1er juillet : Chasse commerciale à la baleine

Après plusieurs décennies d'une chasse à la baleine pratiquée sous le prétexte de recherches scientifiques et souvent qualifiée d'hypocrite, le Japon va finalement reprendre la pêche commerciale, une activité qu'il n'avait en réalité jamais vraiment arrêté !


Selon le média The Japan Times, le Japon va reprendre le 1er juillet 2019 la chasse commerciale à la baleine. Une flotte de 5 baleiniers appartenant à plusieurs opérateurs différents vont prendre le large depuis la ville de Kushiro (île de Hokkaido) pour finalement revenir à la fin du mois d'août. D'après Japan Times, "le Japon chassera la baleine dans des eaux voisines et exclusivement dans sa zone économique mais pas dans l'Océan Antarctique", comme il a pu le faire les années précédentes.

En effet, avant de claquer la porte de la Commission Baleinière Internationale (CNI) en décembre 2018, le pays prélevait des spécimens dans cette région ce qui constituait une provocation pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande qui considèrent ces eaux comme un sanctuaire pour cétacés. Tokyo avait bien assuré, lors de sa sortie de la CBI, qu'il s'abstiendrait d'aller chasser "dans les eaux de l'Antarctique ou dans l'hémisphère Sud", limitant sa pêche "aux eaux territoriales et à la zone économique exclusive", en accord avec les quotas de la CBI, "afin de ne pas épuiser les ressources". Sea Shepherd s'était félicitée également de cette sortie : "C'est une victoire dans notre combat pour stopper la chasse à la baleine dans l'océan Austral". "Si le Japon se retire de la Commission Baleinière Internationale (CBI), cela permet à cette dernière de voter la motion pour établir un sanctuaire dans l'Atlantique Sud, mettant donc un terme effectif à la chasse dans tout l'hémisphère Sud", avait expliqué la célèbre ONG dans un communiqué.


Désormais, le Japon, la Norvège et l'Islande pratiquent la chasse commerciale à la baleine avec des bénéfices plus ou moins importants. Ainsi, l'industrie baleinière islandaise a mis fin à la chasse des baleines de Minke jugée trop peu rentable, avait indiqué le 27 juillet 2018 dans un communiqué le Fond international pour la protection des animaux (IFAW). Alors que le quota annuel (auto alloué) était de 262 spécimens, seulement 6 avaient été harponnés en juin 2018 et aucun en juillet. Bien que pratiquée, la chasse commerciale reste pourtant interdite par la Commission baleinière internationale. Fin 2018, elle avait même refusé la demande du Japon qui souhaitait une reprise légale de la chasse à la baleine.

Cependant, cette interdiction n'affecte pas les peuples autochtones qui peuvent chasser la baleine afin de se nourrir, une pratique qui a l'aval de la CBI. Elle a d'ailleurs voté le 12 septembre 2018 largement en faveur de la chasse à baleine pour ces communautés vivant dans l'Arctique, avec la reconduction de quotas pour leur subsistance. Ainsi, des centaines de baleines de Minke, à bosse, boréales et rorquals pourront être chassées, sur une durée de 6 ans, par des peuples vivant en Alaska (États-Unis), en Russie, au Groenland et sur l'île de Bequia (Saint-Vincent-et-les-Grenadines).


AFP

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Commentaire de JF@ le 17 juin 2019 à 6:06
Commentaire de JF@ le 17 juin 2019 à 6:06

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