La perspective totalitaire condamnée inévitablement à l'abandon

Comme la survie biologique et sociale des êtres humains ne permet plus de donner libre cours aux égarements politiques, marchands et matérialistes; c'est l'ensemble des activités humaines qui sont assurées, dans une assez brève échéance, de connaitre des revirements de situations assez gigantesques.

Il est habituel de présenter l'écologie comme une régression matérielle, donc un enfer. Alors qu'il s'agit d'une ridicule vue de l'esprit qui ne s'encombre pas des réalités, qui indiquent sans ambiguïté, que c'est le matérialisme qui compromet gravement nos vies.

L'idée qui consiste à dépendre de moins en moins d'un système hyper aliénant sur le plan humain gagne un terrain considérable. Il s'agit d'arrêter d'acheter et de vendre vraiment n'importe quoi, ce qui redonnera de la valeur à ce qui en a vraiment: l'alimentation, les biens durables vraiment indispensables, empruntables et peu couteux à l'usage… et, surtout, les relations sociales de qualité et l'équilibre personnel.

Une civilisation, ivre de bêtises, trébuche et chancelle devant nos yeux ébahis.

Si je n'ai pas exercé de véritable choix jusqu'alors, c'est que j'étais sensé resté persuadé qu'il n'y en a pas d'autre. Pour continuer à poursuivre ma route dans une impasse, sans avoir à regretter de ne pouvoir faire d'autre choix, il faut que d'éventuelles alternatives soient impensées et impensables.

Dans un ultime effort de propagande, l'écologie peut être présentée comme un devoir de plus, encore plus dépourvu de sens que de poursuivre ma contribution servile à une économie totalement destructrice. Mais la réalité est plus simple que cela: dans une société humainement prospère se décident fatalement d'autres alternatives aux rapports économiques que strictement marchands et matérialistes. Comme cela a été le cas dans la passé, avant l'avènement des sociétés de masse soumise par une loi de fer. Cela se produit, à nouveau, dans les sociétés modernes, qui aspirent à un avenir.

C'est juste une réalité sociale sabotée par des fictions totalitaires. Car ma réalité sociale est celle des relations sociales bien réelles que j'entretiens; y compris, comme, ici, dans ce blog. Et, elle n'a rien a voir avec la fiction politique et idéologique qui a été entretenus à grand frais de conditionnement, de communication et d'enfumage de toute sorte.

Faire preuve de dignité humaine, c'est vivre pleinement mes relations sociales bien réelles, hors des fictions fantasmagoriques et totalitaires. Je ne peux établir de relations concrètes efficaces et bénéfiques qu'avec un nombre limités de personnes. Autant que je le fasse bien. Que je m'y consacre pleinement. Et de liens en liens, de réseaux en réseaux, tissés humainement avec soin, s'élabore, de nouveau une véritable société humaine. A l'inverse de ce qui se passe actuellement: une structure oppressive établie au détriment de celles et ceux qui la composent, car ils n'y sont que des figurants et non le véritable moteur.

C'est l'ensemble des activités humaines qui sont alors destinées à connaitre des revirement gigantesque de situation. A commencer par l'économie; mais également l'éducation oppressive, destinée à saper les aptitudes individuelles spontanées à la curiosité, l'apprentissage et la réussite. C'est aussi le cas de l'agriculture, qui après avoir pris un virage industriel, est destinée à redevenir entièrement biologique. Tant que les lois de la nature ne composeront pas avec les êtres humains; c'est nous qui mettrons notre intelligence et notre créativité à composer avec elles.

www.culturenature71.com

Yves Robert

Auteur et rédacteur dans diverses revues d'écologie

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