Le 28 août dernier, à quatre heures du matin (heure locale), le Malizia II – bateau neutre en émission de gaz à effet de serre et arborant le logo de l’action pour le climat – apercevait les lumières de l’île de Long Island, près de New York !

Après quinze jours de traversée de l’Atlantique à bord de ce bateau, Greta Thunberg débarquait dans la métropole américaine où se trouve le siège des Nations Unies. À peine arrivée, la jeune égérie à l’origine de la grève de l’école pour le climat, a appelé à "cesser de détruire la nature". À seulement 16 ans, la jeune activiste suédoise qui s’est exprimée en France devant l’Assemblée nationale, le 23 juillet 2019, a été invitée à s’exprimer à la tribune de l’ONU, ce lundi 23 septembre.

Plus de dix ans avant sa naissance, une autre ado, encore plus jeune, alertait déjà les dirigeants du monde entier sur les dangers du réchauffement climatique. La Canadienne Severn Cullis-Suzuki, aujourd’hui militante écologiste, conférencière et présentatrice de télévision, n’avait que 12 ans lorsqu’elle est montée à la tribune du premier Sommet de la Terre organisé par les Nations unies à Rio de Janeiro, le 14 juin 1992. C’était il y a vingt-sept ans. À cette époque, on commençait tout juste à parler du changement climatique, même si on connaissait le problème depuis les années 1970.

La fille du généticien et environnementaliste canadien David Suzuki et de l’écrivaine Tara Cullis, était à Rio avec quelques camarades de l’Environmental Children’s Organization, l’association qu’ils avaient créée. Avec le soutien de ses parents qui avaient fait le voyage, comme elle l’a précisé dans un entretien au journal « le Monde », le 20 avril 2019. Le dernier jour du sommet, alors qu’elle s’apprête à repartir, on lui accorde un temps de parole à la conférence. La toute jeune militante écologiste interpelle alors les adultes présents sur leur responsabilité vis-à-vis des générations suivantes et le devoir de leur laisser un monde vivable.

Évoquant « le trou de la couche d’ozone » et la disparition des espèces (déjà), elle interpelle les participants au sommet : Tout cela se déroule devant nos yeux, et pourtant nous continuons à agir comme si nous avions tout le temps souhaité. Et de conclure : Mon père me disait : tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis. Eh bien ce que vous faites me fait pleurer la nuit. Vous continuez de dire que vous nous aimez. Je vous mets au défi : faites que vos actions reflètent vos paroles.


Son intervention s’achève sous les ovations des participants, dont Al Gore. L’ancien vice-président démocrate des États-Unis qui s’alarmera en 2006 du réchauffement climatique dans « Une vérité qui dérange », lui aurait dit que son discours était le meilleur qu’il ait entendu à Rio. La communauté internationale, elle, n’a pas vraiment répondu à l’alerte lancée par la jeune Canadienne. Vingt-sept ans après, le discours que porte aujourd’hui à travers le monde sa fille spirituelle, Greta Thunberg, en est l’écho. Parviendra-t-elle à se faire entendre des adultes ?

Interrogée par « le Monde », Severn Cullis-Suzuki, qui milite toujours pour l’environnement, déclarait au sujet de la lycéenne écolo : Elle dérange, qu’elle interpelle c’est la preuve que [les responsables politiques] l’entendent et ça témoigne du pouvoir dont elle dispose.

LAFON

Vues : 57

Les commentaires sont fermés pour ce billet

Commentaire de JF@ le 23 septembre 2019 à 18:21

...

Discours de GRETA

Commentaire de JF@ le 23 septembre 2019 à 5:35
Commentaire de JF@ le 23 septembre 2019 à 5:35

JF@

© 2019   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation