Sommé par le ministère de la Transition énergétique de participer à « l’effort de maîtrise du déficit public par des économies structurelles de fonctionnement », l’IGN basée à Saint-Mandé (Val-de-Marne) envisage de fermer le site d’étude à l’été 2019 !

Tout un symbole selon les syndicats. Mais aussi pour les élèves de l’ENSG, l’école de formation de l’IGN située à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne). Premiers à s’être mobilisés, leur pétition, lancée mi-février a déjà recueilli près de 1 200 signatures. Ils devraient aussi adresser un courrier à l’ancien maire de cette bourgade Christophe Castaner (LREM).

En décembre, alors que s’ouvrait sur l’Ile Seguin (Hauts-de-Seine) le sommet pour le climat, plus de 200 fonctionnaires de l’IGN, de Météo France et du Cerema (centre d’expertise sur les risques, l’environnement et l’aménagement) manifestaient déjà contre un budget 2018 en baisse et les annonces de suppression de postes. 233 au total, dont 36 à l’IGN. D’autres devraient suivre chaque année d’ici à 2022.

« La vente du centre de Forcalquier n’a rien d’anodin, argumente Pierre Thomas, représentant CGT-IGN. Les économies réalisées ne seraient pas déterminantes mais c’est surtout un élément très important de la culture de terrain des agents qui serait amputé. Outre l’aspect affectif, vendre Forcalquier, c’est s’attaquer au symbole de la production et de la collecte de données ».

Des inquiétudes que le courrier adressé par le ministre Nicolas Hulot au directeur de l’IGN n’apaise pas. Le 11 décembre dernier, Hulot lui donnait ainsi mandat pour proposer un projet d’établissement à la fin février dans le cadre d’Action publique 2022. Un plan de « transformation du service public » qui vise à la baisse de la dépense publique.

KREMP

Vues : 120

Les commentaires sont fermés pour ce billet

Commentaire de JF@ le 9 mai 2018 à 7:43
Commentaire de JF@ le 9 mai 2018 à 7:37

JF@

© 2020   Créé par cyril colibris.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation