Les agriculteurs français n'ont toujours pas avalé la pilule !

Pour compenser le trou engendré par le Brexit et débloquer des fonds pour de nouvelles missions en matière de défense, de sécurité ou de migration, la Commission n'a pas trouvé mieux que de couper largement dans les aides directes aux agriculteurs. La PAC (Politique agricole commune) est en effet la grande perdante des derniers arbitrages budgétaires de l'Union européenne, annoncés le 2 mai à Bruxelles : avec 365 milliards d'euros prévus pour la période 2021-2027, contre 408 milliards d'euros dans la précédente mandature, le recul brut avoisinerait 10%. Paris a eu beau oeuvrer en coulisses puis tempêter, considérant qu'une "telle baisse drastique, massive et aveugle" est "pas envisageable", selon Stéphane Travers, le ministre de l'agriculture, la décision semble irrévocable.


Un coup dur pour les agriculteurs français, qui, déjà en grande difficulté, enregistreront une chute nette de 3,9% de leurs subventions. Au risque de voir disparaître les plus fragiles. Même si pour une fois ce sont les grosses exploitations qui souffriront le plus de ces coupes sombres: jusqu'ici, elles ne représentaient 20% du total mais touchaient 80% des subsides. Bruxelles, qui juge ce système inéquitable, a proposé d'introduire une dégressivité et un plafond annuel des aides afin de rééquilibrer la distribution et avantager les petits exploitants.

Une piètre consolation pour les syndicats : "C'est la politique agricole qui trinque alors qu'on lui en demande toujours plus", a protesté vigoureusement Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

Scemama

Vues : 86

Les commentaires sont fermés pour ce billet

Commentaire de JF@ le 8 mai 2018 à 8:17
Commentaire de JF@ le 8 mai 2018 à 8:12

JF@

© 2020   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation