Plan de sortie de la castration des porcs ?

A son corps défendant, le porc est notre viande préférée : chaque Français en engloutit 33 kg par an. Pour satisfaire cet appétit, 24 millions de cochons ont été abattus en 2018 en France !

Parmi eux, 95 % proviennent de l’élevage intensif. Là, dès leurs premiers jours de vie, les porcelets rencontrent la souffrance. Welfarm relaie ainsi, pour la première fois en France, des images montrant comment les mâles sont castrés. Elles ont été tournées en août, en caméra cachée, par l’association d’activistes pro-animaux DxE (Direct Action Everywhere), dans un élevage situé près de Bordeaux et fournissant l’IGP (indication géographique protégée) Jambon de Bayonne. «On y voit les testicules coupés au scalpel, sans anesthésie. Les porcelets hurlent de douleur. La plaie est laissée ouverte, décrit Pauline di Nicolantonio, responsable de la campagne Stop castration à Welfarm. En diffusant ces images, nous dénonçons Jambon de Bayonne qui a rendu cette mutilation obligatoire dans son cahier des charges.»

Les images sont choquantes, mais la réalité banale : 10 millions de porcelets sont castrés chaque année, avant l’âge de 8 jours, par les éleveurs (même «bio», même Label Rouge), sans anesthésie ni traitement de la douleur. «Dans les heures qui suivent, détaille Armelle Prunier, spécialiste de l’élevage porcin à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), on constate une prostration, des tremblements et des spasmes chez les porcelets. Leur souffrance dure plusieurs jours.» Cette mutilation est pratiquée à cause de «l’odeur de verrat» qui ne concerne que 3 % à 5 % des mâles, et rend leur viande odorante.

«En France, 85 % des mâles sont castrés alors que des alternatives fiables et viables économiquement sont utilisées chez nos voisins européens», dénonce Pauline di Nicolantonio. La castration est en effet marginale ou inexistante au Royaume-Uni, en Irlande, en Norvège, en Suisse, en Suède, au Portugal, en Espagne, aux Pays-Bas… Et l’Allemagne a voté son interdiction d’ici à 2021. En France, on freine encore des quatre fers, même si l’Ifip (institut du porc) reconnaît que la castration représente «un acte douloureux». Seul un poids lourd du secteur a franchi le pas : la Cooperl Arc Atlantique, qui abat 5,8 millions de porcs par an, affirme que 85 % de ses éleveurs ont cessé de castrer.

Pourtant, en août 2018, Stéphane Travert, alors ministre de l’Agriculture, évoquait un «engagement avec la filière porcine» en vue de la présentation «fin 2018» d’un plan de sortie de la castration des porcs. Ce plan n’a jamais vu le jour. «On constate jusqu’ici une totale absence de volonté politique pour faire cesser de telles pratiques. C’est le statu quo», conclut Pauline di Nicolantonio, qui souligne que la pétition contre la castration des porcelets lancée par Welfarm a déjà recueilli plus de 175 000 signatures.

https://www.mesopinions.com/petition/animaux/demander-arret-castrat...

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Commentaire de JF@ le 26 octobre 2019 à 6:21
Commentaire de JF@ le 26 octobre 2019 à 6:20

JF@

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