La réforme de la chasse était une de ses grandes promesses de campagne et elle est en passe d'être discutée dans les prochains jours !

Sébastien Lecornu, secrétaire d'État au ministre de la Transition écologique et solidaire, devrait déposer en juin prochain un rapport sur le bureau du président de la République, rapporte Le Figaro. Des mesures qui s'articuleraient autour de trois axes : une meilleure accessibilité à la chasse, une meilleure gestion des espèces et un encadrement renforcé.

Comme le révélait RTL au début du mois d'avril, le gouvernement aurait décidé d'abaisser le prix du permis national de chasse, le faisant passer de 400 à 200 euros. La grande majorité des chasseurs possède actuellement un permis départemental de chasse, qui, contrairement au permis national, ne leur permet pas de chasser sur l'ensemble du territoire. En 2015, la Fédération nationale des chasseurs estimait à 1,1 million le nombre de chasseurs en France, dont seulement 8 % détenaient un permis national. Cette première réforme aurait donc pour objectif de rendre le permis national plus accessible mais aussi de séduire une nouvelle catégorie de chasseurs, souligne Le Figaro : des amateurs plus jeunes, métropolitains et qui souhaiteraient étendre leur territoire de chasse.


Le gouvernement s'intéresserait dans un deuxième temps aux animaux chassés, grâce à une « gestion adaptative des espèces », explique le quotidien. Les moratoires de chasse s'étendent actuellement sur plusieurs années, mais cela pourrait changer et les interdictions pourraient être revues, voire levées, chaque année. « Avec le système actuel des moratoires, quand une espèce est protégée, il devient presque impossible de revenir en arrière. Même si, entre-temps, elle a proliféré », décrypte un proche du chef de l'État auprès du Figaro. Une mesure qui nécessiterait un dialogue entre les différents acteurs concernés par la chasse : les ONG rendraient compte de l'évolution des écosystèmes et les chasseurs devraient transmettre les quantités des différentes espèces qui ont été abattues. Les scientifiques établiraient alors un état des lieux de la situation des différentes espèces afin de voir si elles sont en danger ou si elles prolifèrent.

Enfin, le rapport préconiserait que la chasse soit encadrée de manière unique, par la création d'une « police rurale et environnementale ». Cette dernière remplacerait les différents corps des forces de l'ordre qui interviennent sur les territoires de chasse. Le Figaro précise qu'elle serait mobilisable par les préfets et par les maires, qu'elle vérifierait le suivi des périodes de chasse et sanctionnerait les atteintes à l'environnement. Emmanuel Macron ne s'est jamais défini comme un amateur de chasse, mais c'est un électorat dont il entend prendre soin pour, peut-être, s'assurer de leur soutien.

Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs, expliquait en mars 2017 dans une interview au Figaro que le monde de la chasse « n'a jamais voulu choisir un camp », tout en précisant que « le FN capte désormais près de 40 % du vote chasseur ».

6Medias

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Commentaire de JF@ le 31 mai 2018 à 6:10
Commentaire de JF@ le 31 mai 2018 à 6:07

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