Hausse des prix dans l'alimentation au 1er février

La loi Egalim, dite loi ­Alimentation, votée le 2 octobre 2018, est censée redéfinir la relation entre agriculteurs, industriels et distributeurs. Un texte trop flou pour Mathieu Escot, qui se traduira par une hausse des prix pour les consommateurs, sans réelle contrepartie pour les agriculteurs !

Le responsable des études à l’association de consommateurs UFC-Que choisir nous détaille dans quels magasins et sur quels produits auront lieu ces augmentations :

La loi Alimentation va-t-elle se traduire par une hausse des prix au 1er février ?

Oui, clairement. Notre estimation, si on regarde les produits qui étaient vendus avec moins de 10 % de marge et dont les prix vont être relevés, est qu’il y aura une inflation de 900 millions d’euros sur 2019 et 2020.

Quels seraient les types de produits concernés ?

Il faut regarder à la fois quel type de produits et qui les vend. Pour cette première question, nous parlons de produits alimentaires connus de grandes marques, ceux que l’on qualifie de produits d’appel : les principales marques de soda, de café, les eaux minérales, les produits sucrés, le fameux pot de Nutella, etc.

Dans quel type de magasin y aura-t-il des hausses ?

Pas dans les petits magasins de centre-ville ou les Monoprix parisiens, en tout cas, car les marges réalisées sur les produits y sont déjà supérieures à 10 %. En revanche, dans les hypermarchés qui se livrent à une guerre des prix – Leclerc, Géant Casino, etc. – comme chez les « hard discounters » (Leader Price, Netto, etc.), les hausses pourront être fortes. Or, ce sont ces magasins que fréquentent les Gilets jaunes. Ce sont donc bien les Français les plus modestes, avec un faible pouvoir d’achat, qui vont payer.

Le but de la loi Alimentation est au final de pouvoir mieux rémunérer les agriculteurs. Qu’en pensez-vous ?

Que cela reste très théorique, car si la loi prévoit d’augmenter les marges de la grande distribution, elle ne dit pas du tout, en revanche, sur comment faire pour augmenter les marges des agriculteurs. Cela reste un vœu pieux : la loi n’organise pas le fait que les distributeurs doivent acheter plus cher leurs produits aux agriculteurs. Aucune obligation, aucun contrôle ne sont prévus.

La FNSEA, principal syndicat agricole en France, continue pourtant d’y croire !

Oui, ils font le pari que cela va marcher. Pour moi, c’est un mystère.

PLICHON

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Commentaire de JF@ le 31 janvier 2019 à 5:47
Commentaire de JF@ le 31 janvier 2019 à 5:47

JF@

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