’étranger
  • L’association fait intervenir des référents producteurs et consommateurs pour accompagner la création, conseiller etc…

 

ATELIER 4 – Obligations mutuelles

Thèmes abordés :

-         Prix juste :

  • Différences importantes dans la pratique :
    • de nombreux paniers entre 15€ et 20€ mais beaucoup se retrouvent en situation difficile/précaire
    • Le bon niveau semble être au-dessus de 20€ (ce qui est au-dessus de 20€ représente la rémunération du producteur
  • L’objectif
    • pour le consommateur : faire vivre le producteur décemment
    • pour le producteur : vivre de son travail et jouer un rôle social
  • assumer les risques, confiance, solidarité
  • quantité du panier peut varier du simple au double sur l’année : communiquer plutôt sur les quantités totales produites
  • ne plus parler de prix du « panier », mais prix de la « part de récolte »
  • producteur doit définir un prix juste pour être rentable
  • peut organiser une réunion annuelle des producteurs d’une région pour mettre leurs tarifs en cohérence et éviter les gros écarts :
    • permet de « faire bloc » quand il y a un problème
    • c’est beaucoup de temps passé en réunion mais on évite ensuite de perdre du temps en polémique
  • Prix juste du panier = Prix à payer pour qu’un paysan existe – c’est le prix du travail et le prix des charges pour produire
  • La méthode doit être la même pour tous les producteurs mais s’appliquer au cas par cas selon les caractéristiques des exploitations
  • Il faut bien faire le lien entre le temps de travail et le produit è le producteur ne doit pas s’épuiser
  • La rémunération ne doit pas être inférieure à la rémunération moyenne des français -- cette rémunération doit être attractive pour y attirer des jeunes
  • « Si on fait vivre un paysan, on a fait sa part » (Daniel Vuillon)

-         Transparence

  • Pour le producteur :
    • Expliquer ses charges, ses coûts
    • Indiquer ses revenus
    • Informer sur ses pratiques
    • Rôle clé à jouer
    • Montrer la qualité du produit
    • Distribuer le planning annuel des récoltes, sans indiquer la quantité
    • Bilan tous les 3 mois et bilan annuel, permet d’expliquer les problèmes et de trouver ensemble des solutions

-         Communication et animation par le paysan

  • Le producteur a un rôle d’animation qui est essentiel
  • Producteur doit maintenir le lien direct et pilote la communication
    • Organiser des visites du jardin, accueillir les nouveaux
    • Présence aux distributions
    • Ecrire sur ses productions
    • Proposer de faire des animations ensemble (soupes, galettes, ateliers…)
  • Il faut maintenir la flamme pour :
    • Accueillir les nouveaux Amapiens
    • Pallier l’essoufflement des premiers pilotes
  • Il faut se former les uns les autres

-         100% AMAP ou pas (longues discussions car disparité des modèles)

  • La justification du prix du panier est plus facile quand c’est 100% AMAP
  • 100% AMAP : on partage les moments où il y a beaucoup avec les moments où il y a moins, et on s’assure qu’il y ait beaucoup tout le temps si on a su transformer quand il y avait beaucoup – on a perdu les habitudes de transformation depuis 30 ans  

-         Dérive des AMAP

  • Selon que l’on choisit de formaliser ou pas son AMAP/réseau, attention à la récupération par de plus grosses structures plus institutionnelles

 

 

REPONSES TECHNIQUES AUX QUESTIONS POSEES (je n’ai malheureusement pas pu trouver réponse à toutes les questions, mais j’ai pris des contacts…:

-         Conservation des courges :

  • Température stable (cave) entre 14 et 18°
  • Dans espace ventilé, chaud et sec (chambre froide pas le meilleur endroit car pas ventilée)
  • Alternative : dans silos avec paille sous abri ou dehors (même quand il gèle – Alain Penloup)
  • Avoir fini la distribution des courges d’ici fin janvier
  • Déshumidifier – installeur un extracteur d’humidité dans chambre froide
  • Mettre en place une « chambre de paille » (Alain Penloup) – structure de bois et de bottes de paille de 15kg – 26m2 surface utile – paille à enduire de chaux + autre ingrédient à vérifier
  • Au moment de la récolte, avant de stocker :
    • Couper l’arrosage 3 semaines avant récolte
    • Laisser 10 cm de pédoncule
    • les placer 15 jours sous la serre pour séchage
  • certaines variétés de courges se conservent mieux que d’autres (à étudier)
  • asperger de soufre ou de lithotam

-         Conservation oignons, ail, échalote :

  • Froid et sec (VERIFIER Vincent Favreau)

-         Conservation racines, céleri, carottes, pommes de terre

  • Froid et humide 3-4° (VERIFIER Vincent Favreau)

-         Autres bonnes pratiques :

  • Se débarrasser des mulots :
    • Avec des chats – dévoiler les planches quand il ne gèle pas pour laisser passer les chats
    • Décompacter en septembre, puis janvier, puis février puis avant mise en culture
    • préparation biodynamique :
      • attraper mulots ou lièvre ou autre rongeur, le tuer, l’incinérer, le réduire en poudre afin de mélanger cette poudre très fine avec de l’eau (dosage à demander à Alain Penloup) et pulvériser sur zones à traiter
  • pulvériser purin d’ortie contre lapins

-         variété d’aubergine fantastique : Dourga

-         conseils  en variété : aubergine fantastique (Dourga) carottes rouge sang (violettes) et patates douces (différentiateur), -- Alain Penloup (biodynamie, semences, méthodes amérindiennes (productivité multipliée)

-         Pour gestion terres lourdes (Erwan) : travailler en butte et orienter les planches Nord-Sud pour optimiser l’ensoleillement (Alain Penloup) – planches de 8m larges avec dômes dessus

L’orientation nord-sud est essentielle pour terrain argileux (gagne 2 semaines)

Faire un essai sur un bout de la parcelle

-         Pour intégration volaille (Erwan)

  • Vincent Favreau : volaille sous verger – fait des rotations (poulaillers mobiles, derrière engrais vert)
  • Banjamin Chiquet a un contrat œufs
  • Parrainage de poule : 5€ pour la saison, contrat œuf + récupère poule en fin de saison

-         Mutualisation outils (Erwan)

  • Outils à mutualiser :
    • Tous les outils spécialisés :planteuse/arracheuse PdT, planteuse/récolteuse à poireaux,
  • Outils à avoir chacun pour soi :
    • Outils de travail du sol
  • Nicolas a mutualisé la totalité de ses outils avec sa collègue qui est à 500 m de sa ferme : cuve à fioul, tracteur (vendredi au lundi pour paysan 1, mardi au jeudi pour paysan 2)
  • Justification de la mutualisation :
    • Coûts
    • On ne peut pas être doué pour tout
    • Cultures longues à mutualiser (carottes, choux, poireaux, PdT)
    • Mutualisation des efforts (gain de temps, coût, vacances, maladie)

-         Pralinage des poireaux et des fraises

-         Faire tomates en fosse – pas sur butte :

  • Avec butoir à PdT dont il garde juste celui du milieu
  • Tranchée profonde avec décilleuse
  • Met compost dans sillon
  • Referme sillon
  • Installe ligne goutteur streaminer (tous les 20 cm)
  • Filme 20 microns (il vaut mieux choisir le non biodégradable, car le biodégradable laisse des fragments de plastiques)
  • Alain Penloup a bricolé une enrouleuse de film plastique sur son tracteur pour récupérer et envoyer le rouleau au recyclage

-         Paillage pour tomates et PdT (Penloup) – tunnel de 500m2, que de la paille depuis 4 ans

-         Combattre le millediou sur tomates et PdT

  • avec de l’iode (Alain Penloup) en curatif
  • avec du lait entier + savon noir contre milediou
  • avec du purin de presle

-         Mini-dose homéopathie (biodynamie) 800 pieds de tomates dehors

 

PAROLES MARQUANTES ENTENDUES :

-         CREAMAP, un nom de famille

-         ans en AMAP, tout va bien côté économique, les Amapiens et les producteurs (Alsace) se sont lancés dans les financements solidaires

-         J’ai du temps libre, je peux partir en vacances

-         L’AMAP a changé ma vie (producteur) et la façon de penser e de se nourrir des Amapiens

-         Il y a 2 ans, mon exploitation laitière n’était pas viable. Aujourd’hui, on voit la vie différemment. L’argent ne rentre pas beaucoup, mais il ne se sauve plus. On peut reprendre des projets personnels. Merci l’AMAP

-         L’AMAP, c’est une question de rencontres

-         L’AMAP, ça crée des emplois

-         Daniel Vuillon, la première fois que j’ai vu un paysan qui souriait et qui parlait de prendre du plaisir

-         Si on est encore là, c’est grâce à l’AMAP

-         Le lien direct avec les mangeurs est clé

-         20 ans d’exploitation, 40 vaches, en AMAP depuis 2010, ça nous change la vie

-         Il ne faut pas avoir peur de parler argent avec les Amapiens, il y a une vraie générosité, une vraie humanité, il y a une force du projet collectif alternatif

-         Il faut oser se mettre en avant et prendre l’initiative

-         Les Amapiens ne sont pas que des clients

-         J’ai 23ha, fait du productivisme pendant 10 ans, ne m’en sortais pas, j’étais au bord de la cessation de paiement, l’AMAP m’a permis de sortir de l’eau

-         Je m’en sors bien économiquement grâce à l’AMAP, même si je ne suis pas encore aux 35 heures. Mais j’ai 8 enfants et plus aucun n’est boursier

-         Il faut réussir par l’exemple

-         Exploitent depuis 25 ans – les choses n’allaient pas trop mal, mais elles vont encore bien mieux maintenant grâce à l’AMAP, où nous allons installer nos 2 enfants avec nous

-         On a installé beaucoup de jeunes, maintenant il faut pérenniser

-         On a trop axé le concept AMAP sur : « le consommateur doit aider le paysan »

-         L’AMAP est une belle opportunité, beaucoup de conjoints se joignent à l’exploitant

-         Les banques suivent maintenant que je suis en AMAP

-         Tous les consommateurs en AMAP consomment leurs produits, ce qui n’était pas le cas avant

-         L’AMAP, c’est magique

-         « Si on fait vivre un paysan, on a fait sa part » (Daniel Vuillon)

-         A Noël, les Amapiens ont offert un tracteur à leur paysan

-         Nous avons pu emprunter directement aux Amapiens pour acheter notre outillage

-         100ha, Jean-Luc Mathieu 60 ans : les AMAP m’ont sauvé

-         On en vit très bien, on a amélioré nos conditions de travail. Pour nous, tout va bien

-          

-          

PROFIL DES PRODUCTEURS/CONSOMMATEURS  DES RENCONTRES :

120 participants enregistrés

-         Maraîchage

-         élevage bovin, porc, chèvres, brebis, lapins, poules

-         arboriculteurs : fruitiers, pommes,

-         œufs et fromage,

-         boulangerie, farine, 

-         poissons (Nantes + Ile d’Yeux)

Différentes formes d’AMAP

-         AMAP 100%

-         AMAP 40%, 50%, 80%, 95% avec compléments en vente directe, en céréales, en coopératives, en biocoop (surtout production de viande)

-         AMAP avec 1 producteur comme la nôtre

-         Beaucoup d’AMAP avec 1 producteur central et de multiples contrats/producteurs

-         Certaines AMAP multi-producteurs étaient structurées et se considéraient comme :

  • 1 AMAP autour d’un producteur central et de multiples contrat (mais ils forment tous la même AMAP)
  • Autant d’AMAP qu’ils ont de contrats

-         Certaines AMAP étaient créées et dirigées/influencées par des producteurs qui ont verrouillé leur protection – d’autres étaient créées et dirigées/influencées davantage par des consommateurs

-         Existence de beaucoup d’associations à 2 ou 3 paysans – RECOMMANDATIONS DE TOUS : l’association/collaboration/partenariat  à deux est idéal car cela permet de mutualiser les outils, les terres, les productions et les efforts (pour prendre des vacances et répondre aux maladies)

-         Système de parrainage est très fréquent

-         Quelques formes atypiques :

  • Achat commun de terres (CATA 33 Bordeaux) et bail à ferme
  • Emploi salarié d’un producteur par AMAP
  • Réseau alsacien a mis en place un pot commun des producteurs pour pallier des problèmes financier, obligation de remboursement mais acceptent de perdre leurs apports

 

 

Philippe Bignet, consommateur, 91

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Réponses à cette discussion

Bonjour Anne-Lise,

Merci à toi et à Philippe pour ce partage.

Salutations amapiennes,

Jérôme Dehondt

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