C’est un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui a mis le feu aux poudres !

Fin janvier, il révélait “la présence de différentes substances chimiques dangereuses” dans les 23 couches les plus utilisées par les parents. Depuis, des parents veulent savoir de quelles marques il s’agit. Mais impossible d’avoir la réponse. Ils vont donc en justice pour obtenir la liste noire.

Trois parents et une association ont saisi, ce mardi 11 juin, le Conseil d’Etat, selon une information du Parisien. Ils veulent que soient rendus publics les noms des marques qui fabriquent des couches toxiques. “Les ministères de l’Économie, de la Santé et de la Transition écologique n’ont pas répondu à notre lettre envoyée il y a deux mois (pour obtenir les noms), ce qui équivaut à un refus, explique dans Le Parisien Quentin Guillemain, l’un des parents qui attaque l’Etat. On porte donc l’affaire en justice pour demander la liste des marques mais également le retrait des couches dangereuses ainsi qu’une meilleure information auprès des parents.”


Dans les couches analysées, l’Anses avait retrouvé des produits cancérigènes, des pesticides et des perturbateurs endocriniens. Des produits “dangereux” mais “sans danger immédiat”, selon la formulation floue de l’agence. Certaines de ces substances chimiques sont volontairement ajoutées par les industriels, notamment dans les parfums. Cette pratique est connue depuis plusieurs années. Elle a notamment été dénoncée par 60 millions de consommateurs. Dans son dernier test comparatif en 2018, l’association constate que “trop de produits contiennent des résidus à risque, même avec des labels écolos.” Mais rien ne change.

Après le rapport de l’Anses, le gouvernement avait convoqué les industriels et leur avait demandé de prendre des mesures rapidement. Depuis, difficile de savoir ce qui a été fait ou pas selon les parents qui pointent aussi le manque de réglementation sanitaire sur les couches.

Rappelons que les bébés utilisent jusqu’à dix couches jetables par jour, pour un total d’environ 4 000 couches jusqu’à l’apprentissage de la propreté. “Il y a une urgence sanitaire”, estiment les plaignants.

HuffPost

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Commentaire de JF@ le 12 juin 2019 à 8:10
Commentaire de JF@ le 12 juin 2019 à 8:09

JF@

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