Une forme moderne des combats est la guerre économique. Celle qui oppose les tout-puissants pays nantis à ceux que l'on nomme maintenant les pays émergents. Peut-on même alors parler de guerre?

Un conflit oppose deux camps; dans les guerres économiques actuelles, il y a au contraire un camp qui décide et qui impose, de manière souveraine et sans appel, les règles du jeu du marché. Ce sont les acheteurs, et eux seuls, qui fixent les prix auxquels ils vont acquérir les matières premières dans les pays du tiers-monde. Par conséquent, ce sont eux qui décident des ressources des habitants de ces pays. Ce sont eux qui font croître les besoins des consommateurs, grâce à la publicité diffusée à profusion dans les médias. Ce sont eux enfin, pour boucler la boucle, qui fixent le prix de vente des produits transformés, devenus entre-temps inaccessibles au premier producteur, en général agriculteur. Et c'est ainsi que la faim dans le monde se répand, que les souffrances s'accroissent, que plus de 30% de la population mondiale souffre de la faim, et que 6% de cette même population possède 60% des avoirs.

De quoi rêver, de quoi se décourager, de quoi surtout puiser une énergie renouvelée pour lutter sans arrêt contre cet état  de fait, patiemment, sans cesse, et pour commencer autour de nous.

Utopie ? Peut-être. Mais sans cette utopie, quel sens donner à notre vie ? Il importe avant tout de corriger les inégalités; il importe que chaque enfant ait les mêmes chances en naissant; Il importe que l'on cesse de voir tant d'enfants mourir de faim, ne pas pouvoir poursuivre des études leur permettant de sortir de leur état d'assistés ou de marginaux, d'abandonnés ou d'oubliés.

C'est à nous qu'il appartient de faire cet effort, ne nous relâchons pas!!!

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